vendredi 20 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2414282 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | KHATIFYIAN |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024 sous le numéro 2414282, Mme B D, représentée par Me Khatifyian, demande au juge des référés :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui remettre une attestation de demande d'asile ainsi que le formulaire de demande d'asile pour qu'il puisse introduire sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFII), dans un délai de cinq jours à compter de l'ordonnance à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au directeur de l'OFII de le rétablir dans ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif depuis l'interruption de son allocation pour demandeur d'asile, et ce dans un délai de 3 jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de la justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de A le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 39 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que le refus d'enregistrement en procédure normale lui interdit d'avoir accès aux instances chargées de l'asile pour faire valoir ses craintes alors qu'elle risque de faire l'objet d'une mesure de remise aux autorités allemandes à tout moment et ne bénéficie plus de l'allocation pour demandeur d'asile à la suite de la déclaration selon laquelle son mari aurait été en fuite en la plaçant ainsi dans une situation extrêmement précaire ;
- le refus d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile alors que les circonstances de son parcours font qu'elle ne peut être regardé comme ayant pris la fuite au sens de l'article 29§2 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 et 20 septembre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, la condition d'urgence n'est pas satisfaite ;
- à titre très subsidiaire, le fait pour la requérante de ne pas s'être présentée à l'embarquement le 14 septembre 2024, constitue une soustraction intentionnelle et persistante en vue de faire échec à l'exécution de la décision de transfert ; dès lors, en la plaçant en fuite et en refusant implicitement de la passer en procédure d'asile en France, au motif qu'elle s'était soustrait de manière intentionnelle une seule fois à l'embarquement en vue de son transfert vers l'Allemagne, il n'a pas porté une atteinte manifestement illégale au droit d'asile.
II. Par une requête enregistrée le 17 septembre 2024 sous le numéro 2414283, M. C E, représenté par Me Khatifyian, demande au juge des référés sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire de lui remettre une attestation de demande d'asile ainsi que le formulaire de demande d'asile pour qu'il puisse introduire sa demande auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides, dans un délai de cinq jours à compter de l'ordonnance à intervenir et ce sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d'enjoindre au directeur de l'OFII de le rétablir dans ses conditions matérielles d'accueil et de lui verser l'allocation de demandeur d'asile à titre rétroactif depuis l'interruption de son allocation pour demandeur d'asile, et ce dans un délai de trois jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard en application des articles L. 911-1 et L. 911-3 du code de la justice administrative ;
4°) de mettre à la charge de A le versement au profit de son conseil d'une somme de 1 500 euros HT au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et du deuxième alinéa de l'article 39 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que le refus d'enregistrement en procédure normale lui interdit d'avoir accès aux instances chargées de l'asile pour faire valoir ses craintes alors qu'il risque de faire l'objet d'une mesure de remise aux autorités allemandes à tout moment et ne bénéficie plus de l'allocation pour demandeur d'asile à la suite de la déclaration selon laquelle il aurait été en fuite en le plaçant ainsi dans une situation extrêmement précaire ;
- le refus d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale porte une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile alors que les circonstances de son parcours font qu'il ne peut être regardé comme ayant pris la fuite au sens de l'article 29§2 du règlement n° 604/2013 du 26 juin 2013.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 19 et 20 septembre 2022, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- à titre principal, la requête est irrecevable ;
- à titre subsidiaire, la condition d'urgence n'est pas satisfaite ;
- à titre très subsidiaire, le fait pour le requérant de ne pas s'être présenté à l'embarquement le 14 septembre 2024, constitue une soustraction intentionnelle et persistante en vue de faire échec à l'exécution de la décision de transfert ; dès lors, en le plaçant en fuite et en refusant implicitement de le passer en procédure asile en France, au motif qu'il s'était soustrait de manière intentionnelle une seule fois à l'embarquement en vue de son transfert vers l'Allemagne, il n'a pas porté une atteinte manifestement illégale au droit d'asile.
