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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2307410

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2307410

mardi 3 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2307410
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Formation11ème chambre

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur le recours d'une enseignante demandant l'annulation du refus implicite de la rectrice de l'académie de Nantes de lui accorder un allègement de service pour raison de santé et de reconduire ses mesures d'aménagement de poste. Le tribunal a rejeté ses demandes, considérant que la procédure suivie était régulière et que le refus d'allègement de service, fondé sur l'avis du médecin de prévention, n'était pas entaché d'erreur de droit ou d'appréciation au regard des articles R. 911-12, R. 911-15 et R. 911-18 du code de l'éducation. Les conclusions indemnitaires ont également été rejetées, l'État n'ayant commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :


I - Par une requête et des mémoires enregistrés les 23 mai et 12 juin 2023 et le 5 octobre 2025 sous le numéro 2307410, Mme A... B..., demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement refusé de faire droit à sa demande, présentée dans un courrier du 25 janvier 2023, tendant à ce que son temps partiel de droit pour handicap à hauteur de 12,5 heures hebdomadaires soit remplacé par un allègement de service de cinq heures et demi par semaine au titre de l’année 2023-2024 ;

2°) d’annuler la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement rejeté la reconduction de ses mesures d’aménagement de poste au titre de l’année 2023-2024 ;

3°) d’enjoindre au rectorat de l’académie de Nantes de faire droit à ses demandes dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte ;

4°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 23 338, 40 euros correspondant aux préjudices subis, cette somme devant être assortie des intérêts au taux légal et de leur capitalisation ;

5°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 250 euros au titre des frais, non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement rejeté sa demande d’allègement de service a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière en ce que le médecin du prévention, dans son avis du 27 février 2023, ne s’est pas prononcé sur l’allègement de service qu’elle a sollicité et ne l’a pas examinée personnellement ;
- elle a été prise sans examen particulier de sa situation ;
- elle est entachée d’une erreur de droit au regard des dispositions des articles R. 911-12, R. 911-15 et R. 911-18 du code de l’éducation, un allègement de service pouvant être accordé à un fonctionnaire dont l’état de santé est durablement altéré ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors qu’aucun motif tiré de l’intérêt du service ne s’oppose à ce que lui soit accordé un allègement de service ;
- la note de service sur laquelle la décision est fondée méconnait les dispositions du code de l’éducation relative à l’allégement de service ;
- elle méconnait le principe de non-discrimination ainsi que les dispositions de l’article L. 131-8 du code général de la fonction publique ;
la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement refusé de mettre fin à son temps partiel doit être annulée, par voie de conséquence de l’illégalité de la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement rejeté sa demande d’allègement de service ;
- la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a implicitement rejeté la demande de reconduction en 2023-2024 des mesures d’aménagement de poste qui lui avaient été accordée par son chef d’établissement est entachée d’un vice d’incompétence négative ;
- la note de service sur laquelle est fondée cette décision est elle-même illégale en ce qu’elle délègue aux chefs d’établissement une compétence des recteurs d’académie ;
- l’illégalité fautive des décisions attaquées lui a causé des préjudices qu’elle évalue à la somme globale de 23 338,40 euros.

Par un mémoire en défense enregistré le 29 septembre 2025, la rectrice de la région académique Pays-de-la-Loire, rectrice de l’académie de Nantes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que :
- les conclusions formulées par la requérante sont irrecevables en ce que d’une part, le tribunal ne saurait faire œuvre d’administration et d’autre part, elle ne justifie pas d’un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés contre les décisions attaquées sont infondés ;
- les conclusions indemnitaires de Mme B... doivent être rejetées dès lors que l’Etat n’a commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité, que les préjudices moral et financier allégués ne sont pas établis et que les préjudices matériels sont sans lien direct avec la décision litigieuse.


II- Par une requête et un mémoire enregistrés le 10 septembre 2024 et le 5 octobre 2025 sous le numéro 2413904, Mme A... B... demande au tribunal de :

1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 23 765 euros en réparation des préjudices subis à raison de l’illégalité de la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a refusé de faire droit à sa demande d’octroi d’un allégement de service de cinq heures et demi au titre de l’année 2024-2025 ainsi que de mettre fin, en conséquence de cette illégalité, au renouvellement tacite d’un exercice à temps partiel de droit pour handicap à hauteur de 12,5 heures hebdomadaires au titre de la même année ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 250 euros au titre des frais, non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soulève les mêmes moyens que dans la requête n°2307410.

Par un mémoire en défense enregistrés les 29 septembre 2025, la rectrice de la région académique Pays-de-la-Loire, rectrice de l’académie de Nantes conclut au rejet de la requête en faisant valoir les mêmes arguments que dans l’instance n°2307410.

