vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2216834 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | RENARD - PIERNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 décembre 2022, Mme D A, représentée par Me Pierné, demande au juge des référés de :
1°) prescrire une expertise médicale complémentaire en vue de déterminer les préjudices à la suite de sa prise en charge médicale par le centre hospitalier universitaire (CHU) de Nantes en mars 2020, et de désigner à cet effet le docteur F, gastroentérologue ayant réalisé le premier rapport d'expertise, pouvant se faire assister par tout spécialiste de son choix ;
2°) fixer la consignation à titre de provision à valoir sur les frais et honoraires de l'expert et de la mettre à la charge du CHU de Nantes ;
3°) déclarer la décision à intervenir commune et opposable à la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) d'Indre et Loire ;
4°) condamner l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM) à lui verser la somme de 78 822,50 euros à titre d'indemnité provisionnelle à valoir sur son indemnisation définitive ;
5°) mettre à la charge du CHU de Nantes la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a subi le 12 mars 2020 une rectoscopie au cours de laquelle elle a ressenti une vive douleur au niveau du bas-ventre, et s'est trouvée les jours suivants dans l'impossibilité de marcher ;
- elle a subi un examen médical par imagerie à résonance magnétique le 17 juillet 2020 au centre hospitalier régional universitaire de Chambray-Lès-Tours et cet examen a mis en évidence une complication abcédée d'une probable fistule présacrée provenant du montage chirurgical viscéral, avec ostéite sacrée prédominant à gauche ;
- une stomie digestive complexe serait envisagée ;
- elle a subi une iléostomie en fosse iliaque droite le 23 mars 2021 ;
- le docteur F, désigné en qualité d'expert par une ordonnance du juge des référés du tribunal rendue le 14 juin 2021, a déposé son rapport d'expertise le 31 décembre 2021 ;
- l'expert a conclu que son état de santé n'était pas consolidé et qu'un nouvel examen devait avoir lieu dans un délai de six mois ;
- l'expert a également conclu à une perforation du réservoir iléal lors de la rectosigmoïdoscopie constituant un aléa thérapeutique ;
- elle doit être indemnisée par l'ONIAM ;
- une nouvelle expertise complémentaire est utile.
Par un mémoire, enregistré le 17 janvier 2023, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Ravaut, demande au juge des référés de :
1°) lui donner acte de ses protestations et réserves tant sur le bien-fondé de sa mise en cause que sur la mesure d'expertise sollicitée ;
2°) compléter la mission d'expertise selon ses observations ;
3°) dire que l'expert transmettra son pré-rapport aux parties ;
4°) rejeter la demande de provision de Mme A.
Il soutient que :
- une nouvelle expertise est nécessaire pour évaluer la probabilité de réalisation du risque au regard des prédispositions de Mme A ;
- il n'existe pas de faisceau d'éléments permettant de rattacher le dommage de Mme A et l'acte chirurgical pratiqué le 12 mars 2020 ;
- le dommage subi par la requérante ne peut être qualifié d'accident médical non fautif anormal et n'est pas imputable à un acte de prévention, de diagnostic ou de soins postérieur au 5 septembre 2001 ;
- la demande de provision se heurte ainsi à des contestations sérieuses.
Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2023, la caisse primaire d'assurances maladie (CPAM) de la Loire-Atlantique informe le tribunal que Mme A est affiliée à la CPAM d'Indre-et-Loire.
Par un mémoire, enregistré le 19 janvier 2023, la CPAM de Loir-et-Cher, agissant pour le compte de la CPAM d'Indre-et-Loire indique au tribunal ne pas intervenir dans cette instance.
Par un mémoire, enregistré le 20 février 2023, le centre hospitalier universitaire de Nantes, représenté par Me Samyn, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la demande d'une nouvelle expertise médicale complète de Mme A ;
2°) d'ordonner un complément d'expertise limité à la fixation de la date de consolidation de la requérante et à l'évaluation des postes de préjudices post-consolidation ;
3°) lui donner acte de ses protestations et réserves quant à la mesure d'expertise ;
4°) rejeter les conclusions de la requérante aux fins de mise à charge de la consignation à valoir sur les frais et honoraires de l'expert et juger que l'expertise sera réalisée aux frais avancés de Mme A ;
5°) rejeter les conclusions de la requérante au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
6°) réserver les dépens.
Il soutient que Mme A et l'ONIAM ne sont pas fondés à solliciter le prononcé d'une nouvelle expertise complète.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le rapport d'expertise déposé le 9 janvier 2022 dans l'instance n°2012549 ;
- le code de la santé publique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme D A, née le 17 septembre 1964, a subi le 12 mars 2020 une rectoscopie au cours de laquelle elle a ressenti une vive douleur au niveau du bas-ventre, et s'est trouvée les jours suivants dans l'impossibilité de marcher. Elle a subi un examen médical par imagerie à résonance magnétique le 17 juillet 2020 au centre hospitalier régional universitaire de Chambray-Lès-Tours et cet examen a mis en évidence une complication abcédée d'une probable fistule présacrée provenant du montage chirurgical viscéral, avec ostéite sacrée prédominant à gauche pour laquelle une stomie digestive complexe serait envisagée. Elle a subi ensuite une iléostomie en fosse iliaque droite le 23 mars 2021. Par une ordonnance n°2012549 rendue le 14 juin 2021 par le juge des référés du tribunal, le docteur F a été désigné en qualité d'expert pour procéder à l'expertise médicale de Mme A. L'expert a déposé son rapport d'expertise le 9 janvier 2022 et a conclu que son état de santé n'était pas consolidé en ce qui concerne ses séquelles et qu'un nouvel examen devait avoir lieu dans un délai de six mois. L'expert a également conclu à une perforation du réservoir iléal lors de la rectosigmoïdoscopie constituant un aléa thérapeutique. Par sa requête, Mme A demande au juge des référés de prescrire une nouvelle expertise médicale aux fins d'évaluer l'ensemble de ses chefs de préjudices.
Sur la demande d'expertise médicale judiciaire :
2. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () ".
3. Mme A fait valoir, à l'appui de ses écritures, que la stomie a été fermée le 15 novembre 2022 et que depuis, son état de santé semble s'être stabilisé, alors que l'expert désigné dans l'instance n°2012549 avait estimé que la consolidation de l'état de santé de Mme A pourrait être envisagée au minimum six mois plus tard et au moins trois mois après la remise en continuité. La mesure d'expertise médicale judiciaire complémentaire demandée par Mme A entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative et revêt un caractère utile. Il y a lieu de faire droit à la demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
4. La mission d'expertise médicale judiciaire sera effectuée au contradictoire de Mme A, du CHU de Nantes, de l'ONIAM, et, en tant que de besoin de la CPAM de Loir-et-Cher, chaque partie pouvant désigner un médecin conseil pour assister aux opérations d'expertise.
Sur les conclusions à fin de provision :
5. Aux termes de l'article R. 541-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, même en l'absence d'une demande au fond, accorder une provision au créancier qui l'a saisi lorsque l'existence de l'obligation n'est pas sérieusement contestable. Il peut, même d'office, subordonner le versement de la provision à la constitution d'une garantie. ". Il résulte de ces dispositions que, pour regarder une obligation non sérieusement contestable, il appartient au juge des référés de s'assurer que les éléments qui lui sont soumis par les parties sont de nature à en établir l'existence avec un degré suffisant de certitude. Dans ce cas, le montant de la provision que peut allouer le juge des référés n'a d'autre limite que celle résultant du caractère non sérieusement contestable de l'obligation dont les parties font état. Dans l'hypothèse où l'évaluation du montant de la provision résultant de cette obligation est incertaine, le juge des référés ne doit allouer de provision que pour la fraction de ce montant qui lui paraît revêtir un caractère de certitude suffisant.
6. En l'état de l'instruction, les conclusions de Mme A tendant à l'octroi d'une provision font l'objet d'une contestation par l'ONIAM fondée sur l'incertitude qui demeure quant à l'existence d'un accident médical non fautif anormal qui se serait produit lors de la prise en charge médicale de l'intéressée dans les suites opératoires de la rectosigmoïdoscopie subie. En l'espèce, les conclusions médicales définitives du docteur F, en ce qui concerne l'état de santé de Mme A du fait de sa prise en charge médicale par le CHU de Nantes en 2020, ne sont pas encore définitivement connues. La mesure d'expertise médicale complémentaire sollicitée par Mme A a précisément pour but d'apporter tous les éléments de nature à permettre d'établir l'évaluation de ses différents chefs de préjudices, seuls la douleur et le préjudice esthétique ayant été estimés par l'expert désigné dans l'instance n° 2012549. L'expertise médicale complémentaire ordonnée a également pour but de permettre au juge du fond, qui sera saisi d'une demande d'indemnisation de la part de Mme A, de se prononcer définitivement au regard des éléments qui seront apportés par ladite expertise médicale complémentaire, sur l'existence d'un accident médical non fautif qui se serait produit lors de l'hospitalisation de cette dernière au CHU de Nantes. Dès lors, le caractère non sérieusement contestable de l'obligation de payer de l'ONIAM dont se prévaut Mme A, n'apparaît pas en l'état de l'instruction établi et la demande de provision de Mme A ne peut dès lors être accueillie. La présente décision ne fait pas obstacle à ce que la requérante, une fois que les conclusions de l'expertise médicale complémentaire seront définitivement connues, saisisse à nouveau le juge des référés d'une nouvelle demande de provision pour autant qu'elle s'y croit fondée.
Sur la demande de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales tendant à l'établissement par l'expert d'un pré rapport :
7. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir une note de synthèse ou un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement de pré-conclusions ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir. Il en résulte que les conclusions de l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales tendant à ce que l'expert un pré-rapport et le communique à chacune des parties ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la charge des frais d'expertise :
8. En application des dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative, il appartiendra au président de la juridiction, et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les allocations provisionnelles à valoir sur les honoraires qui seront dus à l'expert, ainsi que les frais et honoraires d'expertise définitifs, et de désigner la partie qui en assumera la charge. Il s'ensuit que les conclusions de Mme A, du centre hospitalier universitaire de Nantes et de l'ONIAM à ce titre, ne peuvent être accueillies.
O R D O N N E
Article 1er : Il est désigné un collège d'experts composé de :
- M. le docteur E F, médecin spécialisé inscrit au tableau 2023 des experts agréés auprès de la cour d'appel de Versailles à la rubrique " F-01.09 - Gastro-entérologie et hépatologie ", demeurant 3 avenue Desfeux à Boulogne Billancourt (92100) ;
- M. le docteur C B, médecin spécialisé inscrit au tableau 2023 des experts agréés auprès de la cour d'appel de Paris à la rubrique " F-03.01 - Chirurgie digestive ", exerçant dans le service de chirurgie digestive du centre hospitalier universitaire Bichat, 46 rue Henri Huchard à Paris (75018).
Le collège d'experts aura pour mission de :
1°) Se faire communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme A et notamment tous documents relatifs aux examens, soins et interventions pratiqués sur l'intéressée, notamment depuis la première expertise médicale judiciaire effectuée le 24 septembre 2021 par l'expert, et prendre connaissance de son entier dossier médical s'y rapportant ;
2°) Procéder à l'examen sur pièces du dossier ainsi qu'à l'examen clinique de Mme A ;
3°) Préciser si l'imputabilité de la fistule au geste de rectosigomoïdoscopie est constitutive d'un accident médical non fautif ; dans l'affirmative, avec quelle probabilité cet accident est susceptible de se produire dans le cas de Mme A ; préciser si les conséquences de l'acte médical subi étaient plus graves que les conséquences auxquelles la patiente était exposée par sa pathologie ;
4°) Décrire la prise en charge et les actes de soins réalisés depuis l'expertise médicale judiciaire effectuée le 24 septembre 2021 ;
5°) Dire si l'état de santé de Mme A est consolidé et, le cas échéant, fixer la date de consolidation ;
6°) Dans l'hypothèse où l'état de santé de Mme A ne serait pas consolidé, fixer l'échéance à l'issue de laquelle l'intéressée devra à nouveau être examinée ;
7°) Si l'état de santé de Mme A est consolidé, décrire la nature et l'étendue des éventuelles séquelles gardées par Mme A, en lien avec le manquement constaté dans le rapport d'expertise enregistré au greffe du tribunal le 9 janvier 2022, en distinguant, le cas échéant, les conséquences normalement prévisibles de la pathologie initiale ;
8°) Evaluer le déficit fonctionnel temporaire depuis la précédente expertise médicale judiciaire de Mme A et le déficit fonctionnel permanent en résultant ;
9°) Dégager, en les spécifiant les éléments propres à justifier une indemnisation au titre des souffrances endurées et du préjudice esthétique en ce qui concerne les lésions non consolidées (temporaire et/ou permanent), en les qualifiant selon l'échelle, très léger, léger, modéré, moyen, assez important, important ou très important ;
10°) Se prononcer sur l'existence d'un préjudice professionnel et d'agrément ou l'existence d'un préjudice sexuel ; le cas échéant, évaluer leur importance ;
11°) Se prononcer, le cas échéant, sur la nécessité d'avoir recours à une tierce personne, la qualification requise et la durée de l'intervention, ainsi que la nécessité de bénéficier d'un logement, d'un véhicule adapté ou de matériels spécialisés avec les complications survenues ;
12°) Se prononcer sur la nécessité de soins médicaux, paramédicaux, d'appareillage ou de prothèse, après consolidation, pour éviter une aggravation de l'état séquellaire ; justifier l'imputabilité des soins aux complications en cause en précisant s'il s'agit de frais occasionnels, c'est-à-dire limités dans le temps, ou de frais viagers, c'est-à-dire engagés la vie durant ;
13°) Se faire communiquer le relevé des prestations servies par la CPAM de Loir-et-Cher et indiquer si ces prestations sont en relation directe et exclusive avec les préjudices subis à la suite des hospitalisations subies par Mme A, ainsi que toute dépense de santé ou de transport qui n'aurait pas été prise en charge par l'organisme social de Mme A ;
14°) Dire si l'état de santé de Mme A est susceptible de modifications en aggravation ou en amélioration et, dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution et son degré de probabilité.
Article 2 : Le collège d'experts, pour l'accomplissement de sa mission, se fera communiquer tous documents relatifs à l'état de santé de Mme A et notamment tous documents relatifs aux examens, soins et interventions pratiqués sur l'intéressée au cours de son hospitalisation. Il pourra entendre tout responsable et membre du personnel du service hospitalier ayant prescrit ou donné des soins à l'intéressée.
Article 3 : Le collège d'experts accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés.
Article 4 : Le collège d'experts avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 5 : Le collège d'experts déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport d'expertise avant le 30 avril 2024, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : Les frais et honoraires dus à chaque expert seront taxés ultérieurement par le président du tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.
Article 7 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 8 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme D A, au CHU de Nantes, à l'ONIAM, à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher, à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique, à M. F et à M. B, co-experts.
Fait à Nantes, le 29 septembre 2023.
La juge des référés,
M. BÉRIA-GUILLAUMIE
La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2216834
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026