jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2407474 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | ATLANTIC JURIS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 mai 2024, l'Office public de l'habitat de Vendée - Vendée Habitat, représenté par Me Tertrais, doit être regardé comme demandant au tribunal, au titre des dispositions de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, de désigner un expert aux fins de :
1°) constater l'état et les caractéristiques de l'ensemble immobilier situé sur la parcelle cadastrée section BY n°814 sis à l'angle de la rue Georges Clémenceau et de la rue du Bardonneau à Saint Hilaire de Riez (85270), propriété de Vendée Habitat domiciliée 28 rue Benjamin Franklin à La Roche sur Yon (85000), et à proximité duquel sera réalisé des travaux d'aménagement en jardin des sous-volumes V3a et V3b par la commune de Saint-Hilaire-de-Riez ;
2°) constater d'éventuels désordres au cours des travaux et à l'issue du chantier et de se prononcer sur les responsabilités encourues et sur les préjudices subis.
Il soutient que :
- la rétrocession en pleine propriété d'une partie du volume 3 à la commune de Saint Hilaire de Riez est prévu le 13 juin 2024 ;
- il a produit une note technique relative à l'aménagement des terrasses jardin en y évoquant un certain nombre de précautions à prendre pour la réalisation des travaux ;
- les travaux en cause sont de nature à avoir un impact et des conséquences sur les autres volumes de l'ensemble immobilier concerné ;
- la mesure demandée est utile avant l'engagement des travaux, durant les travaux et jusqu'à leur terme.
La requête a été communiquée à la commune de Saint Hilaire de Riez.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Nantes a désigné Mme Specht-Chazottes, première vice-présidente du tribunal administratif de Nantes, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative : " Le juge des référés peut charger un expert de procéder, lors de l'exécution de travaux publics, à toutes constatations relatives à l'état des immeubles susceptibles d'être affectés par des dommages puis, le cas échéant, aux causes et à l'étendue des dommages qui surviendraient effectivement pendant la durée d'exécution des travaux. / L'ordonnance désignant l'expert peut prévoir, par dérogation à l'article R. 751-3, qu'elle sera notifiée par le demandeur aux personnes dont les immeubles sont susceptibles d'être affectés par des dommages. / L'expert dépose un premier rapport accompagné d'un état de ses vacations, frais et débours, dès l'issue de la phase de constat. Le président de la juridiction ou, au Conseil d'Etat, le président de la section du contentieux fixe alors par ordonnance le montant des honoraires et des frais et débours dû à l'expert, dans les conditions prévues par l'article R. 621-11. / La mission de l'expert peut se poursuivre, si l'ordonnance mentionnée au deuxième alinéa l'a prévu, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant la durée d'exécution des travaux, à l'initiative du demandeur saisi, le cas échéant, par l'une des parties mentionnées au deuxième alinéa. Le montant des honoraires et des frais et débours est fixé après le dépôt du ou des rapports relatifs aux dommages dans les conditions prévues par l'article R. 621-11, sans préjudice de l'application des dispositions de l'article R. 621-12. ".
2. L'Office public de l'habitat de Vendée, Vendée Habitat, sollicite une mesure d'expertise préventive portant sur l'état de l'ensemble immobilier situé sur la parcelle cadastrée BY n°814 sis à l'angle de la rue Georges Clémenceau et de la rue du Bardonneau à Saint Hilaire de Riez (85270), propriété de Vendée Habitat, à proximité duquel sont prévus des travaux d'aménagement en jardin des sous-volumes V3a et V3b par la commune de Saint-Hilaire-de-Riez. En raison de leur nature et de leur importance, les travaux en cause sont susceptibles de provoquer des désordres sur l'ensemble immobilier en cause. Ainsi, cette requête tendant à la désignation d'un expert présente le caractère d'utilité exigé par l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de faire droit à cette demande et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B A, inscrit au tableau 2024 des experts agréés auprès de la cour d'appel de Poitiers à la rubrique C-03.01 " Structures : généralistes " et demeurant 1 La Haute Normandelière à La Copechagnière (85260), est désigné en qualité d'expert.
Il aura pour mission de :
1° se rendre sur place et avant les travaux d'aménagement par la commune de Saint Hilaire de Riez des toitures terrasses (sous-volumes V3a et V3b) de la résidence " Le Patio d'Henry ", établir un état des lieux de l'ensemble immobilier dans lequel elles s'insèrent tel qu'édifié sous la maîtrise d'ouvrage de Vendée Habitat sur la parcelle cadastrée BY n°814 à Saint Hilaire de Riez (85270) ;
2° se faire communiquer tous documents et pièces qu'il estimera utiles à l'accomplissement de sa mission, et entendre tous sachants ;
3° dresser tous états descriptifs et qualificatifs du ou des immeuble(s) concerné(s) afin de déterminer s'ils présentent ou non des dégradations, des désordres inhérents à leur structure, à leur mode de construction, à leur état de vétusté et à la nature du sol sur lesquels ils reposent ;
4° préciser les risques associés aux travaux sur les toitures terrasses (sous-volumes V3a et V3b) de la résidence " Le Patio d'Henry " sur le reste de l'ensemble immobilier, et indiquer, le cas échéant, les éventuelles mesures de sauvegarde à mettre en oeuvre et décrire les travaux à réaliser et en chiffrer le coût ;
5° constater, s'il y a lieu, au cours des travaux et, en tout état de cause, au terme de ces travaux, si le ou les immeuble(s) concerné(s), ont été affectés de dommages, et, dans l'affirmative, d'en dresser constat, de déterminer leur étendue et leurs causes, ainsi que la nature et le coût des travaux nécessaires pour y remédier ;
6° recueillir tous éléments techniques et de faits de nature à permettre au tribunal, le cas échéant, de se prononcer sur les responsabilités encourues et d'évaluer les préjudices subis.
7° dresser un rapport de l'ensemble de ces constatations concernant le ou les immeuble(s) en cause.
Article 2 : Après avoir prêté serment, l'expert accomplira la mission définie à l'article 1er dans les conditions prévues par les articles R. 621- 1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il pourra, au besoin, se faire assister par un sapiteur préalablement désigné par le juge des référés.
Article 3 : L'expert effectuera sa mission au contradictoire de :
- l'Office public de l'habitat de Vendée, Vendée Habitat,
- la commune de Saint Hilaire de Riez.
Article 4 : Les frais et honoraires dus à l'expert seront taxés ultérieurement par le président du Tribunal conformément aux dispositions de l'article R. 621-13 du code de justice administrative.
Article 5 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport, à l'issue des travaux envisagés, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 6 : La présente ordonnance sera notifiée à l'Office public de l'habitat de Vendée (Vendée Habitat), à la commune de Saint Hilaire de Riez, et à M. A, expert.
Fait à Nantes, le 6 juin 2024.
La juge des référés,
F. Specht-Chazottes
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2407474
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026