lundi 12 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2410659 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL LEXCAP ANGERS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 12 juillet 2024, la société par actions simplifiée (SAS) Chauff'Eco, représentée par Me Buffet, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :
1°) d'annuler la procédure de passation du marché public engagée par la commune des Ponts-de-Cé pour le lot n° 1 " Chauffage " d'une opération portant sur la réalisation de trois installations de géothermie sur sondes ;
2°) d'enjoindre à la commune des Ponts-de-Cé de reprendre l'examen des offres ;
3°) de mettre à la charge de la commune des Ponts-de-Cé la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- le contrat n'ayant pas encore été conclu entre la commune des Ponts-de-Cé et la société ATCS, sa requête, présentée en application des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, est recevable ;
- des manquements aux obligations de publicité et de mise en concurrence sont caractérisés justifiant l'annulation de la procédure de passation du marché :
. le règlement de la consultation présentait des imprécisions ; la méthode d'évaluation était susceptible à conduire à ce que, au regard de l'ensemble des critères, l'offre présentant le meilleur avantage économique global, comme la sienne, ne soit pas choisie ;
. la notation du critère prix de la société ATCS est entachée d'une erreur de calcul au vue du règlement de la consultation ;
. le règlement de la consultation a été méconnu notamment les conditions posées par ses articles 2, 3 et 7 qui prévoient une communication entre le pouvoir adjudicateur et les candidats au moyen exclusif d'une plateforme internet sécurisée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2024, la société par actions simplifiées ACTS, représentée par Me Hugel, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la requête de la SAS Chauff'Eco ;
2°) de mettre à la charge de la SAS Chauff'Eco la somme de 3 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SAS Chauff'Eco ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense, enregistré le 1er août 2024, la commune des Ponts-de-Cé, représentée par Me Meunier, demande au juge des référés :
1°) de rejeter la requête de la SAS Chauff'Eco ;
2°) de mettre à la charge de la SAS Chauff'Eco la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SAS Chauff'Eco ne sont pas fondés.
Par un mémoire, enregistré le 2 août 2024, la SAS Chauff'Eco, représentée par Me Buffet, indique se désister de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la commande publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme A en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. La commune des Ponts-de-Cé (Maine-et-Loire) a décidé de faire réaliser trois installations de géothermie sur sonde, selon la procédure adaptée. Le marché correspondant a été divisé en trois lots dont le premier portait sur le chauffage. La date limite de dépôt des offres a été fixée au 13 juin 2024. Le lot n° 1 a été attribué à la société ACTS. La société par actions simplifiées (SAS) Chauff'Eco, qui avait également déposé une offre pour l'attribution du lot n° 1, s'est vu notifier le rejet de son offre par un courrier du 10 juillet 2024, réceptionné le lendemain. Par la présente requête, la SAS Chauff'Eco demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler la procédure de passation du lot n° 1 du marché de réalisation des trois installations de géothermie sur sondes sur le territoire de la commune des Ponts-de-Cé.
2. En premier lieu, par un mémoire enregistré le 2 août 2024, la SAS Chauff'Eco a indiqué se désister de sa requête en référé. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. En second lieu, il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux conclusions de la SAS ACTS d'une part et de la commune des Ponts-de-Cé d'autre part tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : Il est donné du désistement de la requête de la SAS Chauff'Eco.
Article 2 : Les conclusions de la SAS ACTS et de la commune des Ponts-de-Cé tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la SAS Chauff'Eco, la société ACTS et la commune des Ponts-de-Cé.
Fait à Nantes, le 12 août 2024.
La juge des référés,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre
les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026