mercredi 31 mai 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2306479 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | RENAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 mai 2023, le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à M. B A de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe, situé au 5 rue ile de Pé à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et géré par l'association Les Eaux Vives ;
2°) de l'autoriser à procéder à son expulsion avec le concours de la force publique ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du logement afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. A, à défaut pour celui-ci de les avoir emportés.
Il soutient que :
- la présente requête relève de la compétence de la juridiction administrative, en application de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la mesure demandée ne se heurte à aucune contestation sérieuse : la demande d'asile de M. A a été définitivement rejetée par une décision de la Cour nationale du droit d'asile (CNDA) lue en audience publique le 2 septembre 2022 ; l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) l'a informé par une lettre du 8 septembre 2022, remise le jour même en mains propres à l'intéressé, de la fin de sa prise en charge à compter du 2 octobre 2022 ; la mise en demeure de quitter les lieux dans un délai d'un mois lui a été adressée par une lettre du 3 janvier 2023, et est restée inexécutée ;
- les conditions d'urgence et d'utilité de la mesure sont satisfaites : le refus de quitter les lieux opposé par M. A compromet le bon fonctionnement du service public d'hébergement des demandeurs d'asile dès lors que les structures d'accueil sont actuellement saturées ; le dispositif d'accueil du département de la Loire-Atlantique totalise 2365 places au mois de février 2023 ; 361 personnes occupent indument un des logements concernés, alors qu'il y a 1988 demandeurs d'asile bénéficiaires de l'allocation pour demandeur d'asile en Loire Atlantique au mois de février 2023, dont 845 en attente d'un hébergement ; M. A ne justifie d'aucune circonstance exceptionnelle susceptible de faire obstacle à la mesure d'expulsion demandée puisqu'il est majeur, célibataire et sans enfant à charge et ne se trouve pas dans une situation qui nécessiterait qu'il soit maintenu dans le logement qu'il occupe ;
- il est nécessaire que M. A, lequel ne peut se prévaloir d'un droit au maintien dans le logement qu'il occupe, quitte les lieux sans délai, sa présence dans ce logement faisant obstacle à l'accueil de nouveaux arrivants bénéficiant du statut de demandeur d'asile, alors qu'il est informé depuis plusieurs mois de la nécessité de quitter les lieux ; il ne détient aucun titre lui permettant de se maintenir régulièrement sur le territoire, il n'a entrepris aucune démarche en vue de son relogement.
- il ne lui incombe pas de trouver une solution d'hébergement d'urgence de droit commun à M. A, lequel ne présente aucun facteur de détresse particulière.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 mai 2023, M. B A, représenté par Me Renaud, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, et, à titre subsidiaire, à ce qu'il lui soit laissé un délai de six mois pour libérer le logement et en tout état de cause, à ce qu'il soit mis à la charge de l'Etat une somme de 600 euros HT sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas satisfaite dès lors que le préfet se borne à alléguer que son maintien dans une structure d'hébergement dédiée aux demandeurs d'asile compromet le bon fonctionnement du service public en invoquant des chiffres qui émaneraient de l'OFII de février 2023, sans production de pièces justificatives de la situation au jour de la saisine de la juridiction.
- la mesure fait l'objet d'une contestation sérieuse dès lors que :
* sur l'absence de preuve effective de notification de la mise en demeure : le préfet doit mettre en demeure le demandeur d'asile débouté de quitter les lieux préalablement. En l'espèce, il existe une difficulté majeure quant à la notification de cette mise en demeure. Ledit courrier a été adressé à sa domiciliation en précisant qu'il était le destinataire de ce pli. Force est de constater qu'il n'a aucunement apposé sa signature sur l'accusé de réception. Il s'agit en effet de la signature et du tampon d'un agent du CADA. Or, le gestionnaire peut bien entendu recevoir l'avis de passage concernant un pli mais ne peut aucunement accuser réception du pli en lieu et place de son destinataire. Le destinataire doit par suite retirer le pli au centre postal. C'est à la date de ce retrait qu'il est valablement informé du contenu du pli ou s'il ne se rend pas au centre postal dans le délai de 15 jours au jour de la première notification. Il est demandé au juge des référés de relever qu'en l'espèce il ne ressort pas des pièces du dossier que le CADA était habilité à signer la réception d'un courrier recommandé en son nom. Le contrat avec le CADA, produit en défense, ne fait aucunement mention de ce qu'un agent pourrait signer les courriers en son nom et faire ainsi courir des délais de notification. S'il est bien établi par la préfecture qu'elle a adressé la mise en demeure par voie postale et qu'un agent du CADA a signé l'accusé de réception du courrier, rien ne prouve qu'il ait été mis en possession de ce courrier en temps utile. Par ailleurs, la préfecture transmet un échange de mail avec le CADA indiquant qu'une mise en demeure lui était adressée et qu'il convenait que le CADA l'accompagne dans sa sortie. Cet élément ne permet pas de s'assurer qu'il ait reçu cette mise en demeure. Aucune demande de transmission du courrier n'étant effectuée, aucune obligation de remise ne pesant sur le CADA et au-delà aucune preuve de remise effective n'étant produite à l'instance. Enfin et au surplus, le texte visé aux termes de la mise en demeure n'est plus applicable depuis le 1er mai 2021 soit près de deux ans avant sa rédaction.
* sur les circonstances exceptionnelles de nature à faire obstacle à la mesure
sollicitée. La jurisprudence admet que des étrangers définitivement déboutés de leur demande d'asile puissent cependant se maintenir dans les lieux d'hébergement pour demandeur d'asile dans des circonstances exceptionnelles au rang desquelles l'état de santé qualifiant une vulnérabilité particulière. En l'espèce, il présente une situation de santé dégradée et une très grande fragilité sociale.
Par un mémoire en réplique enregistré le 26 mai 2023, le préfet de la Loire-Atlantique conclut aux mêmes fins que dans sa requête :
Il fait valoir que :
* le courrier portant décision de sortie de l'OFII adressé à M. A et dont l'entête comporte l'adresse du CADA a été porté à la connaissance de l'intéressé par l'intermédiaire du personnel du centre. En effet, c'est par ce biais que le document a été remis en mains propres à l'intéressé, lequel ne conteste pas avoir effectivement eu connaissance de cette décision. En pratique, les informations et documents relatifs à la sortie des lieux sont communiqués à l'étranger par le gestionnaire du lieu d'hébergement. Il sera rappelé que le gestionnaire du lieu d'hébergement assure, dès la prise en charge, un accompagnement social et administratif des personnes hébergées, comme l'exigent les dispositions de l'article L. 552-13 du CESEDA. Par ailleurs, le gestionnaire du lieu d'hébergement a pour mission, en vertu des dispositions de l'article R. 552-10 du CESEDA, d'accompagner les personnes hébergées dans leurs démarches en vue de leur sortie. Ainsi donc, sur le fondement de ces dispositions, un agent du CADA pouvait parfaitement réceptionner le courrier de M. A relatif à sa sortie des lieux et ainsi faire le lien avec l'intéressé.
* s'il fait état d'une santé fragile, M. A ne produit aucun élément de preuve
en ce sens.
M. B A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 24 mai 2023.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 30 mai 2023 à 9 heures 30 :
- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,
- et les observations de M° Renaud, avocat de M. B A, qui fait valoir que le préfet s'est lui-même placé dans la situation d'urgence qu'il invoque au regard du manque de places réservées aux demandeurs d'asile. S'agissant de l'absence de preuve effective de notification de la mise en demeure, il soutient que la signature des documents relevant des demandeurs d'asile n'entre pas dans les missions des CADA.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner l'expulsion de M. B A du logement dédié aux demandeurs d'asile qu'il occupe, situé 5 rue ile de Pé à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), et géré par l'association Les Eaux Vives.
2. D'une part, aux termes de l'article L. 552-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les lieux d'hébergement mentionnés à l'article L. 552-1 accueillent les demandeurs d'asile pendant la durée d'instruction de leur demande d'asile ou jusqu'à leur transfert effectif vers un autre Etat européen ". Selon l'article L. 551-11 du même code : " L'hébergement des demandeurs d'asile prévu au chapitre II prend fin au terme du mois au cours duquel le droit du demandeur de se maintenir sur le territoire français a pris fin, dans les conditions prévues aux articles L. 542-1 et L. 542-2 ". L'article L. 552-15 dispose : " Lorsqu'il est mis fin à l'hébergement dans les conditions prévues aux articles L. 551-11 à L. 551-14, l'autorité administrative compétente ou le gestionnaire du lieu d'hébergement peut demander en justice, après mise en demeure restée infructueuse, qu'il soit enjoint à cet occupant sans titre d'évacuer ce lieu. / Le premier alinéa n'est pas applicable aux personnes qui se sont vues reconnaître la qualité de réfugié ou qui ont obtenu le bénéfice de la protection subsidiaire. Il est en revanche applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d'hébergement. / La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l'ordonnance est immédiatement exécutoire ".
