lundi 15 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2403701 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL ANDRE SALLIOU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 7 mars 2024, la communauté de communes de Châteaubriant-Derval, représentée par son président en exercice, représenté par Me Naux, demande au juge des référés de :
1°) prescrire une expertise judiciaire en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres d'exfiltrations d'eau affectant le complexe aquatique Aquachoisel situé rue de la Galissonière à Châteaubriant (44) ;
2°) dire que l'expert soumettra son projet de rapport aux parties.
La communauté de communes de Châteaubriant Derval soutient que :
- en 2011, la communauté de communes du Castelbriantais a entrepris la réalisation d'un centre aqualudique au Nord de la commune de Châteaubriant et a confié la maitrise d'œuvre du projet à un groupement composé des sociétés BVL Architecture (architecte et mandataire), AR-C (Bet structure) et Ethis (Bet fluides) ;
- M. A D, architecte, est intervenu en qualité de sous-traitant ;
- le lot n°1 relatif au gros-œuvre a été attribué à la société Jousselin en co-traitance avec le Bet Serba tandis que le lot n°7 consacré au " chauffage - traitement d'air - plomberie sanitaire " a été confié à la société Axima concept ;
- le lot n°8 relatif au " traitement d'eau " a été attribué à la société Guiban alors que le lot n°9 relatif à " l'électricité " a été attribué à la société F2E ;
- le lot n°12 dédié au " carrelage " a été attribué à la société Revêtement de sols ;
- le contrôle technique de l'opération a été confié à la société Apave Nord-Ouest alors que la société Dalkia était chargée de la maintenance du complexe ;
- le 19 juin 2016, la société Dalkia a constaté que le système de remplissage automatique du bassin ludique s'était déclenché pour pallier le vidage de la piscine et que l'eau se répandait dans le sous-sol ;
- un constat et une expertise judiciaires ont été successivement ordonnés en juin et juillet 2016 par le tribunal ;
- à la suite du dépôt du rapport d'expertise, un protocole d'accord a été signé entre les parties ;
- les travaux de reprise des désordres ont été réalisés à la fin décembre 2023 mais à la remise en eau du bassin ludique, une fuite d'eau est apparue et s'est aggravée ;
- un nouveau constat judiciaire a été ordonné le 30 janvier 2024 dans l'instance enregistrée sous le numéro 2400573 et a donné lieu au dépôt d'un rapport ;
- l'expertise est utile pour déterminer les responsabilités et les mesures propres à remédier aux désordres.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2024, la société Dalkia, représentée par Me Leblanc, demande au juge des référés de prononcer sa mise hors de cause.
Elle soutient que :
- l'expert judiciaire désigné dans le constat judiciaire ordonnée le 30 janvier 2024 a confirmé qu'elle n'était pas concernée par les désordres en cause ;
- elle pourra si nécessaire intervenir en qualité de sachante.
Par un mémoire en défense, enregistré le 22 mars 2024, les sociétés BVL Architecture et Electricité Thermique Ingénierie Service (ETHIS), représentées par Me Livory, formulent toutes protestations et réserves d'usage sur la demande d'expertise judiciaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 mars 2024, la société Apave Infrastructures et Constructions France venant aux droits de la société Apave Nord Ouest, représentée par Me Marié, demande au juge des référés de :
1°) lui donner acte qu'elle ne s'oppose pas à la mesure d'expertise sans reconnaissance de sa responsabilité ;
2°) dire et juger que sa demande est interruptive de prescription et/ou de forclusion à l'égard des parties appelées à l'instance.
Par un mémoire en défense, enregistré le 29 mars 2024, les sociétés MMA Iard, MMA Iard Assurances Mutuelles et AR-C, représentées par Me Oger, demandent au juge des référés de :
1°) décerner acte aux sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles de leur intervention volontaire dès lors qu'elles viennent au droit de la société Covea Risks ;
2°) leur décerner acte de leurs plus expresses protestations et réserves sur la mesure d'expertise sollicitée ;
3°) mettre hors de cause la société Covea Risks.
Par trois mémoires en défense, enregistrés les 2, 3 mai et 7 juin 2024, la société XL Insurance Company, représentée par Me Coïc, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) de la mettre hors de cause ;
2°) de débouter la collectivité publique requérante et toute autre partie du surplus des demandes formées à son encontre ;
3°) de condamner la communauté de communes requérante à lui verser la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.
