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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2304388

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2304388

mardi 12 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2304388
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantHELIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, et un mémoire complémentaire, enregistrés les 28 mars et 17 novembre 2023, Mayenne Communauté, représentée par son président en exercice, représenté par la société d'avocats Cabinet Coudray, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :

1°) de prescrire une expertise judiciaire en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres liés à la glissance du sol du centre aquatique intercommunal sur le site des Châteliers à Mayenne (53) ;

2°) de mettre hors de cause la société HMS Mayenne ;

3°) d'appeler à la cause la société Mayenn'Nettoyage ;

4°) de rejeter les demandes de mises hors de cause, de rejet de la requête et de frais irrépétibles de la société MS Amlin Insurance SE.

Mayenne Communauté soutient que :

- elle a décidé en 2012 la construction du centre aquatique intercommunal ; l'assistance à maîtrise d'ouvrage a été confiée à la société ADOC ;

- elle a confié la maîtrise d'œuvre de l'opération à un groupement solidaire composé de la société Chabane et Partners, de M. E B, de la société Best à laquelle s'est substituée la société Keo Ingenierie devenue depuis la société Chabanne Ingénierie, de la société Ine à laquelle s'est substituée la société Keo Fluides devenue depuis la société Chabanne Energétique ;

- l'exécution du lot n°7 Carrelage-Faïence-Sauna-Hamann a été attribuée à la société Cheux Père et Fils, assurée auprès de la société Swisslife, et le carrelage a été fourni par la société Mosa ;

- la société Cheux Père et Fils, soumise à une procédure de redressement judiciaire et radiée depuis 2021 du registre du commerce et des sociétés, a été remplacée en 2017 par la société Snidaro ;

- la prestation de revêtement de sols souples a été sous-traitée par la société Snidaro à la société Durand ;

- la prestation de nettoyage a été sous-traitée à la société Mayenn'Nettoyage ;

- le contrôle technique de la prestation a été confié à la société Socotec ;

- l'ouvrage a été réceptionné avec réserves le 6 février 2018 et a ouvert ses portes le 24 février 2018 ;

- dès les premiers jours d'utilisation de l'ouvrage, de nombreuses chutes des usagers ont été constatées en raison d'une glissance anormale des carrelages ;

- en dépit d'une réunion avec les sociétés concernées, des essais réalisés et du traitement appliqué sur le carrelage, il n'a pas été trouvé la cause du phénomène anormal de glissance et ce désordre affecte toujours l'ouvrage ;

- un constat judiciaire a été ordonné et a donné lieu au dépôt d'un rapport ;

- l'expertise est utile pour déterminer les responsabilités et les mesures propres à remédier aux désordres.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mai 2023, la société AXA France Iard, représentée par Me Nativelle, demande au juge des référés d'ordonner, sous les plus expresses réserves de responsabilité, une mesure d'expertise judiciaire au contradictoire de l'ensemble des parties à l'instance ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 31 mai 2023, la société Swisslife Assurances de Biens, assureur de la société Cheux Père et Fils, représentée par Me Simmon-Guennou, demande au juge des référés :

1°) de lui décerner acte qu'elle formule ses plus expresses protestations et réserves quant à la demande d'expertise ;

2°) de juger qu'elle sollicite la garantie des sociétés appelées à l'instance ;

3°) de juger que sa demande est interruptive de prescription et/ou de forclusion et qu'elle est formulée dans aucune reconnaissance de responsabilité ;

4°) de réserver les dépens.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 juin 2023, la société ADOC, représentée par Me Gosselin, demande au juge des référés :

1°) de lui décerner acte, sous les plus expresses réserves de procédure, de fait et de droit, qu'elle n'a pas de moyen s'opposant à la mesure d'expertise sollicitée ;

2°) de rejeter toute demande au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 juin 2023, la société Gan Assurances, assureur de la société Mayenn'Nettoyage, représentée par Me Hellier, demande au juge des référés de lui décerner acte de ce qu'il formule les protestations et réserves d'usage pour ce qui concerne en particulier l'existance, la mobilisation et les limites de ses garanties.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, la société Chabanne Architecte (anciennement Chabanne et Partners), la société Chabanne Energétique venant aux droits de la société Keo Fluides, la société Chabanne Ingénierie venant aux droits de la société Keo Ingénierie, et M. E G B, représentés par Me Hamon, demandent au juge des référés :

1°) de prendre acte de leurs protestations et réserves sur la demande d'expertise ;

2°) de réserver les dépens qui seront joints au fond.

