LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2309166

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2309166

mardi 6 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2309166
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Formation12eme chambre

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... et Mme C... contestant la décision du 27 avril 2023 de la présidente du conseil départemental de Maine-et-Loire mettant fin à leur accompagnement pour la recherche d’un logement et à la prise en charge de leur hébergement à l’hôtel. Statuant en plein contentieux, le tribunal estime que les requérants ont refusé sans motif suffisant deux propositions de logement, l’une aux Ponts-de-Cé et l’autre à Segré, justifiant la décision du département. Il retient que l’éloignement géographique invoqué pour le second refus ne constitue pas une cause légitime, compte tenu des solutions alternatives dont ils ont bénéficié par la suite. La solution s’appuie sur les dispositions du code de l’action sociale et des familles relatives à l’aide sociale à l’enfance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 juin 2023, M. E... B... A... et Mme D... C... demandent au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 27 avril 2023 par laquelle la présidente du conseil départemental de Maine-et-Loire a prononcé la fin de leur accompagnement au titre de la recherche de logement et la fin de la prise en charge de leur hébergement à l’hôtel ;

2°) d’enjoindre au département de Maine-et-Loire de renouveler cet accompagnement.

Ils soutiennent qu’ils n’ont pas refusé la première proposition de logement qui leur a été faite et qu’ils ont refusé la seconde du fait de son éloignement géographique de la commune d’Angers.

Par un mémoire en défense enregistré le 1er juillet 2025, le département de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que le moyen soulevé par M. B... A... et Mme C... n’est pas fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

La présidente de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de Mme André a été entendu au cours de l’audience publique.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

M. E... B... A... et Mme D... C... et leurs enfants mineurs, ressortissants somaliens, bénéficiaient d’un suivi de la maison départementale des solidarités de Maine-et-Loire notamment un accompagnement pour la recherche d’un logement et la prise en charge par le département de Maine-et-Loire de leurs frais d’hébergement à l’hôtel. Par une décision du 27 avril 2023, dont M. B... A... et Mme C... demandent l’annulation, la présidente du conseil départemental de Maine-et-Loire a prononcé la fin de leur accompagnement pour la recherche d’un logement et la fin de la prise en charge de leurs frais d’hébergement.

Lorsqu'il statue sur un recours dirigé contre une décision par laquelle l'administration, sans remettre en cause des versements déjà effectués, détermine les droits d'une personne en matière d'aide ou d'action sociale, de logement ou au titre des dispositions en faveur des travailleurs privés d'emploi, et sous réserve du contentieux du droit au logement opposable, il appartient au juge administratif, eu égard tant à la finalité de son intervention qu'à sa qualité de juge de plein contentieux, non de se prononcer sur les éventuels vices propres de la décision attaquée, mais d'examiner les droits de l'intéressé, en tenant compte de l'ensemble des circonstances de fait qui résultent de l'instruction et, notamment, du dossier qui lui est communiqué en application de l'article R. 772-8 du code de justice administrative. Au vu de ces éléments, il lui appartient d'annuler ou de réformer, s'il y a lieu, cette décision, en fixant alors lui-même tout ou partie des droits de l'intéressé et en le renvoyant, au besoin, devant l'administration afin qu'elle procède à cette fixation pour le surplus, sur la base des motifs de son jugement.

Pour prononcer la fin de l’accompagnement et de la prise en charge des frais d’hôtel dont bénéficiaient les requérants par la maison de la solidarité de Maine-et-Loire, la présidente du conseil départemental de Maine-et-Loire s’est fondée sur le motif tiré ce que les requérants auraient opposé des refus successifs non justifiés aux solutions de logements qui leur ont été proposées par la maison de la solidarité.

Il résulte de l’instruction que M. B... A... et Mme C... bénéficiaient depuis octobre 2022 d’un accompagnement à la recherche d’un logement et de la prise en charge des frais d’hôtel au titre de l’aide sociale à l’enfance, par le département de Maine-et-Loire à titre subsidiaire, et qu’ils ont refusé deux propositions de logements proposés par ce dernier, le premier se situant aux Ponts de Cé et le second à Segré. Si les requérants soutiennent avoir accepté le premier logement qui aurait été attribué à une autre famille du fait de l’absence pour congés de leur assistante familiale, ces allégations sont contredites par un message du chef de service du dispositif Passerelle de l’association Aide Accueil du 23 février 2023, indiquant que M. B... A... et Mme C... ont refusé la proposition de logement situé à Ponts de Cé en raison de son emplacement géographique. Concernant la deuxième proposition de logement, situé à Segré, si les requérants justifient leur refus par la situation d’éloignement de cette commune avec celle d’Angers, dans laquelle était scolarisé l’un de leurs enfants et par la nécessité pour M. B... A..., non contestée par le département, de subir plusieurs opérations au centre hospitalier d’Angers, ces explications ne sauraient être regardées comme suffisantes pour établir l’illégalité de la décision portant fin de leur prise en charge par le département, après deux refus consécutifs opposés par les requérants aux propositions qui leur étaient faites. Par suite, le département n’a pas commis d’erreur manifeste d’appréciation en refusant de prolonger l’accompagnement dans la recherche de logement des requérants et la prise en charge de leur frais d’hébergement à l’hôtel, ces derniers ayant, au demeurant, bénéficié d’un suivi personnalisé par les services du département de Maine-et-Loire en 2023, d’un logement temporaire dans la commune d’Angers en 2024 puis d’un logement en sous-location dans cette même commune, dont le caractère durable n’est pas contesté. La requête de M. B... A... et de Mme C... doit, dès lors, être rejetée.


D E C I D E :


Article 1er : La requête de M. B... A... et de Mme C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E... B... A..., à Mme D... C... et au département de Maine-et-Loire.



Délibéré après l’audience du 5 décembre 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Gourmelon, présidente,
Mme André, première conseillère,
M. Cordrie, conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2026.

La rapporteure,
M. André
La présidente,
V. Gourmelon




La greffière,



Y. Boubekeur

La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions