lundi 7 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2415319 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | TOUCHARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée 3 octobre 2024 suivie d'une pièce complémentaire, enregistrée le 4 octobre 2024 Mme A B, représentée par Me Touchard, demande au juge des référés sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
1°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique ou à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), de lui indiquer une solution d'hébergement pour elle et sa fille mineure dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
2°) de l'admettre à l'aide juridictionnelle provisoire ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement de la somme de 1 500 euros au profit de son conseil, qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition particulière d'urgence est remplie en ce qu'elle est seule à la rue avec sa fille de neuf ans et qu'ainsi sa vulnérabilité est avérée alors qu'elle est demandeuse d'asile, placée sous procédure normale mais qu'elle est actuellement sans ressources et que ses appels quotidiens au 115 restent sans solution ;
- il est porté atteinte de manière grave et manifestement illégale aux libertés fondamentales constituées par le droit à un logement décent prévu par le 11ème alinéa du préambule de la Constitution de 1958, au droit à une hébergement d'urgence, aux garanties d'accueil dues aux demandeurs d'asile alors que sa demande d'asile a été enregistrée par l'Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) le 10 septembre 2024 ; les différents services d'hébergement sont alertés de la situation et le refus de donner suite à sa demande méconnaît les dispositions de la directive 2003/9/CE du 27 janvier 2003, transposées par les articles L. 345-1 et suivants du code de l'action sociale et des familles, le préfet ne démontrant pas l'absence de moyens disponibles pour assurer le respect de ce droit y compris au niveau national ; cette situation constitue également une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant protégé par l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 octobre 2024 l'Office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête :
Il fait valoir que :
- la condition d'urgence n'est pas remplie en ce que le dispositif national et départemental d'accueil des demandeurs d'asile est saturé, 132 familles monoparentales étant actuellement en attente d'un hébergement et les captures d'écran au dispositif du 115 ne permettent pas d'établir que l'intéressée se serait vue refuser l'assistance desdits services ; elle ne justifie pas du risque allégué pour sa santé et celle de sa fille, n'ayant pas renvoyé le certificat médical MEDZO qui lui a été remis le 10 septembre, ni justifier de besoins spécifiques et ne peut, de ce fait, être considérée comme prioritaire alors qu'elle a fait enregistrer sa demande d'asile depuis 23 jours ; elle va bénéficier de l'allocation pour demandeurs d'asile majorée dans quelques jours eu égard au caractère récent de sa demande d'asile et peut être prise en charge dans l'attente par les services de la structure de premier accueil pour demandeurs d'asile SPADA qui peut l'aider à s'orienter vers un réseau partenaire susceptible de subvenir à ses besoins de première nécessité ;
- il n'est pas porté une atteinte grave et manifestement illégale au droit d'asile ni à l'intérêt supérieur de l'enfant de la requérante celle-ci n'ayant fait état d'aucun problème notamment de santé et n'établissant pas avoir sollicité effectivement les services du 115.
Le préfet de la Loire-Atlantique n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la directive n° 2013/33/UE du 26 juin 2013 du Parlement européen et du Conseil ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant;
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 4 octobre 2024 à 11 heures 30 :
- le rapport de M. Echasserieau, juge des référés,
- et les observations de Me Touchard représentant Mme B, en sa présence qui fait état de la situation spécifique de Mme B qui, en tant que journaliste en Azebaïdjan, est sous la menace d'atteinte à sa personne et celle de sa fille par des agents à la solde du régime en place dans son pays d'origine et qui souligne qu'en tout état de cause l'allocation pour demandeurs d'asile majorée ne lui permettra pas de se loger de manière pérenne alors qu'elle est prête à prendre un hébergement sur tout le territoire national.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience
Considérant ce qui suit :
1. Mme B, ressortissante aserbaïdjanaise née le 6 novembre 1987, est, selon ses déclarations, entrée en France le 1er septembre 2024, accompagnée de sa fille C, née le 18 mai 2015, pour y déposer une demande d'asile enregistrée le 10 septembre 2024 en procédure normale. Mme B demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, d'enjoindre à l'Office Français de l'Immigration et de l'Intégration (OFII) ou au préfet de la Loire-Atlantique, de lui attribuer un hébergement dans un délai de vingt-quatre heures.
