Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B..., qui contestait l'invalidation de son permis de conduire et le refus de prise en compte d'un stage de récupération de points. Cette solution est retenue car l'administration a finalement crédité le titre de conduite des quatre points issus du stage, rendant la demande sans objet. La juridiction s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer cette ordonnance de non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 novembre 2023, M. A... B..., représenté par Me Bernard, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision 48SI du 8 juin 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur et des outre-mer a invalidé son titre de conduite ainsi que la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de prendre en compte le stage de récupération de points qu’il a effectué les 29 et 30 avril 2022 ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur et des outre-mer de créditer son titre des quatre points résultant du stage de sensibilisation qu’il a effectué les 29 et 30 avril 2022 dès la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 décembre 2025, le ministre de l’intérieur conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer sur la requête, à titre subsidiaire, à son rejet.
Il fait valoir que suite au stage de sensibilisation que M. B... a effectué, son titre de conduite a été crédité de quatre points.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…)
3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
Il ressort du relevé d’information intégral de M. A... B..., édité le 26 décembre 2025, que suite au stage de sensibilisation qu’il a effectué les 29 et 30 avril 2022, son titre de conduite a été crédité de quatre points. Dès lors, ses conclusions à fin d’annulation de la décision 48SI du 8 juin 2023 par laquelle le ministre de l’intérieur et des outre-mer a invalidé son titre de conduite et de la décision du 2 octobre 2023 par laquelle le préfet de la Loire-Atlantique a refusé de prendre en compte le stage de récupération de points qu’il a effectué les 29 et 30 avril 2022 ont implicitement mais nécessairement été retirées. Par suite, les conclusions de la requête à fin d’annulation, ainsi que, par voie de conséquence, celle à fin d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat la somme que M. B... demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B... aux fins de d’annulation et d’injonction sous astreinte.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l’Intérieur.
Fait à Nantes, le 16 février 2026.
La présidente,
C. Chauvet
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,