Par un mémoire en défense, enregistré le 14 juin 2023, la société MS Amlin Insurance SE et la société Assurances Pilliot, représentées par Me Houle, demandent au juge des référés :

1°) à titre principal,

- de mettre hors de cause la société Assurances Pilliot ;

- de rejeter la requête de Mayenne Communauté ;

2°) à titre subsidiaire,

- de lui donner acte de ses réserves de garanties et de ses protestations et réserves d'usage quant à la mesure d'expertise judiciaire sollicitée ;

- de mettre les frais d'expertise à la charge de Mayenne Communauté ;

- de mettre à la charge de Mayenne Communauté la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;

- de réserver les dépens.

Elles soutiennent que :

- la société Assurances Pilliot doit être mise hors de cause dès lors qu'elle n'est qu'un simple intermédiaire d'assurance, l'assureur de Mayenne Communauté est la société MS Amlin Insurance SE ;

- l'expertise n'est pas utile dès lors que les mesures conservatoires semblent avoir donné satisfaction ; en effet plus de quatre ans après le rapport de constat établi par M. A, expert, le 13 décembre 2018, Mayenne Comunauté ne rapporte pas la preuve de faits postérieurs survenus après le dépôt du rapport ;

- le litige se limite au non-respect de dispositions contractuelles ou du devoir de conseil de la part des intervenants notamment sur le type de carrelage à poser et le produit à utiliser pour l'entretien.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2023, la société Durand, représentée par Me Leroux, demande au juge des référés de constater qu'elle s'en rapporte à justice sur la demande d'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2023, la société Mosa, représentée par Me Coste-Floret, demande au juge des référés de prendre acte des protestations et réserves formulées sur la mesure d'expertise.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 octobre 2023, la société HMS Mayenne, représentée par M. C, gérant, demande au juge des référés sa mise hors de cause.

Elle soutient que :

- la société Mayenn'Nettoyage est toujours active et n'a pas été radiée auprès du registre du commerce et des sociétés de Laval ;

- société Mayenn'Nettoyage lui a uniquement cédé partiellement son fonds de commerce, la cession ne porte pas sur les dettes ou la reprise du passif.

La requête a été communiquée à la société Socotec France, à la société Snidaro, à la société Mutuelle des Architectes Français, et à la société Euromaf qui n'ont pas produit d'observation.

Vu les pièces jointes à la requête.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Mayenne Communauté a lancé en 2012 un marché de travaux portant sur la construction d'un centre aquatique intercommunal sur le site des " Châteliers " à Mayenne dont l'assistance à maîtrise d'ouvrage a été confiée à la société ADOC. La maîtrise d'œuvre de l'opération a été confiée à un groupement solidaire composé de la société Chabane et Partners (Mandataire Solidaire), de M. E B, de la société Best et de la société INE. Par un avenant n°1 du 18 décembre 2013, la société KEO Ingénierie s'est substituée à la société Best et par un avenant n°4 du 23 septembre 2016, la société KEO Fluides s'est substituée à la société INE. L'exécution du lot n°7 " Carrelage-Faîence-Sauna-Hamman " a été attribuée à la société Cheux Père et Fils (assurée auprès de la société Swisslife), et dont le liquidateur judiciaire est la société Guillaume Lemercier. Le carrelage a été fourni par la société Mosa. La société Snidaro a repris ensuite l'exécution du lot n°7. La prestation de revêtements de sols souples, initialement confiée à la société Snidaro, a été sous-traitée à la société Durand, assurée auprès d'Axa France Iard. La prestation de nettoyage, initialement confiée à la société Durand, a été sous-traitée à la société Mayenn'Nettoyage, assurée auprès de Gan Assurances. La société Mayenn'Nettoyage a été placée en redressement judiciaire dont l'exécution incombe à la société Guillaume Lemercier. Le contrôle technique de l'opération a été confié à la société Socotec France, assurée auprès d'Axa France Iard. Les travaux ont débuté le 22 mai 2015 et la réception a été prononcée avec réserves le 24 février 2018, avec effet au 6 février.