Sur l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 modifiée relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, () l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président () ". En application des dispositions précitées, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de prononcer l'admission de la requérante au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :
3. Au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, la notion de liberté fondamentale englobe, s'agissant des ressortissants étrangers qui sont soumis à des mesures spécifiques réglementant leur entrée et leur séjour en France, et qui ne bénéficient donc pas, à la différence des nationaux, de la liberté d'entrée sur le territoire, le droit constitutionnel d'asile qui a pour corollaire le droit de solliciter le statut de réfugié, dont l'obtention est déterminante pour l'exercice par les personnes concernées des libertés reconnues de façon générale aux ressortissants étrangers. Si la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, le caractère grave et manifestement illégal d'une telle atteinte s'apprécie en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et de la situation du demandeur. Ainsi, le juge des référés ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de l'article L. 521-2 du code de justice administrative en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, son état de santé ou sa situation de famille.
Sur la demande dirigée contre l'OFII :
4. Aux termes de l'article L. 551-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile, au sens de la directive 2013/33/UE du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant des normes pour l'accueil des personnes demandant la protection internationale, comprennent les prestations et l'allocation prévues aux chapitres II [consacré à hébergement des demandeurs d'asile] et III [consacré à l'allocation pour demandeur d'asile]. ". Aux termes de l'article L. 551-9 du même code : " Les conditions matérielles d'accueil du demandeur d'asile sont proposées à chaque demandeur d'asile par l'Office français de l'immigration et de l'intégration après l'enregistrement de sa demande par l'autorité administrative compétente. ".
5. L'article L. 552-8 de ce code dispose que : " L'Office français de l'immigration et de l'intégration propose au demandeur d'asile un lieu d'hébergement. / Cette proposition tient compte des besoins, de la situation personnelle et familiale de chaque demandeur au regard de l'évaluation des besoins et de la vulnérabilité (), ainsi que des capacités d'hébergement disponibles et de la part des demandeurs d'asile accueillis dans chaque région. ".
6. Il résulte de l'instruction que la demande d'asile de Mme B a été enregistrée en procédure normale à la préfecture de la Loire-Atlantique le 10 septembre 2024. L'évaluation de vulnérabilité de la demandeuse par l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a été effectuée le même jour. Il est, par ailleurs, constant que, depuis cette date l'intéressée est contrainte de vivre dans la rue avec sa fille âgée de neuf ans. Dans ces conditions, eu égard à la situation de grande précarité dans laquelle se trouve la requérante, à sa vulnérabilité en tant que femme seule, isolée, menacée par les ressortissants de son pays d'origine et accompagnée d'une enfant âgée de 9 ans dont il est apparu à l'audience que l'état de santé se dégrade en raison des nuits passées sans dormir dans des abris précaires, la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.
7. Toutefois, sa demande d'asile a été enregistrée le 10 septembre 2024 au guichet unique de la préfecture de la Loire-Atlantique, date à laquelle elle a accepté l'offre de prise en charge au titre du dispositif national d'accueil qui lui a été faite. Il est constant que l'allocation pour demandeur d'asile, dont le montant sera majoré -en application des dispositions précitées de l'article D. 553-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile- pour tenir compte du fait qu'aucune place d'hébergement ne peut lui être proposée pour l'instant compte tenu de la saturation des dispositifs d'hébergement pour demandeurs d'asile, cent trente deux familles composées, comme la sienne d'un adulte et un enfant, étant en attente d'une place d'hébergement dédié dans le département de la Loire-Atlantique, sera versée à Mme B à la fin du mois d'octobre. Dans ces conditions, la carence de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) à procurer à Mme B, un peu plus de vingt jours après l'enregistrement de sa demande d'asile, un hébergement adapté, ne peut être regardée comme présentant les caractéristiques décrites au point 3. Les conclusions dirigées contre l'OFII ne peuvent, en conséquence, qu'être rejetées.
