mercredi 12 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2407160 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | LE ROY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces, enregistrées le 15 mai 2024, le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, à M. C A et à Mme D B, ainsi que tous occupants de leur chef, de libérer sans délai le logement dédié aux demandeurs d'asile qu'ils occupent avec leurs deux enfants mineurs situé 35 quai Magellan à Nantes (44000) et géré par l'HUDA ASBL ;
2°) de l'autoriser à procéder à leur expulsion avec le concours de la force publique ;
3°) de l'autoriser à donner toutes instructions utiles au gestionnaire du logement afin de débarrasser les lieux des biens meubles s'y trouvant, aux frais et risques de M. C A et de Mme D B, à défaut pour ceux-ci de les avoir emportés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 juin 2024, M. A et Mme B, représentés par Me Le Roy, concluent au rejet de la requête.
Un mémoire en réplique, présenté par le préfet de la Loire-Atlantique, a été enregistré le 6 juin 2024.
M. C A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 30 mai 2024.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bouchardon, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique du 6 juin 2024 à 9 heures 30 :
- le rapport de M. Bouchardon, juge des référés,
- et les observations de Me Le Roy, avocate de M. A et de Mme B, en leur présence. Les requérants précisent leurs conclusions en demandant que soit mis à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros, à verser à leur conseil en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi de 1991 relative à l'aide juridictionnelle.
La clôture de l'instruction a été différée au 7 juin 2024 à 12h.
Une note en délibéré, présentée pour le préfet, a été enregistrée le 6 juin 2024 à 14h32 et a été communiquée.
Une note en délibéré, présentée pour les requérants, a été enregistrée le 7 juin 2024 à
10h12 et a été communiquée.
L'instruction a été rouverte pour être à nouveau close le 7 juin 2024 à 16h00.
Par une note en délibéré enregistrée le 7 juin 2024 à 15h12, le préfet de la Loire-Atlantique déclare se désister de sa requête et conclut au rejet des conclusions tendant à ce que soient mis à sa charge les frais d'instance.
L'instruction a été rouverte pour être à nouveau close le 10 juin 2024 à 12h00.
Une note en délibéré, présentée pour les requérants, a été enregistrée le 10 juin 2024 à 10h07. Les requérants déclarent maintenir leurs conclusions présentées en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 alinéa 2 de la loi de 1991 relative à l'aide juridictionnelle. Elle a été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Le préfet de la Loire-Atlantique demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, d'ordonner l'expulsion sans délai de M. C A et de Mme D B ainsi que tous occupants de leur chef, du logement géré par l'HUDA ASBL qu'ils occupent avec leurs deux enfants mineurs, situé 35 quai Magellan à Nantes.
2. Par un mémoire enregistré le 7 juin 2024, le préfet de la Loire-Atlantique déclare se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. M. C A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Le Roy d'une somme de 500 euros (cinq cents euros).
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement du préfet de la Loire-Atlantique de ses conclusions présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 : L'Etat versera à Me Le Roy, avocate de M. C A et de Mme D B, la somme de 500 euros (cinq cents euros) au titre des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée au ministre de l'intérieur et des outre-mer, à M. C A, à Mme D B et à Me Le Roy.
Copie sera en outre adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 12 juin 2024.
Le juge des référés,
L. Bouchardon
La greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026