Un mémoire en réplique et des pièces complémentaires, enregistrés le 20 septembre 2024, ont été présentés pour M. E, qui conclut aux mêmes fins que sa requête par les mêmes moyens et réfute les arguments développés dans le mémoire en défense et souligne que son hospitalisation n'a pas été préméditée en vue de se soustraire intentionnellement à son embarquement.
Mme D et M. E ont été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par deux décisions du 18 septembre 2024.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (CE) n° 1560/2003 du 2 septembre 2003 ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Le rapport de M. Rosier, juge des référés, a été entendu au cours de l'audience publique du 20 septembre 2024 à 11 heures.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la jonction :
1.Les requêtes susvisées n° 2414282 et n° 2414283 concernent deux référés présentés sur le même fondement pour des mesures identiques concernant un couple de ressortissants étrangers et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour qu'il y soit statué par une seule ordonnance.
Sur la demande d'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2.Par deux décisions du 18 septembre 2024, le bureau d'aide juridictionnelle a accordé l'aide juridictionnelle totale à Mme D et M. E. Par suite, les conclusions susvisées sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
3.Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".
4.Mme D et M. E, ressortissants arméniens nés respectivement le 14 octobre 1991 et le 21 mai 1986, ont présenté une demande d'asile le 8 novembre 2023. Ils ont été placés sous procédure " Dublin " dès lors que la consultation du fichier Visabio a révélé que M. E était en possession d'un visa en cours de validité délivré par les autorités allemandes et que Mme D était en possession d'un visa délivré par les autorités françaises. En application du b. de l'article 11 du règlement n° 604/2013 relatif aux procédures familiales, qui rend responsable de l'ensemble des demandes des membres d'une même famille A responsable de la demande d'asile du plus âgé d'entre eux, le préfet de Maine-et-Loire a sollicité, le 17 novembre 2023, leur prise en charge par les autorités allemandes, lesquelles ont fait connaitre leur accord le 22 novembre 2023. Par deux arrêtés du 29 novembre 2023, le préfet de Maine-et-Loire a décidé de leur transfert aux autorités allemandes responsables de l'examen de leur demande d'asile et par deux arrêtés du 15 décembre 2023, le préfet les a assigné à résidence. Par plusieurs requêtes enregistrées le 22 décembre 2023, Mme D et M. E ont demandé au tribunal d'annuler ces quatre arrêtés. Par un jugement commun sous les numéros 2319102 et 2319103 du 9 janvier 2024, le tribunal administratif de Nantes a annulé l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire assignant M. E à résidence et a rejeté leurs recours en annulation des autres arrêtés. Par les présentes requêtes, Mme D et M. E demandent au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de Maine-et-Loire d'enregistrer leurs demandes d'asile et de leur remettre une attestation de demandeur d'asile ainsi que le formulaire de saisine de l'office français de protection des réfugiés et apatrides et d'enjoindre au directeur de l'OFII de le rétablir dans ses conditions matérielles d'accueil.
5.Le droit constitutionnel d'asile, qui a le caractère d'une liberté fondamentale, a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié. S'il implique que l'étranger qui sollicite la reconnaissance de la qualité de réfugié soit, en principe, autorisé à demeurer sur le territoire jusqu'à ce qu'il ait été statué sur sa demande, ce droit s'exerce dans les conditions définies par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. L'article L. 742-3 de ce code prévoit que l'étranger dont l'examen de la demande d'asile relève de la responsabilité d'un autre A peut faire l'objet d'un transfert vers A qui est responsable de cet examen en application des dispositions du règlement du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013. Ce transfert peut avoir lieu pendant une période de six mois à compter de l'acceptation de la demande de prise en charge, susceptible d'être portée à dix-huit mois dans les conditions prévues à l'article 29 de ce règlement si l'intéressé " prend la fuite ", cette notion devant s'entendre comme visant le cas où un ressortissant étranger non admis au séjour se serait soustrait de façon intentionnelle et systématique au contrôle de l'autorité administrative en vue de faire obstacle à une mesure d'éloignement le concernant.
