jeudi 22 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2311001 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | IPSO FACTO |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 22 août 2024, le juge des référés du tribunal administratif de Nantes a, sur la requête n°2311001 présentée par la commune du Poiré-sur-Vie, prescrit une expertise judiciaire confiée initialement à M. F B, expert, et portant sur les désordres affectant les espaces publics du centre-ville de la commune.
Par une lettre du 28 août 2024, M. F B, expert, a informé le tribunal de son refus d'accepter la mission d'expertise eu égard aux relations commerciales très fréquentes avec la société Geouest, partie à l'instance.
Vu le code de justice administrative et notamment l'article R. 621-4.
Vu les pièces du dossier.
Le président du tribunal administratif a délégué à Mme Specht-Chazottes, première vice-présidente, les attributions conférées au chef de juridiction par les dispositions du titre II du livre VI et du titre VI du livre VII du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 621-4 du code de justice administrative : " Dans le cas où un expert ou un sapiteur n'accepte pas la mission qui lui a été confiée, il en est désigné un autre à sa place. /L'expert ou le sapiteur qui, après avoir accepté sa mission, ne la remplit pas ou celui qui ne dépose pas son rapport dans le délai fixé par la décision peut, après avoir été invité par le président de la juridiction à présenter ses observations, être remplacé par une décision de ce dernier. Il peut, en outre, être condamné par la juridiction, sur demande d'une partie, et au terme d'une procédure contradictoire, à tous les frais frustratoires et à des dommages-intérêts. ".
2. M. B, expert, a été désigné par l'ordonnance rendue par le juge des référés le 22 août 2024 aux fins de constater les désordres affectant les espaces publics du centre-ville de la commune de Poiré-sur-Vie. Par un courrier du 28 août 2024, M. B a finalement refusé la mission d'expertise au motif du risque de situation de conflit d'intérêt avec la société Geouest, partie à l'instance avec laquelle il entretient des relations commerciales très fréquentes. Dans ces conditions, il convient de procéder à son remplacement et, de désigner en qualité d'expert, en lieu et place de ce dernier, M. D A, inscrit au tableau 2024 des experts agréés auprès de la cour d'appel d'Angers.
O R D O N N E :
Article 1er : M. D A, inscrit au tableau 2024 des experts agréés auprès de la cour d'appel d'Angers à la rubrique " C-04.08 Revêtements de sols extérieurs (pavages, dallages, pierres, panneaux, sols sportifs, plateformes, terrasses et platelage bois) " et demeurant 32 rue Camille Sarrazin à Sainte Gemmes sur Loire (49130), est désigné en qualité d'expert, en remplacement de M. F B, pour procéder à la mission d'expertise ordonnée le 22 août 2024 par le juge des référés du tribunal.
Article 2 : Pour accomplir sa mission, le nouvel expert, M. A, se conformera aux dispositions de l'ordonnance du juge des référés rendue le 22 août 2024. Il pourra notamment, et au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés.
Article 3 : Le nouvel expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport d'expertise avant le 31 mars 2025, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A (nouvel expert), à M. B (expert remplacé), à la commune du Poré-sur-Vie, à Mme C E, à la Mutuelle des Architectes Français, à la société Entreprise Marc, à la SMABTP, à la société Geouest et Associés.
Fait à Nantes, le 10 septembre 2024.
La juge des référés,
Mme Specht-Chazottes
La République mande et ordonne au préfet de Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026