lundi 2 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2318538 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | KLEIN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 décembre 2023, Mme A B, représentée par Me Bernier, demande au juge des référés de :
1°) prescrire une expertise médicale judiciaire en vue de décrire les conditions d'exercice de ses fonctions au sein du centre antipoison et de toxicovigilance du centre hospitalier universitaire d'Angers, d'apprécier si ce poste est compatible avec son état de santé, et d'évaluer si elle est apte à exercer les fonctions d'infirmière au bloc opératoire ;
2°) dire que l'expert établira un pré-rapport et qu'il notifiera aux parties.
3°) réserver les dépens.
Elle soutient que :
-elle est infirmière au centre hospitalier universitaire d'Angers et subit depuis plusieurs années des séquelles limitant ses capacités professionnelles (canal carpien et nerf radial) ;
-l'imputabilité au service de sa pathologie a été reconnue par son employeur ;
-la qualité de travailleur handicapé lui a été reconnue par une décision du 4 novembre 2022 ;
-elle a été transférée en janvier 2023 au centre antipoison et de toxicovigilance ;
-ce poste n'est pas adaptée à son état de santé ;
-elle a contesté devant le tribunal la décision de maintien au poste d'infirmière au centre antipoison et sa requête a été enregistré sous le numéro 2318194.
-l'expertise est utile.
La requête a été communiquée au centre hospitalier universitaire d'Angers qui n'a pas produit d'observation.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A B, infirmière au sein du centre hospitalier universitaire d'Angers, souffre depuis 2018 de pathologies affectant le canal carpien et le nerf radial qui limite ses capacités professionnelles. Ces pathologies ont été reconnues, par deux décisions en date du 10 avril 2020 et du 5 août 2021 du centre hospitalier universitaire d'Angers, comme étant imputables au service. Mme B a été affectée en janvier 2023 à un poste d'infirmière au centre antipoison et de toxicovigilance du centre hospitalier. Elle a demandé, par un courrier du 16 février 2023, une affectation à un poste d'infirmière au bloc opératoire. Par une décision du 12 juin 2023, le centre hospitalier universitaire d'Angers l'a maintenue à son poste au centre antipoison et de toxicovigilance. Par sa requête, Mme B demande au juge des référés la désignation d'un expert médical en vue de décrire les conditions d'exercice de ses fonctions au sein du centre antipoison et de toxicovigilance du centre hospitalier universitaire d'Angers, d'apprécier si ce poste est compatible avec son état de santé, et d'évaluer si elle est apte à exercer les fonctions d'infirmière au bloc opératoire.
Sur l'utilité de l'expertise judiciaire :
2. En vertu de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction. L'utilité d'une mesure d'expertise qu'il est demandé au juge des référés d'ordonner sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative doit être appréciée, d'une part, au regard des éléments dont le demandeur dispose ou peut disposer par d'autres moyens et, d'autre part, bien que ce juge ne soit pas saisi du principal, au regard de l'intérêt que la mesure présente dans la perspective d'un litige principal, actuel ou éventuel, auquel elle est susceptible de se rattacher.
3. Il résulte de l'instruction que Mme B a formé un recours devant le juge du fond, enregistré au greffe du tribunal sous le numéro 2318194, en cours d'instruction, pour demander l'annulation de la décision du 12 juin 2023 du centre hospitalier universitaire d'Angers l'affectant sur un poste au centre antipoison et de toxicovigilance. Or, Mme B ne justifie d'aucune circonstance particulière conférant à la mesure du juge des référés un caractère d'utilité différent de celui de la mesure que le juge du fond, saisi de la requête n°2318194, pourra ordonner, s'il l'estime nécessaire, dans l'exercice de ses pouvoirs de direction de l'instruction en vue de statuer sur sa demande d'annulation de l'acte administratif attaqué.
4. Il résulte de ce qui précède que faute pour Mme B de démontrer l'utilité de la mesure demandée, au sens des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, sa requête aux fins d'expertise doit être rejetée.
Sur les dépens :
5. Il n'y a pas lieu, dans le cadre de la présente procédure, de faire droit aux conclusions relatives aux dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B et au centre hospitalier universitaire d'Angers.
Fait à Nantes, le 2 septembre 2024.
La juge des référés,
F. SPECHT-CHAZOTTES
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2318538
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026