6.Il résulte des dispositions de l'article L. 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lesquelles renvoient à celles de l'article L. 512-1 du même code, que le législateur a entendu organiser une procédure spéciale applicable au cas où un étranger fait l'objet d'une décision de transfert vers un autre A responsable de l'examen de sa demande d'asile. Le III de l'article L. 512-1 prévoit que l'étranger peut, lorsqu'il a fait l'objet d'une mesure de transfert et d'une mesure d'assignation à résidence notifiées simultanément, demander dans le délai de quarante-huit heures suivant leur notification l'annulation de ces décisions au tribunal administratif. L'article L. 742-5 du même code dispose que la décision de transfert ne peut faire l'objet d'une exécution d'office, avant l'expiration du délai de recours ou avant que le tribunal ait statué, s'il a été saisi. Il en résulte qu'il appartient à l'étranger qui entend contester une mesure de transfert vers un A membre de l'Union européenne, accompagnée d'une assignation à résidence, de saisir le juge administratif sur le fondement des dispositions du III de l'article L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile d'une demande tendant à leur annulation, assortie le cas échéant de conclusions à fin d'injonction, et que cette procédure particulière est exclusive de celles prévues par le livre V du code de justice administrative. Il n'en va autrement que dans le cas où les modalités selon lesquelles il serait procédé à l'exécution de la décision de transfert emporteraient des effets qui, en raison de changements dans les circonstances de droit ou de fait survenus depuis l'intervention de cette décision et après que le juge, saisi sur le fondement du III de l'article
L. 512-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, a statué ou que le délai prévu pour le saisir a expiré, excèderaient ceux qui s'attachent normalement à l'exécution d'une telle décision.
7.Les requérants se prévalent, au titre de circonstances nouvelles intervenues depuis l'intervention de la mesure de transfert litigieuse et après que le tribunal en ait confirmé la légalité, des pathologies graves et chroniques de M. E, nécessitant un suivi médical constant et rigoureux. A cet égard, l'intéressé produit plusieurs attestations faisant valoir des rendez-vous en urologie au sein du centre hospitalier universitaire d'Angers et une intervention pour une chirurgie osseuse programmée le 28 juin 2024. Toutefois, il ressort des certificats médicaux que l'intéressé est suivi par le centre hospitalier universitaire d'Angers depuis octobre 2023 suite à une chute et que ses problématiques urologiques, dont il n'est pas contesté qu'elles soient avérées, ne nécessitent pas des soins spécialisés qui ne pourraient pas être réalisés en Allemagne. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'intéressé aurait prévenu les services préfectoraux de son intervention chirurgicale du 18 juin 2024 alors que celle-ci était programmée depuis le 30 avril 2024. Ces circonstances ne sauraient suffire à caractériser l'existence d'une pathologie et d'un état de vulnérabilité présentés par M. E et son épouse, constatés postérieurement à la mesure de transfert en cause et au jugement du tribunal statuant sur sa légalité, de nature à révéler que les effets de l'exécution du transfert du 29 novembre 2023 des intéressés vers l'Allemagne emporterait des effets qui excèdent ceux qui s'attachent normalement à l'exécution d'une telle décision. Enfin, la circonstance que le délai de six mois prévu à l'article 29 du règlement du 26 juin 2013 soit expiré et que l'administration ait porté le délai de transfert à dix-huit mois au motif qu'elle estimait les intéressés en fuite ne saurait, alors même qu'ils contestent cette prolongation, constituer un changement de circonstances ayant un tel effet. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d'injonctions présentées par Mme D et M. E sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative doivent être rejetées comme entachées d'une irrecevabilité manifeste.
8.Dès lors, il y a lieu de rejeter les requêtes de Mme D et M. E en toutes leurs conclusions y compris celles présentées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur l'admission de Mme D et M. E au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B D, à M. C E, à Me Khatifyian, au ministre de l'intérieur et des outre-mer et à l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Maine-et- Loire.
Fait à Nantes, le 20 septembre 2024.
Le juge des référés,
P. ROSIER
La greffière,
J. DIONIS
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière, , 2414283
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026