jeudi 4 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2313812 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ARMEN - NANTES |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 4 octobre 2024, le juge, statuant en référé, a, sur la requête n°2313812 présentée par Sarthe Habitat, prescrit une expertise confiée à M. D F, expert, portant sur les causes et les conséquences des désordres et malfaçons qui affectent les 4 bâtiments de l'ensemble immobilier ayant fait l'objet d'opérations de réhabilitation et situé 24 à 30 rue Paul Courboulay au Mans (72000).
Par un mémoire, enregistré le 16 janvier 2024, la société Pinel Invest a informé le tribunal de la vente du bâtiment situé sur la parcelle cadastrée AE 176 sise 2 rue de la Brière à La Chapelle-des-Marais (44410) en deux lots distincts à la société JLR et à M. C E et Mme B A.
Par un mémoire, enregistré le 17 janvier 2025, la société Brunet, représentée par Me Landry, demande au juge des référés :
1°) prononcer sa mise hors de cause ;
2°) rejeter toutes conclusions contraires.
Elle soutient que :
- il ressort de la réunion d'expertise du 26 novembre 2024, qu'elle est étrangère aux réclamations de Sarthe Habitat ;
- le lot électricité ne concerne pas les désordres allégués.
Par un mémoire, enregistré le 17 janvier 2025, la société ETS Jouvet, représentée par Me Landry, demande au juge des référés de :
1°) prononcer sa mise hors de cause ;
2°) rejeter toutes conclusions contraires.
Elle soutient que :
- il ressort de la réunion d'expertise du 26 novembre 2024, qu'elle est étrangère aux réclamations de Sarthe Habitat ;
- le lot plomberie-sanitaires ne concerne pas les désordres allégués.
Les mémoires enregistrés le 17 janvier 2025 ont été communiqués à Sarthe Habitat, à la société Vallée, à la société Faun, à la société Carré d'Aire, à la société Groupe Gamba, à la société Sigma, à la société Bureau d'Etudes Conseil, à la société Indiggo, à la société Le Batimans, et à la société Bureau Veritas.
Vu :
- les pièces de la requête ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme G, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. En vue de déterminer les causes et les conséquences des désordres et malfaçons qui affectent les 4 bâtiments de l'ensemble immobilier ayant fait l'objet d'opérations de réhabilitation et situé 24 à 30 rue Paul Courboulay au Mans (72000), le juge des référés du tribunal a ordonné, le 4 octobre 2024, une expertise confiée à M. F, expert.
2. Aux termes de l'article R. 532-3 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, à la demande de l'une des parties formée dans le délai de deux mois qui suit la première réunion d'expertise à laquelle elle a été convoquée, ou à la demande de l'expert formée à tout moment, étendre l'expertise à des personnes autres que les parties initialement désignées par l'ordonnance, ou mettre hors de cause une ou plusieurs des parties ainsi désignées./ Il peut, dans les mêmes conditions, étendre la mission de l'expertise à l'examen de questions techniques qui se révélerait utile à la bonne exécution de cette mission, ou, à l'inverse, réduire l'étendue de la mission si certaines des recherches envisagées apparaissent inutiles. ".
Sur la recevabilité des demandes de mises hors de cause :
3. Les demandes de mises hors de cause présentées par les sociétés Brunet et ETS Jouvet ont été enregistrées au greffe du tribunal le 17 janvier 2025, soit dans le délai de deux mois suivant la première réunion d'expertise qui a été fixée par l'expert au 26 novembre 2024. Les demandes des sociétés Brunet et ETS Jouvet aux fins de leur mise hors de cause de l'expertise ordonnée le 4 octobre 2024 sont déclarées recevables.
Sur les demandes de mises hors de cause :
4. Il résulte de la présente instruction que les sociétés Brunet et ETS Jouvet ont produit à l'instance la note aux parties de M. F, expert, en date du 24 janvier 2025 qui indique que ce dernier est favorable à leur mise hors de cause. En outre, aucune des parties à l'instance ne s'oppose à leur demande de mise hors de cause. Par conséquent, les sociétés Brunet et ETS Jouvet doivent être mises hors de cause.
ORDONNE :
Article 1er : Les sociétés Brunet et ETS Jouvet sont mises hors de cause.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Sarthe Habitat, à la société Vallée, à la société Faun, à la société Carré d'Aire, à la société Groupe Gamba, à la société Sigma, à la société Bureau d'Etudes Conseil, à la société Indiggo, à la société Le Batimans, à la société Bureau Veritas, à la société Brunet, à la société ETS Jouvet, et à M. F, expert.
Fait à Nantes, le 4 septembre 2025.
La juge des référés,
F. G
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°231381
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026