lundi 28 avril 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2505616 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | NATIVELLE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 mars 2025, la commune de Nantes, représentée par sa maire en exercice, demande au juge des référés de désigner un expert en vue de constater l'état des ouvrages et des équipements des installations photovoltaïques de type lestées sur les toitures des différents sites suivants :
- le groupe scolaire Longchamp situé 8 rue du Vélodrome de Longchamp à Nantes (44300) ;
- le groupe scolaire Plessis-Cellier situé 59 rue des alouettes à Nantes (44100) ;
- le groupe scolaire Contrie situé 19 rue de la petite reine à Nantes (44100) ;
- le groupe scolaire Port Boyer situé 53 rue de l'Eraudière à Nantes (44300) ;
- la Maison des Syndicats située 1 place de la Gare de l'Etat à Nantes (44200) ;
- le Conservatoire de musique et de danse situé 4 rue Gaëtan Rondeau à Nantes (44200).
La commune de Nantes soutient que :
-la maîtrise d'oeuvre de l'ensemble de ces opérations a été assurée par un groupement de maîtrise d'oeuvre composé de la société SOG Solar (mandataire) et de la société ACSIA Ingénierie (BET Structure) ;
-la réalisation de l'ensemble de ces opérations a été confiée à la société JCM Solar qui a fourni les panneaux photovoltaïques ;
-la mission de contrôle technique pour les missions concernées a été confiée à la société Apave ;
-les opérations ont fait l'objet d'une réception des travaux ;
-Le 21 novembre 2024, à l'occasion de la tempête Caetano, les panneaux photovoltaïques installés sur la toiture de l'Ecole Longchamp se sont envolés par l'effet de la force du vent et certains de ses panneaux ont endommagé des véhicules stationnés sur la voie publique ainsi que les parties privatives de l'immeuble situé en face au 8 rue de la sirène à Nantes (44100) ;
-les panneaux photovoltaïques de cette installation ont été démontés, évacués et conservés pour expertise ;
-le lestage prévu pour les installations serait insuffisant en raison d'une erreur de calcul ;
-un complément de lestage a été effectué par la société JCM Solar à ses frais ;
-la désinstallation des panneaux à titre provisoire prive la Ville de Nantes des bénéfices financiers du fonctionnement des installations en auto-consommation ;
-le constat des désordres en cause est utile.
La requête a été communiquée à la société SOG Solar, à la société QBE Europe, à la société ACSIA Ingénierie, à la société JCM Solar, à la société AXA France Iard, à la société Apave, à la société SMA, et à la société Ineo.
Vu :
- les pièces jointes à la requête ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C, première vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. En raison des désordres occasionnés le 21 novembre 2024 durant la tempête Caetano aux panneaux photovoltaïques installés sur la toiture du groupe scolaire Longchamp, la commune de Nantes demande au juge des référés de prescrire le constat contradictoire des désordres constatés dans le bâtiment en cause, ainsi que de constater l'état des ouvrages et des équipements des installations photovoltaïques de type lestées sur les toitures des six différents sites concernés.
2. Aux termes de l'article R. 531-1 du code de justice administrative : " S'il n'est rien demandé de plus que la constatation de faits, le juge des référés peut, sur simple requête qui peut être présentée sans ministère d'avocat et même en l'absence d'une décision administrative préalable, désigner un expert pour constater sans délai les faits qui seraient susceptibles de donner lieu à un litige devant la juridiction. ". En application de ces dispositions, et à condition, d'une part que la demande ne soit pas insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative, et, d'autre part, qu'elle apparaisse utile, le juge des référés peut désigner un expert chargé de procéder au constat demandé.
3. La demande de constat présentée par la commune de Nantes n'est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence de la juridiction administrative et présente un caractère utile. La mesure de constat demandée par la commune de Nantes entre ainsi dans le champ d'application des dispositions précitées. Il y a lieu d'y faire droit et de fixer la mission de l'expert comme il est précisé à l'article 1er de la présente ordonnance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. A B, inscrit au tableau 2025 des experts agréés auprès de la cour administrative d'appel de Nantes dans la rubrique C.13. " Thermique - Chauffage - Climatisation - Froid - Isolation " et domicilié 6 rue Jean Saffre au Pouliguen (44510), est désigné en qualité d'expert.
Il aura pour mission :
1°) de se rendre sur les lieux après avoir pris connaissance des documents à la procédure et avoir convoqué les parties ;
2°) de procéder à reportage photographique complet, détailler et décrire les désordres affectant le groupe scolaire Longchamp situé 8 rue du Vélodrome de Longchamp à Nantes (44300), l'étendue de ces désordres et leur nature, ainsi que l'état des ouvrages et des équipements des installations photovoltaïques de type lestées sur les toitures des différents sites suivants : ;
- le groupe scolaire Plessis-Cellier situé 59 rue des alouettes à Nantes (44100) ;
- le groupe scolaire Contrie situé 19 rue de la petite reine à Nantes (44100) ;
- le groupe scolaire Port Boyer situé 53 rue de l'Eraudière à Nantes (44300) ;
- la Maison des Syndicats située 1 place de la Gare de l'Etat à Nantes (44200) ;
- le Conservatoire de musique et de danse situé 4 rue Gaëtan Rondeau à Nantes (44200).
3°) de constater les mesures conservatoires mises en oeuvre et relever le cas échéant les éléments utiles pour la détermination future des causes des désordres en faisant procéder si besoin à toutes analyses utiles si ces investigations sont indispensables à l'analyse ultérieure des causes et des responsabilités.
4°) d'indiquer les éventuelles mesures à mettre en œuvre susceptibles de remédier aux désordres constatés, et opérer si besoin les investigations et les prélèvements nécessaires à la conservation des éléments factuels pouvant servir de preuve avant les travaux qui seraient engagés pour la remise en état des lieux.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-1 à R. 621-14 du code de justice administrative. Toutefois, compte tenu de l'urgence, il convoquera les parties par tous moyens et dans les plus brefs délais.
Article 3 : La présente mission de constat sera effectuée au contradictoire de :
- la commune de Nantes,
- la société SOG Solar,
- la société QBE Europe (assureur de la société QBE Europe),
- la société ACSIA Ingénierie,
- la société JCM Solar,
- la société AXA France Iard (assureur de la société JCM Solar),
- la société Apave,
- la société SMA (assureur de la société Apave),
- la société Ineo.
Article 4 : L'expert déposera au greffe un exemplaire papier et un exemplaire par voie dématérialisée de son rapport de constat avant le 31 juillet 2025, accompagné de l'état de ses vacations, frais et débours. Il en notifiera copie aux personnes intéressées, notification qui pourra s'opérer sous forme électronique avec l'accord desdites parties, à laquelle il joindra copie de l'état de ses vacations, frais et débours.
Article 5 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de Nantes, à la société SOG Solar, à la société QBE Europe, à la société ACSIA Ingénierie, à la société JCM Solar, à la société AXA France Iard, à la société Apave, à la société SMA, à la société Ineo, et à M. B, expert.
Fait à Nantes, le 28 avril 2025.
La juge des référés,
F. C
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2505616
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026