Elle soutient que
- son assurée la société Axima, titulaire du lot n° 7 Chauffage, traitement d'aie et plomberie sanitaire est étrangère aux désordres en litige ; l'expert M. C l'a ainsi mise hors de cause dans son rapport du 22 juillet 2016 et les opérations d'expertise se sont déroulées hors de sa présence ; enfin, le constat judicaire ayant donné lieu au rapport du 14 février 2024 l'a également mise hors de cause ;
- la police souscrite par AXIMA, sur une base réclamation, auprès d'elle a fait l'objet d'une résiliation à effet du 1er juillet 2022.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, la société Jousselin Construction et la SMABTP, représentées par Me Viaud, demandent au juge des référés de leur décerner acte de leurs protestations et réserves quant à la demande d'expertise judiciaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, la société Soc de Revêtements de Sols (SRS) et la SMABTP, représentées par Me Henrion, demandent au juge des référés de :
1°) rejeter la demande d'expertise judiciaire à leur encontre ;
2°) de condamner la communauté de communes requérante ou toute autre partie à leur verser chacune la somme de 1 500 euros au titre des frais irrépétibles.
Elles soutiennent que les travaux de la société Soc de Revêtements de Sols (SRS) n'ont pas été mis en cause par l'expert lors du constat judiciaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2024, la SMABTP en sa qualité d'assureur de M. A D, représentée par Me Henrion, demande au juge des référés de lui décerner acte de ses protestations et réserves concernant la demande d'expertise judiciaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 juillet 2024, la société Guiban, représentée par Me Salliou, demande au juge des référés de lui décerner acte de ses protestations et réserves concernant la demande d'expertise judiciaire.
La requête a été communiquée à la société Covea Risks, à la société Acte Iard, à la Mutuelle des Architectes Français, à la société Serba, et à la société Allianz Iard qui n'ont pas produit d'observation.
Vu les pièces jointes à la requête.
Vu :
- le code des marchés publics ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La communauté de communes du Castelbriantais a fait construire en 2011 un centre aqualudique au Nord de la commune de Châteaubriant et par acte d'engagement du 12 janvier 2012, a confié la maitrise d'œuvre du projet à un groupement composé des sociétés BVL Architecture (architecte et mandataire), AR-C (Bet structure) et Ethis (Bet fluides). M. A D, architecte, est également intervenu en qualité de sous-traitant chargé du suivi de l'exécution. Les différents lots des travaux ont été attribués, par actes d'engagement signés en 2013, pour le lot n°1 relatif au " gros-œuvre terrassement bâtiment " à la société Jousselin en co-traitance avec le Bet Serba, pour le lot n°7 consacré au " chauffage - traitement d'air - plomberie sanitaire " à la société Axima concept, pour le lot n°8 relatif au " traitement d'eau " à la société Guiban, pour le lot n°9 relatif à " l'électricité " à la société F2E, pour le lot n°12 dédié au " carrelage " à la société Revêtement de sols (SRS). Le contrôle technique de l'opération a été confié à la société Apave Nord-Ouest et la société Dalkia était chargée de la maintenance du complexe. Le 19 juin 2016, la société Dalkia a constaté que le système de remplissage automatique du bassin ludique s'était déclenché pour pallier le vidage de la piscine et que l'eau se répandait dans le sous-sol. Un constat et une expertise judiciaires ont été successivement ordonnés en juin et juillet 2016 par le tribunal. A la suite du dépôt du rapport d'expertise, un protocole d'accord a été signé entre les parties. Les travaux de reprise des désordres ont été réalisés à la fin décembre 2023 mais à la remise en eau du bassin ludique, une fuite d'eau est apparue et s'est aggravée. Un nouveau constat judiciaire a été ordonné le 30 janvier 2024 par le juge des référés dans l'instance enregistrée sous le numéro 2400573 et a donné lieu en avril 2024 au dépôt d'un rapport par M. C, expert désigné. A la suite de ce constat judiciaire, la communauté de communes de Châteaubriant Derval demande à présent au juge des référés de prescrire une mesure d'expertise en vue de déterminer l'origine, les causes et les conséquences des désordres d'exfiltrations d'eau constatés affectant le complexe aquatique Aquachoisel situé rue de la Galissonière à Châteaubriant (44).
Sur l'intervention volontaire des sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles et la mise hors de cause de la société Covea Risks :
2. Les sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuelles interviennent volontairement à l'instance en qualité d'assureurs de la société AR-C et venant aux droits de la société Covea Risks. En l'espèce, il y a lieu d'admettre l'intervention volontaire de ces sociétés et de mettre hors de cause la société Covea Risks.
