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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2419053

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2419053

lundi 9 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2419053
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantCHAUVIERE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 6 décembre 2024, Mme B A, agissant en son nom et au nom de l'enfant Maryam Gassama, représentée par Me Chauvière, demande au juge des référés :

1°) à titre principal, d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de mettre à sa disposition un lieu d'hébergement susceptible de l'accueillir en tant que demandeuse d'asile accompagnée de son nourrisson dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

2°) à titre subsidiaire d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui indiquer un lieu susceptible de l'accueillir, adapté à sa vulnérabilité, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, d'enjoindre au président du conseil départemental de Loire-Atlantique de lui indiquer un lieu susceptible de l'accueillir, ainsi que son nourrisson, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'administration la somme de 1 500 euros HT au profit de son conseil qui renoncera, dans cette hypothèse, à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est satisfaite : elle se trouve dans une situation de vulnérabilité avérée en tant que demandeuse d'asile. La situation dans laquelle elle est placée lui préjudicie de manière grave et immédiate au regard de son besoin fondamental de logement, de sa particulière vulnérabilité, de ses besoins spécifiques et ceux de son nourrisson. Cette situation contrevient à son droit au respect de leur vie privée, au principe de dignité humaine, à l'intérêt supérieur de l'enfant et justifie qu'il y soit mis fin au plus vite ;

- il est porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :

* au droit d'asile : les conditions matérielles d'accueil sont en effet reconnues comme faisant partie intégrante du droit constitutionnel d'asile et de son corollaire, le droit de solliciter l'asile conformément aux dispositions des articles L. 744-7 et L. 744-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; la seule proposition d'hébergement qui lui a été faite, alors qu'elle est demandeuse d'asile en procédure normale depuis le 7 novembre 2024, a été formulée à dix jours de son accouchement dans une autre ville que Nantes où elle était suivie pour sa grossesse ; elle est aujourd'hui isolée sur le territoire avec un nourrisson de deux mois ;

* au droit à l'hébergement d'urgence ; elle tente en vain d'obtenir un hébergement d'urgence auprès des services du 115 plusieurs fois par jour, lesquels sont informés de sa situation ce qui constitue une carence caractérisée desdits services contraire aux dispositions de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles et porte atteinte à l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et à l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

* au droit de pouvoir bénéficier d'une place d'hébergement dans une structure d'accueil adaptée à sa situation de jeune femme isolée accompagnée d'un nourrisson âgé de deux mois en application des dispositions de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2024, l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que :

- la condition d'urgence ne peut être regardée comme remplie ;

* l'intéressée a délibérément refusé un hébergement le 20 septembre 2024 alors qu'elle était tenue d'accepter tout logement proposé, l'office n'étant pas informé de la grossesse de l'intéressée lors de l'entretien du 31 janvier 2024, l'intéressée ne justifiant pas de sa nécessité de se maintenir sur Nantes alors que l'hébergement proposé se situait à moins de trois kilomètres du centre hospitalier du Mans ; l'intéressée subvient au besoin de son enfant depuis l'arrêt des conditions matérielles d'accueil le 1er novembre 2024 ; l'orientation lui a été proposé sans son concubin qui est débouté du droit d'asile, l'intéressée n'ayant pas demandé à l'office de le prendre en compte ; en outre, l'intéressée ne souffre d'aucun problème de santé pas plus que son enfant ;

- il n'existe pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale : la situation de Mme A a bien été évaluée par les services de l'OFII qui lui ont accordé les conditions matérielles d'accueil pendant 9 mois, la requérante n'ayant pas informé l'office comme elle y était tenue, de son changement de situation.

Par un mémoire en défense enregistré le 9 décembre 2024, le département de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir que seul l'OFII est compétent dans cette affaire. En tout état de cause, Mme A n'établit pas s'être rapprochée du département et n'est pas isolée.

Le préfet de la Loire-Atlantique, à qui la procédure a été communiquée, n'a pas produit de mémoire en défense.

Mme A a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 9 décembre 2024.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

Vu :

- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative ;

Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes en référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 décembre 2024 à 11 heures 30 :

- le rapport de M. Echasserieau, juge des référés,

- et les observations de Me Chauvière représentant Mme A qui fait état du jeune âge de la requérante et de sa méconnaissance du français pour expliquer d'une part, sa peur de quitter le lieu qu'elle connaissait et où elle était suivie pour partir sans repères dans une ville inconnue ainsi que, d'autre part, ses carences à signaler son changement de situation.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience

Considérant ce qui suit :

1. Mme A, ressortissante guinéenne née le 1er août 2004, est entrée en France le 23 janvier 2024 et y a déposé une demande d'asile, qui après un placement initial en procédure Schengen a été enregistrée en procédure normale le 7 novembre 2024. Par la présente requête, elle demande à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ou, à défaut, au préfet de la Loire-Atlantique ou au département de la Loire-Atlantique, de lui indiquer un lieu susceptible de l'accueillir, elle et son nourrisson.

Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-2 du code de justice administrative :

2. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : " Saisi d'une demande en ce sens justifiée par l'urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public aurait porté, dans l'exercice d'un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ".

