vendredi 17 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2417884 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
| Formation | Magistrat : M. HANNOYER - R.222-13 |
| Avocat requérant | LACHAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2024, Mme B A C, représentée par Me Lachaux, demande au tribunal :
1°) d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de l'accueillir dans une structure d'hébergement, avec accompagnement social, dans le délai d'une semaine à compter de la notification de la décision à intervenir et sous astreinte de 50 euros par jour de retard à l'expiration de ce délai ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Elle soutient qu'aucune offre d'accueil ne lui a été faite, malgré la décision du 13 septembre 2024 par laquelle la commission de médiation de la Loire-Atlantique a reconnu la nécessité de l'accueillir dans une structure d'hébergement. Elle est actuellement hébergée dans un foyer avec ses trois enfants encore mineurs, ils disposent d'une unique chambre, d'une salle de bain partagée et n'ont pas d'accès à une cuisine.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 janvier 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il soutient que tous les dispositifs d'accès au logement sont sous tension, que l'offre de logement adaptée à la situation de la requérante est saturée mais que les services de l'Etat ont tout mis tout en œuvre pour exécuter la décision de la commission de médiation dans le délai imparti, et que la requérante ne peut désormais plus s'en prévaloir dès lors qu'en parallèle, le bailleur social
Nantes Métropole Habitat a proposé, le 10 décembre 2024, à celle-ci, un accès direct à l'un des logements de son parc social, ce que Mme A C a accepté, et qu'ainsi, à l'issue de la Commission d'attribution des logements et d'examen de l'occupation des logements (CALEOL) que Nantes Métropole Habitat a tenu le 10 décembre 2024, un logement de type 4 de son parc social a bien été attribué à Mme A C, laquelle l'occupe depuis le 27 décembre 2024 ; qu'en acceptant cette proposition, Mme A C a de fait considéré qu'elle pouvait accéder directement à un logement locatif social ; qu'il résulte de ce changement de circonstance que l'urgence à proposer un hébergement transitoire n'est plus caractérisée et, qu'en conséquence, les services de la préfecture sont dégagés de l'obligation inhérente à la décision de la commission du 3 septembre 2024.
Mme A C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par décision du 9 janvier 2025.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Hannoyer, premier conseiller, en application de l'article R. 778-3 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés à l'article R. 778-1 du même code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 janvier 2025 :
- le rapport de M. Hannoyer, magistrat désigné,
- et les observations de Me Lachaux, représentant Mme A C, laquelle justifie par la production de son passeport, versée au dossier, s'appeler Mme B A C et non pas Mme A C B, confirme qu'un logement a été attribué à celle-ci le 10 décembre 2024, qu'elle l'occupe depuis le 27 décembre 2024 et qu'elle est satisfaite de cette situation et, par conséquent, déclare se désister de ses conclusions à fin d'injonction et maintenir ses conclusions présentées au titre des dispositions des articles L.761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
En application des dispositions de l'article R. 778-5 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d'injonction :
1. Par une requête, enregistrée le 18 novembre 2024 Mme A C demande au tribunal d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de l'accueillir dans une structure d'hébergement, avec accompagnement social. Compte tenu de ce que l'intéressée s'est vu attribuer un logement le 10 décembre 2024, celle-ci a déclaré, par l'intermédiaire de son avocate à l'audience, se désister purement et simplement de ses conclusions à fin d'injonction. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
Sur les frais liés au litige :
2. Mme A C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat le versement d'une somme de 800 euros au profit de Me Lachaux sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État au titre de l'aide juridictionnelle qui a été accordée à la requérante.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions à fin d'injonction présentées par Mme A C.
Article 2 : L'Etat versera une somme de 800 euros à Me Lachaux au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A C, à la ministre du logement et à Me Lachaux.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 17 janvier 2025.
Le magistrat désigné,
R. HANNOYER
Le greffier,
P. VOSSELER La République mande et ordonne à la ministre du logement en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026