LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2415288

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2415288

jeudi 31 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2415288
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantPERNOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 3, 23 et 25 octobre 2024, la SAS Quadria, représentée par Me Vouin, demande au juge des référés statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

1°) d'annuler les décisions par lesquelles la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé a rejeté son offre dans le cadre de la procédure de mise en concurrence en vue de la conclusion d'un marché ayant pour objet la " fourniture et livraison de composteurs individuels et de bio-seaux " ainsi que la décision par laquelle le marché a été attribué à la société Collectal ;

2°) d'enjoindre à la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé de procéder à un nouvel appel d'offres ;

3°) de mettre à la charge solidaire de la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé et de la société Collectal la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que l'offre de la société attributaire est irrégulière dès lors qu'elle n'est pas conforme à la norme NF 094 ou équivalent en méconnaissance des exigences du a) du 1. de l'article 3 du cahier des clauses techniques particulières.

Par un mémoire en défense enregistré le 23 octobre 2024, la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé, représentée par Me Forcinal, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS Quadria en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que le moyen invoqué par la société requérante n'est pas fondé.

Par des mémoires enregistrés les 18 et 24 octobre 2024, la société Collectal, représentée par Me Pernot, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 500 euros soit mise à la charge de la SAS Quadria au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que le moyen invoqué par la société requérante n'est pas fondé.

Vu les pièces du dossier.

Vu :

- le code de la commande publique ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Simon, en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Au cours de l'audience publique tenue le 28 octobre 2024 à 14h30 en présence de Mme Labourel, greffière d'audience, M. Simon a lu son rapport et entendu :

- les observations de Me Vouin, avocate de la société Quadria ;

- et les observations de Me Forcinal, avocat de la communauté de communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. Par avis d'appel public à la concurrence publié le 22 juillet 2024, la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé a lancé une procédure de mise en concurrence (appel d'offres ouvert) en vue de l'attribution d'un marché ayant pour objet la fourniture de composteurs individuels et de bio-seaux. Par courrier du 2 octobre 2024, la société Quadria a été informée du rejet de son offre et de ce que le marché était attribué à la société Collectal. Par sa requête, la société demande au juge des référés, statuant en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, d'annuler les décisions de rejet de son offre et d'attribution du marché à la société Collectal.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative :

2. Aux termes des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative : " Le président du tribunal administratif, ou le magistrat qu'il délègue, peut être saisi en cas de manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence auxquelles est soumise la passation par les pouvoirs adjudicateurs de contrats administratifs ayant pour objet l'exécution de travaux, la livraison de fournitures ou la prestation de services, avec une contrepartie économique constituée par un prix ou un droit d'exploitation, la délégation d'un service public ou la sélection d'un actionnaire opérateur économique d'une société d'économie mixte à opération unique. / Il peut également être saisi en cas de manquement aux mêmes obligations auxquelles sont soumises, en application de l'article L. 521-20 du code de l'énergie, la sélection de l'actionnaire opérateur d'une société d'économie mixte hydroélectrique et la désignation de l'attributaire de la concession. / Le juge est saisi avant la conclusion du contrat. ".

3. Il appartient au juge administratif, saisi en application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, de se prononcer sur le respect des obligations de publicité et de mise en concurrence incombant à l'administration. En vertu de cet article, les personnes habilitées à agir pour mettre fin aux manquements du pouvoir adjudicateur à ses obligations de publicité et de mise en concurrence sont celles qui sont susceptibles d'être lésées par de tels manquements. Il appartient, dès lors, au juge des référés précontractuels de rechercher si l'opérateur économique qui le saisit se prévaut de manquements qui, eu égard à leur portée et au stade de la procédure auquel ils se rapportent, sont susceptibles de l'avoir lésé ou risquent de le léser, fût-ce de façon indirecte en avantageant un opérateur économique concurrent.