2. A la suite de l'ouverture du centre aquatique du 24 février 2018, de nombreuses chutes ont été occasionnées par le sol glissant. La glissance excessive des carrelages antidérapants, relevant du lot n°7, a été mentionnée sur le procès-verbal de levée des réserves, en date du 19 mars 2018. En dépit d'une réunion avec les sociétés concernées, des essais réalisés et du traitement appliqué sur le carrelage, il n'a pas été trouvé la cause du phénomène anormal de glissance et ce désordre affecte toujours l'ouvrage, le rendant partiellement inexploitable. Mayenne Communauté a déclaré le sinistre au cabinet Pilliot Assurances, courtier d'assurances dommages ouvrage, mais l'assureur dommages-ouvrage a opposé un refus de garantie. La collectivité a saisi le présent tribunal d'une requête en référé constat et par ordonnance du 12 novembre 2018, M. A a été désigné en qualité d'expert judiciaire afin de procéder au constat des désordres affectant les sols du centre aquatique et a rendu son rapport le 13 décembre 2018. Mayenne Communauté demande à présent au juge des référés de prescrire une mesure d'expertise en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres affectant le centre aquatique intercommunal sur le site des Châteliers à Mayenne (53) et caractérisés par la glissance excessive du carrelage, notamment au niveau des plages et des douches, ainsi que la défectuosité du joint de dilatation sur la halle bassin au sol sur la totalité de la largeur du bâtiment, une non-conformité de la pente des douches et une fuite sous la pataugeoire.

Sur la demande de mise hors de cause de la société Assurances Pilliot :

3. La société Assurances Pilliot, courtier en assurances, demande au juge des référés sa mise hors de cause au motif qu'elle n'est pas l'assureur de Mayenne Communauté mais seulement un intermédiaire d'assurance. Il résulte de l'instruction que l'attrait à l'expertise de cet intermédiaire est sollicité par la collectivité Mayenne Communauté, qui verse au dossier l'acte d'engagement signé le 20 octobre 2015 par la société Assurances Pilliot pour la souscription d'un contrat d'assurance " dommages ouvrages " réalisé auprès de la société MS Amlin Insurance SE, aux fins de rendre contradictoire la présente mission d'expertise judiciaire à l'encontre de ces deux sociétés. Cette société d'assurance et le courtier mandataire de Mayenne Communauté, qui a, le 14 mars 2018, rejeté la déclaration de sinistre de la collectivité, sont susceptibles d'être impliqués dans la garantie de ces dommages et ne sont pas manifestement étrangers au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. Par conséquent, la mesure d'expertise sollicitée au contradictoire de la société Assurances Pilliot en qualité d'intermédiaire d'assurance n'est pas dépourvue d'utilité à son encontre. Dès lors, les conclusions de la société Assurances Pilliot tendant à sa mise hors de cause au motif qu'elle n'a pas la qualité d'assureur de Mayenne Communauté, doivent être rejetées.

Sur la mise hors de cause de la société HMS Mayenne et la demande de mise en cause de la société Mayenn'Nettoyage :

2. D'une part, Mayenne Communauté a initialement demandé au juge des référés la mise en cause de la société HMS Mayenne. Par un mémoire du 17 novembre 2023, Mayenne Communauté a déclaré se désister de ses conclusions aux fins de mise en cause de la société HMS Mayenne. Il est donc donné acte à Mayenne Communauté du désistement de ses conclusions à l'encontre de la société HMS Mayenne qui n'est pas appelée à l'instance.

3. D'autre part, Mayenne Communauté demande la mise en cause de la société Mayenn'Nettoyage. En l'état de l'instruction, la mesure d'expertise sollicitée au contradictoire de cette société n'apparaît pas dépourvue d'utilité à son encontre. Dès lors, il y a lieu de mettre en cause cette société et de rendre les opérations d'expertise contradictoire à son égard.

Sur la demande d'expertise :

4. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction () " ;

5. En l'état de l'instruction, la mesure d'expertise judiciaire demandée par Mayenne Communauté revêt un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Contrairement à ce que soutiennent en défense la société MS Amlin Insurance SE et la société de courtage Assurance Pilliot, les désordres ayant fait l'objet du rapport de constat judiciaire du 13 décembre 2018 sont toujours actuels. En effet, Mayenne Communauté produit à l'instance plusieurs comptes rendus de chutes au sein du centre aquatique à une date postérieure à ce rapport de constat. Il y a donc lieu de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 2 de la présente ordonnance.

