jeudi 4 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2419266 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | CHROME AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires complémentaires, enregistrés les 6 décembre 2024, 20 janvier 2025, et 6 mars 2025, la commune de Sucé-sur-Erdre, représentée par Me Leconte, demande au juge des référés, dans le dernier état de ses écritures, de :
1°) donner acte de son désistement dans l'instance n°2419266 aux conclusions initiales de prescrire une expertise judiciaire en vue de constater les désordres caractérisés par le non-fonctionnement de l'ascenseur de la Maison de la Gare sise Boulevard de l'Europe à Sucé-sur-Erdre ;
2°) condamner la société MYD'L à lui verser la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- suite à l'intervention du 18 février 2025, la société MYD'L a solutionné le dysfonctionnement sur l'élévateur, après plus d'un an d'immobilisation ;
- la demande de versement des frais irrépétibles es t justifiée car la saisine du juge des référés lui a permis d'obtenir satisfaction dans la réparation des dysfonctionnements.
Par trois mémoires, enregistrés les 24 décembre 2024, 20 février 2025 et 10 mars 2025, la société MYD'L, représentée par Me Bardoux, demande au juge des référés de :
1°) lui donner acte de ce qu'elle accepte le désistement de la commune de Sucé-sur-Erdre ;
2°) mettre à la charge de la commune de Sucé-sur-Erdre la somme de 3 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) rejeter les demandes présentées par la commune de Sucé-sur-Erdre au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
Par un mémoire, enregistré le 20 janvier 2025, la compagnie d'assurances AXA France Iard, représentée par Me Gillot-Garnier, forme les protestations et réserves d'usage sur la demande d'expertise judiciaire.
Par deux mémoires, enregistrés les 3 février et 12 mars 2025, la société Betem Atlantique, représentée par Me Zanier, demande au juge des référés dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'ordonner le désistement d'instance et d'action de la commune de Sucé-sur-Erdre ;
2°) de condamner la commune de Sucé-sur-Erdre à lui verser la somme de 2 000 euros.
Elle soutient que la commune de Sucé-sur-Erdre ne disposait d'aucun motif légitime à l'attraire à la procédure.
Par deux mémoires, enregistrés les 24 février 11 mars 2025, les sociétés Laus et Atelier Socle, représentées par Me Haudebert, demandent au juge des référés dans le dernier état de ses écritures de :
1°) leur donner acte qu'elles acquiescent au désistement d'instance de la commune de Sucé-sur-Erdre ;
2°) condamner in solidum la commune de Sucé-sur-Erdre et la société MYD'L à leur verser la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ;
3°) condamner in solidum la commune de Sucé-sur-Erdre et la société MYD'L aux entiers dépens de l'instance.
Elles soutiennent que la commune de Sucé-sur-Erdre et la société MYD'L sont responsables des frais qu'elles ont dû engager afin de défendre leurs intérêts.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Specht-Chazottes, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : 1' Donner acte des désistements (). ".
2. Par un mémoire enregistré le 6 mars 2025, la commune de Sucé-sur-Erdre a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la commune de Sucé-sur-Erdre.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Sucé-sur-Erdre, à la société MYD'L, à la société AXA France Iard, à la société Laus Architectes, à la société Atelier Socle, et à la société Betem Atlantique.
Fait à Nantes, le 4 septembre 2025.
La juge des référés,
F. Specht-Chazottes
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2419266
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026