Sur les autres demandes de mises hors de cause :
3. Peuvent être appelées en qualité de parties à une expertise, ordonnée sur le fondement des dispositions de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les personnes qui ne sont pas manifestement étrangères au litige susceptible d'être engagé devant le juge de l'action qui motive l'expertise. En outre, le juge du référé peut appeler à l'expertise, en qualité de sachant, toute personne dont la présence est de nature à éclairer ses travaux. Par ailleurs, la mise en cause d'une partie dans une expertise, simple mesure d'instruction ordonnée avant tout procès, ne préjuge aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties.
4. En premier lieu, si la société Dalkia demande au juge des référés sa mise hors de cause, il résulte de l'instruction notamment du rapport de constat judiciaire établi par M. C, expert, et enregistré au greffe du tribunal le 23 avril 2024, que sa présence aux réunions d'expertise est nécessaire en tant que sachante pour permettre les interventions techniques sur le site, et que cette société a d'ailleurs participé aux réunions organisées entre les parties au litige dans le cadre de ce constat judiciaire. Par conséquent, en l'état de l'instruction, la mise en cause de la société Dalkia, qui ne constitue qu'une simple mesure d'instruction ne préjugeant pas aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties, tous droits et moyens des parties étant réservés, apparaît utile. Dès lors, la demande de mise hors de cause de cette société doit être rejetée.
5. En deuxième lieu, il résulte de l'instruction et notamment du rapport de constat judiciaire établi par M. C, expert, et enregistré au greffe du tribunal le 23 avril 2024 dans l'instance n°2400573, que la société Axima, titulaire du lot n°7, chauffage, traitement de l'air et plomberie-sanitaire, assurée auprès de la société XL Insurance Company SE n'était pas concernée par le désordre en cause et pouvait solliciter sa mise hors de cause. Il résulte également de l'instruction que la communauté de communes requérante ne s'oppose pas à cette demande de mise hors de cause. Par conséquent, en l'état de l'instruction, il y a lieu de mettre hors de cause la société XL Insurance Company SE en sa qualité d'assureur de la société Axima.
6. En troisième lieu, contrairement à ce que soutiennent en défense la société Soc de Revêtements de Sols, titulaire du lot n° 12 carrelage et la SMABTP son assureur, il ne résulte pas de l'instruction, notamment du rapport de constat judiciaire établi par M. C, expert, enregistré au greffe du tribunal le 23 avril 2024 dans l'instance n°2400573, que les travaux de la société Soc de Revêtements de Sols ont été mis hors de cause. Par conséquent, en l'état de l'instruction, la mise en cause de la société Soc de Revêtements de Sols et de la SMABTP, qui ne constitue qu'une simple mesure d'instruction ne préjugeant pas aucunement de l'existence et de l'étendue des responsabilités des parties, tous droits et moyens des parties étant réservés, apparaît utile. Dès lors, la demande de mise hors de cause de ces sociétés doit être rejetée.
Sur la demande d'expertise :
7. Aux termes de l'article R. 532-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut, sur simple requête et même en l'absence de décision administrative préalable, prescrire toute mesure utile d'expertise ou d'instruction (). ".
8. En l'état de l'instruction, la mesure d'expertise judiciaire demandée par la communauté de communes Châteaubriant-Derval revêt un caractère utile et entre dans le champ d'application des dispositions précitées de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Il y a donc lieu de faire droit à la demande d'expertise et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 3 de la présente ordonnance.
Sur les réserves exprimées :
9. Il n'appartient pas au juge administratif de donner acte de protestations ou de réserves. Les conclusions en ce sens ne peuvent qu'être rejetées.
Sur la demande de pré-rapport :
10. Aucune disposition du code de justice administrative ni aucun principe général du droit ne fait obligation à l'expert d'établir un pré-rapport. L'expert, dans la conduite des opérations de l'expertise qui lui est confiée et dont il définit librement les modalités pratiques, de concert avec les parties, ne saurait se voir soumis à d'autres obligations que celles issues du principe du contradictoire. L'établissement d'un pré-rapport adressé aux parties en vue de recueillir leurs éventuelles observations ne constitue donc qu'une modalité opérationnelle de l'expertise dont il appartient à l'expert d'apprécier la nécessité d'y recourir, à charge pour les parties de le lui demander. Il suit de là que les conclusions de la communauté de communes de Châteaubriant-Derval tendant à ce que l'expert dresse un pré-rapport soumis aux parties ne peuvent qu'être rejetées.
Sur les dépens :
11. Devant les juridictions administratives, il appartient au président de la juridiction, et non au juge des référés, de fixer par ordonnance les frais et honoraires qui seront dus à l'expert et de désigner la partie qui en assumera la charge. Il s'ensuit que les conclusions des parties tendant à réserver les dépens ne peuvent être accueillies.