3. Lorsque le requérant fonde son intervention, non sur la procédure de suspension régie par l'article L. 521-1 du code de justice administrative mais sur la procédure de protection particulière instituée par l'article L. 521-2 de ce code, il lui appartient de justifier de circonstances caractérisant une situation d'urgence qui implique, sous réserve que les autres conditions posées par l'article L. 521-2 soient remplies, qu'une mesure visant à sauvegarder une liberté fondamentale doive être prise dans les quarante-huit heures.

4. Si, d'une part, la privation du bénéfice des mesures prévues par la loi afin de garantir aux demandeurs d'asile des conditions matérielles d'accueil décentes, jusqu'à ce qu'il ait été statué sur leur demande, est susceptible de constituer une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté fondamentale que constitue le droit d'asile, une telle atteinte s'apprécie en tenant compte des moyens dont dispose l'autorité administrative compétente et de la situation du demandeur. Ainsi, le juge des référés, qui apprécie si les conditions prévues par l'article L. 521-2 du code de justice administrative sont remplies à la date à laquelle il se prononce, ne peut faire usage des pouvoirs qu'il tient de cet article en adressant une injonction à l'administration que dans le cas où, d'une part, le comportement de celle-ci fait apparaître une méconnaissance manifeste des exigences qui découlent du droit d'asile et où, d'autre part, il résulte de ce comportement des conséquences graves pour le demandeur d'asile, compte tenu notamment de son âge, de son état de santé ou de sa situation de famille.

5. Il appartient, d'autre part, aux autorités de l'Etat de mettre en œuvre le droit à l'hébergement d'urgence reconnu par la loi à toute personne sans abri qui se trouve en situation de détresse médicale, psychique et sociale, et au département la prise en charge le cas échéant en urgence, des femmes enceintes ou des mères isolées avec leurs enfants de moins de trois ans qui ont besoin d'un soutien matériel et psychologique, notamment parce qu'elles sont sans domicile, en vertu de l'article L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles. Une carence caractérisée dans l'accomplissement de cette tâche peut faire apparaître, pour l'application de l'article

L. 521-2 du code de justice administrative, une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale lorsqu'elle entraîne des conséquences graves pour la personne intéressée. Il incombe au juge des référés d'apprécier dans chaque cas les diligences accomplies par l'administration en tenant compte des moyens dont elle dispose ainsi que de l'âge, de l'état de la santé et de la situation de famille de la personne intéressée.

En ce qui concerne l'urgence :

6. Il résulte de l'instruction que Mme A, ressortissante guinéenne né le 1er août 2004, dont la demande d'asile a été placée en procédure normale depuis le 7 novembre 2024 et sa fille, née le 10 octobre 2024, sont dépourvus de toute ressource, depuis le 1er novembre 2024, date de cessation d'octroi des conditions matérielles d'accueil par l'OFII, et vivent dans la rue en dépit des sollicitations en vue de pourvoir à un hébergement, réalisées auprès des services de l'OFII comme du préfet, notamment par l'animatrice de " Solidarité estuaire ". Dans ces conditions, nonobstant l'absence de problème spécifique de santé et le fait que la requérante a pu subvenir jusqu'ici à ses besoins et ceux de son enfant sans recours aux conditions matérielles d'accueil depuis le 1er novembre 2024, la condition d'urgence particulière prévue par l'article L. 521-2 du code de justice administrative doit être regardée comme remplie.

En ce qui concerne l'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :

S'agissant des conclusions dirigées contre le refus d'attribution des conditions matérielles d'accueil par l'OFII :

7. Aux termes de l'article L. 522-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " A la suite de la présentation d'une demande d'asile, l'Office français de l'immigration et de l'intégration est chargé de procéder, dans un délai raisonnable et après un entretien personnel avec le demandeur d'asile, à une évaluation de la vulnérabilité de ce dernier afin de déterminer, le cas échéant, ses besoins particuliers en matière d'accueil. Ces besoins particuliers sont également pris en compte s'ils deviennent manifestes à une étape ultérieure de la procédure d'asile. Dans la mise en œuvre des droits des demandeurs d'asile et pendant toute la période d'instruction de leur demande, il est tenu compte de la situation spécifique des personnes vulnérables () ". Aux termes de l'article L. 522- 3 du même code : " L'évaluation de la vulnérabilité vise, en particulier, à identifier les mineurs, les mineurs non accompagnés, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées, les femmes enceintes, les parents isolés accompagnés d'enfants mineurs, les victimes de la traite des êtres humains, les personnes atteintes de maladies graves, les personnes souffrant de troubles mentaux et les personnes qui ont subi des tortures, des viols ou d'autres formes graves de violence psychologique, physique ou sexuelle, telles que des mutilations sexuelles féminines ".