Sur la demande dirigée contre le préfet
8. Aux termes de l'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles il est prévu que, dans chaque département, est mis en place, sous l'autorité du préfet " un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse ". L'article L. 345-2-2 précise que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence () ". Aux termes de l'article L. 345-2-3 du même code : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée () ".
9. Il appartient aux autorités de l'État, sur le fondement des dispositions précitées, de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique ou sociale. Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette mission peut faire apparaître, pour l'application de l'article L.521-2 du code de justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. Il incombe au juge des référés d'apprécier dans chaque cas les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de la santé et de la situation de famille de la personne intéressée. Les ressortissants étrangers qui font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français ou dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, et qui doivent ainsi quitter le territoire en vertu des dispositions de l'article L. 542-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, n'ont pas vocation à bénéficier du dispositif d'hébergement d'urgence. Dès lors, s'agissant des ressortissants étrangers placés dans cette situation particulière, une carence constitutive d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale ne saurait être caractérisée, à l'issue de la période strictement nécessaire à la mise en œuvre de leur départ volontaire, qu'en cas de circonstances exceptionnelles. Constitue une telle circonstance, en particulier lorsque, notamment du fait de leur très jeune âge, une solution appropriée ne pourrait être trouvée dans leur prise en charge hors de leur milieu de vie habituel par le service de l'aide sociale à l'enfance, l'existence d'un risque grave pour la santé ou la sécurité d'enfants mineurs, dont l'intérêt supérieur doit être une considération primordiale dans les décisions les concernant.
10. D'une part, ainsi qu'il a été indiqué au point 7 la requérante vit dans des conditions d'extrême vulnérabilité et précarité accentuées par la circonstance que les températures nocturnes commencent à faiblir. D'autre part, il n'est pas davantage contesté qu'à la date de la présente ordonnance, Mme B reste pour l'instant sans ressources, en raison du délai de carence à lui verser l'aide au demandeur d'asile majorée et dépourvue d'hébergement pour elle-même et sa fille alors que ses appels auprès du service du 115 afin de trouver une solution d'hébergement d'urgence sont demeurés vains. Dans ces conditions, la requérante doit être regardée comme se trouvant en situation " de détresse psychique et sociale " au sens des dispositions précitées de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, en s'abstenant de prendre en charge la requérante au titre de l'hébergement d'urgence, dans l'attente de son admission effective par l'OFII dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile, le préfet de la Loire-Atlantique, qui au demeurant n'a pas produit de mémoire en défense, ne conteste pas qu'il dispose des moyens requis pour assurer une telle prise en charge, doit être regardé comme ayant porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un hébergement d'urgence qui constitue une liberté fondamentale. Il y a donc lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de désigner à Mme B un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de l'accueillir avec sa fille dans un délai de vingt quatre heures à compter de la notification de cette ordonnance et jusqu'à son admission effective dans un lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile. Dans les circonstances de l'espèce il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
Sur les conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
11. Mme B a été admise provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle. Par suite, Me Touchard, son avocate, peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État, de mettre à la charge de l'Etat le versement à Me Touchard d'une somme de 800 euros.
O R D O N N E
Article 1er : Mme B est admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de désigner à Mme B un lieu d'hébergement d'urgence susceptible de l'accueillir avec sa fille dans le délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance jusqu'à ce qu'elle bénéficie d'un hébergement pour demandeur d'asile.
Article 2 : L'Etat versera à Me Touchard une somme de 800 (huit cents) euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve que celle-ci renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, au ministre des solidarités de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration et à Me Touchard.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 7 octobre 2024.
Le juge des référés,
B. EchasserieauLa greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre des solidarités de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026