Sur les frais liés au litige :
12. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la communauté de communes Châteaubriant-Derval les sommes de 1 500 euros que demandent chacune les sociétés XL Insurance Company SE et Soc de Revêtements de Sols au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E
Article 1er : L'intervention volontaire des sociétés MMA Iard et MMA Iard Assurances Mutuellles est admise.
Article 2 : Les sociétés Covea Risks et la société XL Insurance Company en sa qualité de la société Axima sont mises hors de cause.
Article 3 : M. B C, demeurant 12 rue Rabelais à Nantes (44000), est désigné en qualité d'expert.
Il aura pour mission de :
1°) se rendre sur les lieux, entendre les parties et prendre connaissance de tous documents utiles relatifs aux travaux de construction du complexe aquatique Aquachoisel situé rue de la Galissonière à Châteaubriant (44) ;
2°) rappeler et préciser les liens contractuels unissant les parties, les missions confiées par le maître d'ouvrage à chacun des constructeurs qu'il attrait à la présente instance, et si possible, annexer à son rapport les marchés, avenants, ordres de services et tous autres documents utiles ;
3°) procéder à la constatation et au relevé précis et détaillé des désordres d'exfiltrations d'eau affectant le complexe aquatique Aquachoisel situé rue de la Galissonière à Châteaubriant (44) ;
4°) décrire les désordres et malfaçons qui seraient constatés et réunir les éléments d'information permettant au tribunal de dire s'ils sont de nature à compromettre la solidité de l'ouvrage ou de le rendre impropre à sa destination et de préciser si ces désordres présentent un caractère évolutif ;
5°) donner un avis motivé sur les causes et origines des désordres d'exfiltrations d'eau affectant le complexe aquatique Aquachoisel, en précisant s'ils sont imputables aux travaux de construction, à la conception, à un défaut de direction ou de surveillance, à leur exécution ou encore aux conditions d'utilisation et d'entretien, dans le cas de causes multiples, d'évaluer la part d'imputabilité à chacune d'elles ;
6°) proposer, le cas échéant, les mesures conservatoires nécessaires et évaluer leur coût ;
7°) indiquer la nature des travaux nécessaires pour remédier à la situation actuelle, en assurant la solidité des ouvrages et un usage propre à leur destination, en précisant s'il en résulte une plus-value pour les immeubles en cause ;
8°) d'une façon générale, recueillir tous éléments et faire toutes autres constatations utiles de nature à éclairer le tribunal dans son appréciation des responsabilités éventuellement encourues et des préjudices subis.
Article 3 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira sa mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues aux articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, recourir à un sapiteur qui sera préalablement désigné par le président du tribunal administratif.
Article 4 : L'expert effectuera sa mission au contradictoire de :
- la communauté de communes Châteaubriant-Derval,
- la société Jousselin Construction,
- la SMABTP (assureur de la société Jousselin Construction, de la société Soc de Revêtements de Sols et de M. A D),
- la société AR-C,
- la société BVL Architecture,
- la société MMA Iard (assureur de la société BVL Architecture),
- la société MMA Iard Assurances Mutuelles (assureur de la société BVL Architecture),
- la société Electricité Thermique Ingénierie Service,
- la Mutuelle des Architectes Français (assureur de la société BVL Architecture et de la société Electricité Thermique Ingénierie Service),
- la société Serba,
- la société Allianz Iard (assureur de la société F2E),
- la société Soc de Revêtements de Sols,
- la société Dalkia,
- la société Apave Infrastructures et Constructions France,
- la société Guiban.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport avant le 30 juin 2025. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 7 : Les frais et honoraires de l'expertise seront taxés ultérieurement par le tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.
Article 8 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 9 : La présente ordonnance sera notifiée à la communauté de communes Châteaubriant-Derval, à la société Jousselin Construction, à la SMABTP, à la société AR-C, à la société BVL Architecture, à la société Covea Risks, à la société MMA Iard, à la société MMA Iard Assurances Mutuelles, à la société Electricité Thermique Ingénierie Service, à la Mutuelle des Architectes Français, à la société Serba, à la société XL Insurance Company SE, à la société Allianz Iard, à la société Soc de Revêtements de Sols, à la société Dalkia, à la société Apave Infrastructures et Constructions France, à la société Guiban, et à M. C, expert.
Fait à Nantes, le 15 juillet 2024.
La juge des référés,
F. Specht-Chazottes
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2403701
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026