8. Ainsi qu'il a été précédemment dit, il résulte de l'instruction que Mme A et sa fille, âgée de deux mois, vivent isolés et à la rue, en dehors de quelques nuits d'accueil provisoires chez des personnes de connaissance, dépourvues de la moindre ressource économique, et sont de ce fait dans une situation de grande vulnérabilité. Si l'OFII soutient que la requérante s'est placée d'elle-même dans cette situation en refusant l'hébergement qui lui a été proposé au Mans le 20 septembre 2024, il résulte de l'instruction et il est apparu plausible à la suite des échanges à l'audience que l'intéressée, âgée de vingt ans, sans une connaissance suffisante du français et sans savoir le lire, n'a pas mesuré les conséquences de son refus et a pris peur des conséquences de son départ dans une ville inconnue à trois semaines de son accouchement sans soutien de la part du père de l'enfant. Dès lors, l'OFII, en ne permettant pas à la requérante de bénéficier de l'entièreté des conditions matérielles d'accueil sans avoir mesuré la grande vulnérabilité de la situation de l'intéressée et de son nourrisson et de leurs besoins au sens de l'article L. 522-3 du CESEDA, dont elle a pourtant été informée au vu des pièces versées à l'instance, a porté une atteinte grave et manifeste aux exigences qui découlent du droit d'asile et à l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.

9. Les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, d'enjoindre à l'OFII de procéder au réexamen de la demande de conditions matérielles d'accueil, notamment d'hébergement, de Mme A au regard de ses besoins particuliers dans le délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance. Il n'y a en revanche pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

S'agissant des conclusions dirigées, à titre subsidiaire, contre le préfet de Loire-Atlantique :

10. L'article L. 345-2 du code de l'action sociale et des familles prévoit que, dans chaque département, est mis en place, sous l'autorité du préfet, " un dispositif de veille sociale chargé d'accueillir les personnes sans abri ou en détresse () ". L'article L. 345-2-2 du même code dispose que : " Toute personne sans abri en situation de détresse médicale, psychique ou sociale a accès, à tout moment, à un dispositif d'hébergement d'urgence. () ". Aux termes de son article L. 345-2-3 : " Toute personne accueillie dans une structure d'hébergement d'urgence doit pouvoir y bénéficier d'un accompagnement personnalisé et y demeurer, dès lors qu'elle le souhaite, jusqu'à ce qu'une orientation lui soit proposée () ". Aux termes de l'article L. 121-7 du même code : " Sont à la charge de l'Etat au titre de l'aide sociale : () 8° Les mesures d'aide sociale en matière de logement, d'hébergement et de réinsertion, mentionnées aux articles L. 345-1 à L. 345-3 () ".

11. Il résulte de l'instruction, qu'à la date de la présente ordonnance, Mme A vit et dort dans la rue avec un nourrisson âgé de deux mois, alors qu'elle justifie de contacts quotidiens avec le numéro 115 afin d'obtenir un hébergement, sans succès. Eu égard à la situation de particulière vulnérabilité de Mme A et de sa fille, la requérante doit être regardée, dans les circonstances de l'espèce, comme se trouvant dans une situation de détresse psychique et sociale au sens des dispositions précitées de l'article L. 345-2-2 du code de l'action sociale et des familles. Par suite, en s'abstenant de prendre en charge la requérante et son enfant, le préfet de la Loire-Atlantique a porté une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à un hébergement d'urgence, constitutif d'une liberté fondamentale. Compte tenu de ce qui a été dit au point 6, la condition d'urgence doit être regardée comme étant remplie.

12. Les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative étant réunies, il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de désigner à Mme A un lieu d'hébergement susceptible de l'accueillir avec sa fille, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance en attendant qu'il soit statué, de nouveau, sur ses conditions matérielles d'accueil par l'OFII. Il n'y a en revanche pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

S'agissant des conclusions dirigées, à titre très subsidiaire, contre le département de Loire-Atlantique :

13. Dès lors qu'il est fait droit aux conclusions principales de la requête, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions dirigées à titre très subsidiaire contre le département de Loire-Atlantique.

Sur les frais d'instance :

14. Mme A a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, Me Chauvière, son avocate, peut se prévaloir des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve qu'elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'OFII le versement à Me Chauvière d'une somme de 800 euros.

O R D O N N E

Article 1er : Il est enjoint à l'OFII de procéder au réexamen de la demande d'hébergement de Mme A dans un délai de sept jours à compter de la notification de la présente ordonnance.

Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Loire-Atlantique de désigner à Mme A un lieu d'hébergement susceptible de l'accueillir avec sa fille, dans un délai de vingt-quatre heures à compter de la notification de la présente ordonnance en attendant qu'il soit statué, de nouveau, sur ses conditions d'hébergement par l'OFII.

Article 3 : L'OFII versera à Me Chauvière, en application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 800 (huit cents) euros sous réserve pour cette dernière de renoncer à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 4 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A, à l'Office français de l'immigration et de l'intégration, au ministre des solidarités de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes, au département de Loire-Atlantique et à Me Chauvière.

Copie sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.

Fait à Nantes, le 9 décembre 2024.

Le juge des référés,

B. EchasserieauLa greffière,

M-C. Minard

La République mande et ordonne au ministre des solidarités de l'autonomie et de l'égalité entre les femmes et les hommes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme, La greffière,

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