III- Par une requête et un mémoire enregistrés les 16 juin et 4 décembre 2025 sous le numéro 2510818, Mme A... B... demande au tribunal de :

1°) de condamner l’Etat à lui verser la somme de 12 166, 40 euros en réparation des préjudices subis à raison de l’illégalité de la décision par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a refusé de faire droit à sa demande d’octroi d’un allégement de service de cinq heures et demi au titre de l’année 2025-2026 ainsi que de mettre fin, en conséquence de cette illégalité, au renouvellement tacite d’un exercice à temps partiel de droit pour handicap à hauteur de 12,5 heures hebdomadaires au titre de la même année ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 250 euros au titre des frais, non compris dans les dépens sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soulève les mêmes moyens que dans la requête n°2307410.

Par un mémoire en défense enregistré le 2 décembre 2025, la rectrice de la région académique Pays-de-la-Loire, rectrice de l’académie de Nantes conclut au rejet de la requête en faisant valoir les mêmes arguments que dans l’instance n°2307410.


Vu les pièces des dossiers.

Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de l’éducation ;
- le décret n°82-453 du 28 mai 1982 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de Mme Raoul,
- et les conclusions de M. Garnier, rapporteur public.

Des notes en délibéré présentées pour la requérante, enregistrées le 5 février 2026, n’ont pas été communiquées.

Considérant ce qui suit :
Mme B..., professeure d’espagnol au collège Iles-de-Loire à Saint-Sébastien-sur-Loire, a sollicité le bénéfice d’un allégement de service pour raison de santé au titre de l’année scolaire 2023-2024 en remplacement du temps partiel de droit dont elle bénéficiait par reconduction tacite ainsi qu’une reconduction des mesures d’aménagement de son poste mises en place depuis l’année scolaire 2020-2021. Cette décision a fait l’objet d’une décision implicite de rejet confirmée par une décision du 6 juin 2023 du recteur de l’académie de Nantes qui lui a expressément refusé le bénéfice de l’allègement de service sollicité et a maintenu le temps partiel de droit pour personne handicapée dont elle bénéficiait à hauteur de 69,40 %, correspondant à 12,50 heures hebdomadaire. Mme B... a formulé la même demande au titre de l’année scolaire 2024-2025. Par une décision implicite puis par une décision expresse en date du 7 juin 2024, le rectorat a refusé d’y faire droit. Le 10 janvier 2025, Mme B... a renouvelé sa demande au titre de l’année 2025-2026. Celle-ci a fait l’objet d’une décision implicite de rejet avant d’être partiellement acceptée, un allègement de service de 2,5 heures par semaine lui étant accordé par une décision du 3 juin 2025. Par ailleurs, par un arrêté du 6 juin 2025, le rectorat a maintenu le temps partiel de droit de Mme B.... Mme B... demande au tribunal l’annulation de l’ensemble de ces décisions ainsi que l’indemnisation des préjudices qu’elle estime avoir subis en raison de leur illégalité.
Sur la jonction :
2. Les requêtes n° 2307410, 2413904 et 2510818 concernent la même requérante, présentent à juger des questions similaires et ont fait l’objet d’une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement.
Sur les conclusions à fin d’annulation :
En ce qui concerne la reconduction des aménagements de poste dont bénéficiait Mme B... au titre de l’année 2023-2024 :
Par un mémoire enregistré le 12 juin 2023, Mme B... a expressément abandonné ses conclusions à fin d’annulation de la décision implicite du 25 mars 2023 lui refusant la reconduction des aménagements de poste dont elle bénéficiait l’année précédente. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.
En ce qui concerne l’étendue du litige :
Si le silence gardé par l'administration sur un recours gracieux ou hiérarchique fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
Par une décision du 6 juin 2023, la rectrice de l’académie de Nantes a explicitement rejeté la demande d’allègement de service formulée par Mme B... au titre de l’année 2023-2024. Ainsi, les conclusions de cette dernière tendant à l’annulation de la décision par laquelle la rectrice a implicitement rejeté cette demande doivent être regardées comme dirigées exclusivement contre la décision explicite du 6 juin 2023.
En ce qui concerne l’allègement de service :
En premier lieu, aux termes de l’article R. 911-16 du code de l’éducation : « Préalablement à toute décision d'aménagement du poste de travail, l'autorité compétente recueille l'avis du médecin conseiller technique ou du médecin de prévention et celui du supérieur hiérarchique du demandeur ».
Si la requérante soutient qu’aucun médecin de prévention ne s’est prononcé sur sa demande d’allègement de service, il ressort toutefois des pièces du dossier qu’un médecin de prévention a prononcé un avis défavorable à cette demande le 20 février 2023. La circonstance que cet avis ne lui ait pas été transmis est par ailleurs sans influence sur la légalité de la décision attaquée.
En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la demande de Mme B... n’a pas fait l’objet d’un examen particulier, alors même que l’avis rendu par le médecin de prévention la présente comme professeure de lettres alors qu’elle enseigne l’espagnol.
En troisième et dernier lieu, aux termes de l’article L. 131-8 du code général de la fonction publique : « Afin de garantir le respect du principe d'égalité de traitement à l'égard des travailleurs handicapés, les employeurs visés à l'article 2 prennent, en fonction des besoins dans une situation concrète, les mesures appropriées pour permettre aux travailleurs mentionnés aux 1°, 2°, 3°, 4°, 9°, 10° et 11° de l'article L. 5212-13 du code du travail d'accéder à un emploi ou de conserver un emploi correspondant à leur qualification, de développer un parcours professionnel et d'accéder à des fonctions de niveau supérieur ainsi que de bénéficier d'une formation adaptée à leurs besoins tout au long de leur vie professionnelle, sous réserve que les charges consécutives à la mise en œuvre de ces mesures ne soient pas disproportionnées, notamment compte tenu des aides qui peuvent compenser en tout ou partie les dépenses supportées à ce titre par l'employeur. / Ces mesures incluent notamment l'aménagement de tous les outils numériques concourant à l'accomplissement de la mission des agents, notamment les logiciels métiers et de bureautique ainsi que les appareils mobiles. ». L’article 2-1 du décret du 28 mai 1982 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la prévention médicale dans la fonction publique dispose que : « Les chefs de service sont chargés, dans la limite de leurs attributions et dans le cadre des délégations qui leur sont consenties, de veiller à la sécurité et à la protection de la santé des agents placés sous leur autorité. » et son article 26 prévoit que : « Le médecin de prévention est habilité à proposer des aménagements de poste de travail ou de conditions d'exercice des fonctions justifiés par l'âge, la résistance physique ou l'état de santé des agents. (…) Lorsque ces propositions ne sont pas agréées par l'administration, celle-ci doit motiver son refus et le comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail doit en être tenu informé. ». Aux termes de l’article R. 911-12 du code de l'éducation : « Les personnels enseignants des premier et second degrés (…), lorsqu'ils sont confrontés à une altération de leur état de santé, peuvent solliciter un aménagement de leur poste de travail ou une affectation sur un poste adapté, dans les conditions prévues aux articles R. 911-15 à R. 911-30 ». L’article R. 911-13 du code de l’éducation dispose que : « Un fonctionnaire peut, sur sa demande, bénéficier de l'aménagement du poste adapté auquel il est affecté. ». Aux termes de l’article R. 911-15 de ce code : « L'aménagement du poste de travail est destiné à permettre le maintien en activité des personnels mentionnés à l'article R. 911-12 dans le poste occupé ou, dans le cas d'une première affectation ou d'une mutation, à faciliter leur intégration dans un nouveau poste. ». Aux termes de l’article R. 911-16 du même code : « Préalablement à toute décision d'aménagement du poste de travail, l'autorité compétente recueille l'avis du médecin conseiller technique ou du médecin de prévention et celui du supérieur hiérarchique du demandeur ». L’article R. 911-17 du même code dispose qu’« En cas de décision favorable de l'autorité compétente, les modalités de l'aménagement du poste de travail sont mises en œuvre par le supérieur hiérarchique de ce fonctionnaire. ». Enfin, aux termes de l’article R. 911-18 du même code : « L'aménagement du poste de travail peut consister, notamment, en une adaptation des horaires ou en un allégement de service, attribué au titre de l'année scolaire, dans la limite maximale du tiers des obligations réglementaires de service du fonctionnaire qui en bénéficie ».
Il résulte de ces dispositions que si l’aménagement du poste de travail constitue un droit destiné à faciliter le maintien en activité des personnels confrontés à l’altération de leur état de santé, il peut revêtir des formes diverses laissées, sous le contrôle du juge, à l’appréciation de l’administration qui doit prendre en considération l’ampleur des difficultés éprouvées mais aussi les conditions concrètes d’accomplissement du service telles que la configuration de l’établissement d’affectation, la pénibilité des trajets entre le domicile et le travail, la possibilité d’assistance d’une tierce personne dans les tâches matérielles ou éducatives et toute autre circonstance susceptible d’avoir une incidence sur la capacité de l’intéressé à s’acquitter de sa mission sans fatigue incompatible avec son état de santé. A cet égard, l’adaptation des horaires et l’allègement de service ne constituent qu’une des modalités envisageables et ne se justifient que si elles représentent la seule réponse à l’inadéquation entre les conditions de travail et l’état physique de l’agent.
D’une part, si Mme B... soutient que son état de santé nécessitait pour l’année 2023-2024 un allègement de service d’une quotité de cinq heures hebdomadaires, il ressort des pièces du dossier que les prescriptions médicales émises par le médecin de prévention le 27 février 2023, incluant une pause toutes les deux heures d’enseignement, une salle au rez-de-chaussée ainsi que l’absence d’heure supplémentaire, ont été mises en place et qu’elle bénéficiait en outre d’un temps partiel de droit correspondant à douze heures et demi hebdomadaires. Or, aucun élément objectif tiré des contraintes médicales pesant sur Mme B... n’est de nature à démontrer qu’à la date de la décision litigieuse, ces aménagements étaient insuffisants pour lui permettre de se maintenir en activité. Au demeurant, l’allégement de service qu’elle a réclamé en lieu et place du temps partiel dont elle bénéficiait n’aurait eu, en l’espèce, aucun effet sur la durée de son temps de travail et donc sur sa capacité à occuper ses fonctions. Par suite, c’est sans commettre d’erreur manifeste d’appréciation que l’administration a refusé de lui accorder cet allégement de service.
D’autre part, alors que comme il a été indiqué au point précédent la décision attaquée par laquelle la rectrice de l’académie de Nantes a refusé d’octroyer un allègement de service à Mme B... est fondée sur l’ensemble des modalités d’aménagement de poste existantes lui permettant d’exercer ses missions dans des conditions satisfaisantes, la requérante n’est pas fondée à soutenir que cette décision aurait été prise en méconnaissance des dispositions de l’article R. 911-18 du code de l’éducation.
Enfin, Mme B... ne peut utilement soutenir que le recteur ne pouvait, sans méconnaitre les dispositions de l’article L. 131-8 du code général de la fonction publique et le principe de non-discrimination restreindre l’octroi d’un allégement de service au caractère temporaire de la pathologie de l’agent concerné, ce motif n’étant en tout état de cause pas celui de la décision contestée. Pour la même raison, la requérante ne peut utilement soulever l’illégalité de la note de service sur laquelle le recteur a fondé sa décision.
Il résulte de ce qui précède que, sans qu’il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées en défense, les conclusions de Mme B... à fin d’annulation de la décision refusant de lui octroyer un allègement de service au titre de l’année 2023-2024 doivent être rejetées. Par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’annulation de la décision tendant à mettre fin au renouvellement tacite de son temps partiel de droit ainsi que celles formulées à fin d’injonction doivent également être rejetées.
Sur les conclusions indemnitaires :
Il résulte de ce qui a été énoncé aux points précédents que l’administration n’a pas commis d’illégalité en refusant de faire droit à la demande d’allégement de service de Mme B... au titre de l’année 2023-2024. Par conséquent, cette dernière n’est pas fondée à soutenir que la responsabilité pour faute de l’Etat serait engagée.

