mercredi 7 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2506444 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SELARL CARADEUX CONSULTANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 11 avril 2025, la commune de la Plaine-sur-mer, représentée par Me Caradeux, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion des occupants sans droit ni titre stationnant de manière illicite sur la parcelle 22 du parking des Cirques situé boulevard des Nations-Unies, à la Plaine-sur-mer (44770), dans un délai de vingt-quatre heures suivant la notification de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 10 euros par caravane et par jour de retard, au besoin avec le concours de la force publique ;
2°) de mettre à la charge des occupants sans droit ni titre la somme de 1 000 euros à verser à la commune de la Plaine-sur-mer en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a compétence pour demander l'expulsion d'occupants sans titre présents sur son domaine public ;
- il est impossible d'identifier les occupants, les personnes ayant refusé de décliner leur identité ; par ailleurs, les procédures d'investigation permettant d'identifier les propriétaires des plaques d'immatriculation relevées sur place sont incompatibles avec le caractère d'urgence de la présente procédure ;
- les occupants ne disposent d'aucun titre au sens des dispositions de l'article L. 2122-1 du code général de la propriété des personnes publiques alors que la communauté d'agglomération de Pornic Agglo Pays de Retz dispose sur son territoire d'une aire de passage située aux Duranceries à Pornic, d'une aire d'accueil des grands passages située à proximité de la RD 751 à Pornic et d'une halte d'accueil sur le territoire de la commune de Saint-Michel-Chef-Chef ;
- cette occupation illicite génère une atteinte grave à la tranquillité publique, dès lors qu'elle fait obstacle à l'utilisation du terrain par les usagers de la ville et le stationnement illicite sur le terrain est de nature à entraîner des dégradations du domaine public ; plusieurs troubles à l'ordre public ont d'ores et déjà été constatés : branchements illicites sur les réseaux publics d'eau et d'électricité, dégradation du site, utilisé pour des activités étrangères à sa vocation; enfin, une indisponibilité du site pour les usagers, notamment pour la manifestation des " Plantes en fête " prévue le samedi 12 avril 2025.
Par un mémoire, enregistré le 5 mai 2025, la commune de la Plaine-sur-mer conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle fait valoir que les occupants sans droit ni titre qui stationnaient sur le parking des Cirques, situé boulevard des Nations-Unies, à la Plaine-sur-mer (44770), ont quitté les lieux.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience puis informées, le 5 mai 2025, de la radiation de l'affaire du rôle de l'audience du 7 mai 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.
2. Postérieurement à l'introduction de la requête, la commune de la Plaine-sur-mer fait valoir que les occupants sans droit ni titre ont quitté le parking des Cirques, situé boulevard des Nations-Unies, à la Plaine-sur-mer (44770), où ils stationnaient irrégulièrement. Par suite, les conclusions présentées par la commune de la Plaine-sur-mer, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tendant à l'expulsion de ces occupants, sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de la Plaine-sur-mer mer présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la commune de la Plaine-sur-mer présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Article 2 :Les conclusions de la commune de la Plaine-sur-mer présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la commune de la Plaine-sur-mer, à M. A ainsi qu'à tous les occupants sans droit ni titre.
Fait à Nantes, le 7 mai 2025.
Le juge des référés,
P. ROSIER
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026