3. D'autre part, aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ".
4. Il résulte de la combinaison des dispositions précitées que, saisi par le préfet d'une demande tendant à ce que soit ordonnée l'expulsion d'un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile d'un demandeur d'asile dont la demande a été définitivement rejetée, le juge des référés y fait droit dès lors que la demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et que la libération des lieux présente un caractère d'urgence et d'utilité.
5. En premier lieu, M. A, ressortissant afghan né le 18 juillet 2001, entré irrégulièrement sur le territoire français le 5 septembre 2020, est hébergé dans un logement dédié aux demandeurs d'asile, situé au 5 rue ile de Pé à Saint-Nazaire, géré par l'association Les Eaux Vives. Sa demande d'asile a été définitivement rejetée par décision de la Cour nationale du droit d'asile en date du 2 septembre 2022. Il a été informé de la fin de sa prise en charge par un courrier de l'office français de l'immigration et de l'intégration en date du 8 septembre 2022. Une mise en demeure de quitter ce lieu, dans un délai d'un mois, a été adressée à l'intéressé par le préfet le 3 janvier 2023. S'il fait valoir qu'il n'a pas signé le pli postal en accusant réception, ce dernier l'ayant été par un agent du CADA, lequel n'était pas habilité pour le faire en son nom, il résulte de l'instruction que le centre d'accueil lui sert de domiciliation, que le gestionnaire s'est contradictoirement engagé à l'accompagner sur les plans administratif et juridique et que l'ensemble des documents qui lui ont été adressés dans le cadre de cette procédure, tel l'avis d'audience, ont été envoyés à cette même adresse. Par ailleurs, le vice de procédure tiré de ce que le texte visé au terme de la mise en demeure n'est plus applicable ne suffit en tout état de cause pas à établir l'existence d'une contestation sérieuse. Dans ces conditions, alors que M. A se maintient dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile alors que, comme il a été dit précédemment, sa demande d'asile a été définitivement rejetée, la condition posée par les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative relative à l'absence de contestation sérieuse doit être regardée comme en l'espèce remplie.
6. En deuxième lieu, eu égard à l'important nombre de demandeurs d'asile en attente d'hébergement dans le département de la Loire-Atlantique et aux conditions de vie très précaires dans lesquelles nombre d'entre eux sont obligés de subsister, et alors que rien au dossier ne permettrait de penser que les indications du préfet, du reste de notoriété publique, seraient fausses, l'évacuation de M. A d'un logement dédié au seul accueil des demandeurs d'asile présente un caractère d'urgence et d'utilité certain.
7. En troisième et dernier lieu, il n'existe pas de circonstances exceptionnelles de nature à faire obstacle à la mesure sollicitée dès lors que la vulnérabilité liée à l'état de santé de de M. A n'est pas démontrée par les pièces produites par ce dernier.
8. Il résulte de tout ce qui précède qu'il y a lieu d'enjoindre à M. A de quitter, sans délai, le lieu d'hébergement qu'il occupe et, en l'absence de départ volontaire de l'intéressé à compter de la notification de cette ordonnance, d'autoriser le préfet de la Loire-Atlantique à procéder à l'évacuation forcée des lieux avec le concours de la force publique et à prendre les mesures nécessaires pour faire enlever, à leurs frais et risques les biens meubles qui s'y trouveraient.
9. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de M. A présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est enjoint à M. A de libérer sans délai le logement qu'il occupe au sein du centre d'accueil pour demandeurs d'asile, situé 5 rue ile de Pé à Saint-Nazaire et géré par l'association Les Eaux Vives.
Article 2 : En l'absence de départ volontaire de M. A dans le délai imparti, le préfet de la Loire-Atlantique pourra faire procéder à son expulsion et à l'évacuation de ses biens, par les moyens légaux de son choix, aux frais, risques et périls de l'intéressé, au besoin avec le concours de la force publique.
Article 3 : Les conclusions de M. A présentées sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sont rejetées.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à Me Renaud.
Copie sera en outre adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 31 mai 2023.
Le juge des référés,
L. Bouchardon
La greffière,
M-C. MinardLa République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026