Si la requérante sollicite également l’engagement de la responsabilité de l’Etat en se prévalant de l’illégalité fautive des décisions lui refusant le bénéfice d’un allègement de service de cinq heures et demi par semaine au titre des années 2024-2025 et 2025-2026, il ne résulte pas de l’instruction que son état de santé aurait évolué péjorativement et que, par suite, les mesures d’aménagement de poste qui lui ont été accordées durant ces périodes, qui sont identiques ou équivalentes à celles dont elle bénéficiait en 2023-2024, seraient devenues insuffisantes. Dans ces conditions, pour les motifs déjà exposés aux points 10 à 12 du jugement, Mme B... n’est pas fondée à soutenir que les décisions litigieuses refusant de lui accorder un allègement de service de cinq heures et demi par semaine au titre des années scolaires 2024-2025 et 2025-2026 seraient entachées d’illégalités, et donc de nature à engager la responsabilité de l’Etat.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions indemnitaires de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :

Les dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Etat, qui n’est pas, dans les présentes instances, la partie perdante, les sommes que Mme B... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

D E C I D E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête tendant à l’annulation de la décision née le 25 mars 2023 refusant implicitement à Mme B... la reconduction des aménagements de poste.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A... B... et au ministre de l’éducation nationale.

Copie en sera adressée à la rectrice de l’académie de Nantes.


Délibéré après l’audience du 3 février 2026, à laquelle siégeaient :
M. Berthon, président,
Mme Moreno, conseillère,
Mme Raoul, conseillère.




Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 mars 2026.


La rapporteure,




C. Raoul


Le président,




E. Berthon
La greffière,



N. Brulant

La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,








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