Sur les réserves exprimées :

6. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.

Sur les dépens :

7. Devant les juridictions administratives, il appartient au président de la juridiction, et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les frais et honoraires qui seront dus à l'expert et de désigner la partie qui en assumera la charge. Il s'ensuit que les conclusions des parties tendant à réserver les dépens ne peuvent être accueillies.

Sur les frais liés au litige :

8. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société MS Amlin Insurance SE et de la société Assurances Pilliot présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E

Article 1er : Il est donné acte à Mayenne Communauté du désistement de ses conclusions à l'encontre de la société HMS Mayenne.

Article 2 : M. D A, inscrit au tableau 2024 des experts agréés auprès de la cour d'appel d'Angers à la rubrique C-02.08 Piscines : Gros-oeuvre, étanchéité, bassins préfabriqués, traitement de l'eau, de l'air, équipements, et demeurant 9 rue du Val de Sarthe à Tiercé (49125), est désigné en qualité d'expert.

Il aura pour mission de :

1°) se rendre sur les lieux, entendre les parties et prendre connaissance de tous documents utiles relatifs aux travaux de construction du centre aquatique intercommunal sis sur le site des Châteliers à Mayenne (53) ;

2°) rappeler et préciser les liens contractuels unissant les parties, les missions confiées par le maître d'ouvrage à chacun des constructeurs qu'il attrait à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ;

3°) procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres affectant le centre aquatique en cause caractérisés par la glissance excessive du carrelage, notamment au niveau des plages et des douches, la défectuosité du joint de dilatation sur la halle bassin au sol sur la totalité de la largeur du bâtiment, une non-conformité de la pente des douches et une fuite sous la pataugeoire ;

4°) décrire les désordres et malfaçons qui seraient constatés et réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire s'ils sont de nature à compromettre la solidité de l'immeuble ou de le rendre impropre à sa destination et de préciser si ces désordres présentent un caractère évolutif ;

5°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres qui affectent le centre aquatique intercommunal, en précisant s'ils sont imputables aux travaux de construction, à la conception, à un défaut de direction ou de surveillance, à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien, dans le cas de causes multiples, d'évaluer la part d'imputabilité à chacune d'elles ;

6°) proposer, le cas échéant, les mesures conservatoires nécessaires et évaluer leur coût ;

7°) indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité des ouvrages et un usage propre à leur destination, en précisant s'il en résulte une plus-value pour les immeubles en cause ;

8°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.

Article 3 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira sa mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, recourir à un sapiteur qui sera préalablement désigné par le président du tribunal administratif.

Article 4 : L'expert effectuera sa mission au contradictoire de :

- Mayenne Communauté,

- la société ADCO,

- la société Chabanne Architecte,

- la société Chabanne Energétique,

- la société Chabanne Ingénierie,

- M. E G B,

- la société Socotec,

- la société Snidaro,

- la société Mosa,

- la société Durand,

- la société Mayenn'Nettoyage,

- la société Assurances Pilliot, courtier en assurances,

- la société MS Amlin Insurance SE, assureur de Mayenne Communauté,

- la société Swisslife Assurances, assureur de la société Cheux Père et Fils,

- la société Gan Assurances, assureur de la société Mayenn'Nettoyage,

- la société Mutuelle des Architectes Français, assureur de la société Chabanne et Partners et de la société Best ;

- la société Euromaf, assureur de la société INE,

- la société AXA France Iard, assureur de la société Durand et de la société Socotec.

Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.

Article 6 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport avant le 31 décembre 2024. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.

Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront taxés ultérieurement par le tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.

Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.

Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à Mayenne Communauté, à la société Assurances Pilliot, à la société ADCO, à la société Chabanne Architecte, à la société Chabanne Energétique, à la société Chabanne Ingénierie, à M. E G B, à la société Socotec, à la société Snidaro, à la société Mosa, à la société Durand, à la société Mayenn'Nettoyage, à la société MS Amlin Insurance SE, à la société Swisslife Assurances, à la société Gan Assurances, à la société Mutuelle des Architectes Français, à la société Euromaf, à la société AXA France Iard, à la société HMS Mayenne, et à M. A, expert.

Fait à Nantes, le 12 mars 2024.

La juge des référés,

F. SPECHT

La République mande et ordonne au préfet de la Mayenne en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,

La greffière,

N°2304388

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