4. D'une part, aux termes de l'article L. 2111-1 du code de la commande publique : " La nature et l'étendue des besoins à satisfaire sont déterminées avec précision avant le lancement de la consultation en prenant en compte des objectifs de développement durable dans leurs dimensions économique, sociale et environnementale. " Aux termes de l'article L. 2111-2 du même code : " La nature et l'étendue des besoins à satisfaire sont déterminées avec précision avant le lancement de la consultation en prenant en compte des objectifs de développement durable dans leurs dimensions économique, sociale et environnementale. " Aux termes de l'article R. 2111-7 de ce code : " Les spécifications techniques ne peuvent pas faire mention d'un mode ou procédé de fabrication particulier ou d'une provenance ou origine déterminée, ni faire référence à une marque, à un brevet ou à un type lorsqu'une telle mention ou référence est susceptible de favoriser ou d'éliminer certains opérateurs économiques ou certains produits. / Toutefois, une telle mention ou référence est possible si elle est justifiée par l'objet du marché ou, à titre exceptionnel, dans le cas où une description suffisamment précise et intelligible de l'objet du marché n'est pas possible sans elle et à la condition qu'elle soit accompagnée des termes " ou équivalent ". " Aux termes de l'article R. 2111-8 du même code : " L'acheteur formule les spécifications techniques : / 1° Soit par référence à des normes ou à d'autres documents équivalents accessibles aux candidats (). " Aux termes de l'article R. 2111-11 de ce code : " Lorsque l'acheteur formule une spécification technique par référence à une norme ou à un document équivalent, il ne peut pas rejeter une offre au motif que celle-ci n'est pas conforme à cette norme ou à ce document si le soumissionnaire prouve, par tout moyen approprié, que les solutions qu'il propose satisfont de manière équivalente aux exigences définies par cette norme ou ce document. () "

5. D'autre part, aux termes de l'article 3.1 du cahier des clauses techniques particulières applicable au marché litigieux : " a) Norme : / Les composteurs proposés sont dotés de la marque NF environnement et plus précisément NF 094 " composteurs individuels de jardin " selon la dernière liste AFNOR ou équivalent connue à la date de l'appel d'offres. () ".

6. La certification NF Environnement constitue une marque collective correspondant à un label écologique national. La référence à un label écologique national ne doit pas avoir pour effet de créer des obstacles injustifiés à l'ouverture des marchés publics à la concurrence. Ainsi, si la personne responsable du marché a la faculté de définir ses besoins, et notamment les spécifications techniques des produits, par référence à un tel label écologique, elle ne peut, sans porter atteinte au principe d'égal accès aux marchés publics, exiger des candidats une offre exclusive de produits certifiés par la seule marque " NF Environnement ", mais doit permettre la présentation d'offres de produits qui possèdent des caractéristiques équivalentes ou supérieures sans pour autant être estampillés de cette marque.

7. En l'espèce, en mentionnant que " Les composteurs proposés sont dotés de la marque NF environnement et plus précisément NF 094 " composteurs individuels de jardin " selon la dernière liste AFNOR ou équivalent connue à la date de l'appel d'offres ", la communauté de communes s'est bornée à définir les spécifications techniques de produit par référence au label NF 094, sans en cela exiger des candidats une offre exclusive d'un produit certifié par la seule marque " NF Environnement ". La société Collectal a produit une certification de l'institut italien du plastique et une déclaration du constructeur des composteurs individuels et des bio-seaux objet du marché attestant que ceux-ci étaient conformes aux " critères de la norme NF 094 ". Cette dernière déclaration précise à l'aune de quels critères les composteurs concernés satisfont aux exigences de la norme NF 094. En se bornant à soutenir que cette attestation ne suffit pas à démontrer la conformité des produits fournis par la société Collectal aux critères de la norme

NF 094 sans préciser quelles exigences de cette norme ne seraient pas remplies par ces produits, et alors que le soumissionnaire peut prouver, par tout moyen approprié, que les solutions qu'il propose satisfont de manière équivalente aux exigences définies par une telle norme, la société Quadria n'établit pas que l'offre de la société Collectal n'était pas conforme aux exigences prévues par les stipulations citées ci-dessus de l'article 3.1 du cahier des clauses techniques particulières applicable au marché litigieux. Par suite, le moyen tiré de l'irrégularité de l'offre de la société attributaire doit être écarté comme non fondé.

8. Il résulte de ce qui précède que les conclusions présentées par la société Quadria sur le fondement des dispositions de l'article L. 551-1 du code de justice administrative doivent être rejetées.

Sur les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :

9. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge solidaire de la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé et de la société Collectal, qui ne sont pas parties perdantes, la somme que demande la société Quadria sur leur fondement. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société Quadria la somme de 1 000 euros au titre des frais exposés par la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé et non compris dans les dépens et la somme de 1 000 euros au titre des frais de même nature exposés par la société Collectal.

ORDONNE :

Article 1er : La requête de la société Quadria est rejetée.

Article 2 : La société Quadria versera à la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé la somme de 1 000 (mille euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : La société Quadria versera à la société Collectal la somme de 1 000 (mille euros) au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Quadria, à la communauté de communes Champagne conlinoise et pays de Sillé et à la société Collectal.

Fait à Nantes, le 31 octobre 2024.

Le juge des référés,

P-E. SIMON

La greffière,

P. LABOUREL

La République mande et ordonne au préfet de la Sarthe en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions