LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2303943

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2303943

mercredi 14 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2303943
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantATLANTIC JURIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par la société « Bien dans sa maison » d’un recours en plein contentieux contre un titre exécutoire émis par le CCAS de Montournais pour des pénalités de retard liées à l’exécution d’un marché public d’aide à domicile. La société s’est désistée de sa requête en cours d’instance, désistement accepté par le CCAS. Le tribunal a donné acte de ce désistement et rejeté les conclusions du CCAS au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu’il n’y avait pas lieu de faire droit à sa demande. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la décision se limitant à constater le désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 17 mars 2023, la société « Bien dans sa maison », représentée par Me Mouriesse, demande au tribunal :

d’annuler le titre exécutoire émis par le centre communal d’action social de la commune (CCAS) de Montournais le 13 décembre 2022, d’un montant de 2 800 euros ;

d’annuler la lettre de relance du 23 janvier 2023, d’un montant de 490 euros ;

de la décharger de son obligation de payer la somme de 490 euros ;

d’enjoindre au CCAS de Montournais de lui payer la somme de 1 182,50 euros correspondant au paiement de la facture n° 2228341 et la somme de 1 127,50 euros correspondant au paiement de la facture n° 2232131, dans le délai de 7 jours à compter de la notification du jugement à intervenir et ce, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge du CCAS de la commune de Montournais une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2025, le centre communal d’action social de la commune de Montournais, représenté par Me Tertrais, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la société « Bien dans sa maison » une somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


La requête a été communiquée à la direction départementale des finances publiques de la Vendée qui n’a pas produit d’observations.

Par un courrier du 10 décembre 2025, les parties ont été informées, en application des dispositions de l’article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d’être fondé sur un moyen relevé d’office, tiré de l’incompétence de la juridiction administrative pour connaître des conclusions tendant à l’annulation de la lettre de relance du 23 janvier 2023 d’un montant de 490 euros en tant qu’elle constitue un acte préparatoire d’un acte de poursuite.

Par un mémoire enregistré le 11 décembre 2025, la société « Bien dans sa maison » déclare se désister de sa requête et demande au tribunal de rejeter les conclusions présentées par le CCAS de la commune de Montournais au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire enregistré le 16 décembre 2025, le CCAS de Montournais déclare accepter ce désistement et maintient ses conclusions présentées au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Ribac, conseillère,
- les conclusions de Mme El Mouats-Saint-Dizier, rapporteure publique.

Considérant ce qui suit :

Par un acte d’engagement signé le 20 novembre 2020, le centre communal d’action sociale (CCAS) de la commune de Montournais a attribué à la société « Bien dans sa maison » un marché public ayant pour objet les services d’aide à domicile et de conciergerie pour le hameau Marguerite Rousseau. Le marché a été conclu pour une durée de 12 mois reconductible tacitement, dans la limite de quatre ans. Par une lettre du 22 mars 2022, le CCAS a indiqué à la société que des pénalités d’un montant de 2 800 euros pouvaient lui être infligées en raison du défaut d’exécution des prestations, tenant à l’absence d’intervenants sans remplacement pendant 14 jours. Par délibération du 4 octobre 2022, le CCAS a décidé d’appliquer des pénalités d’un montant de 1 600 euros. Par une délibération du 29 novembre 2022, le CCAS a décidé de porter le montant de ces pénalités à la somme de 2 800 euros. Le CCAS a émis un titre exécutoire le 13 décembre 2022 d’un montant de 2 800 euros correspondant aux pénalités de retard. Une lettre de relance d’un montant de 490 euros a été émise le 23 janvier 2023. Une saisie administrative à tiers détenteur a été émise le 7 mars 2023 en vue de recouvrer la somme de 490 euros. La société « Bien dans sa maison » demande au tribunal d’annuler le titre exécutoire du 13 décembre 2022, d’annuler la lettre de relance du 23 janvier 2023 et de la décharger de son obligation de payer la somme de 490 euros.

Sur le désistement :

Par un mémoire enregistré le 11 décembre 2025, la société « Bien dans sa maison » déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

Sur les conclusions tendant à l’application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative :

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de la société « Bien dans sa maison » la somme demandée par le CCAS de la commune de Montournais au titre des frais qu’il a exposés et qui ne sont pas compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de la société « Bien dans sa maison ».

Article 2 : Les conclusions présentées par le centre communal d’action social de la commune de Montournais au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société « Bien dans sa maison », au centre communal d’action social de la commune de Montournais et à la direction départementale des finances publiques de la Vendée.


Délibéré après l'audience du 17 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Le Barbier, présidente,
M. Simon, premier conseiller,
Mme Ribac, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 janvier 2026.


La présidente,




M. LE BARBIER
La rapporteure,




L.-E. RIBAC

La greffière,




A. GOUDOU


La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,






Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions