mardi 15 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2509967 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | BOUZID |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 juin 2025 sous le numéro 2509967, complétée par un mémoire le 11 juillet 2025, l'entreprise individuelle de M. A B, MM. Rachid Maarouf, Ahmed Chehim, Amine Kassioui, Mohammed Khirat, Ahmed Kassioui, Hamza El Omari, Mohcin Khirat, Mohammed Ben Yahia et Mohammed Bouchouikira, représentés par Me Bouzid, demandent au juge des référés :
1°) sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au directeur de l'Office français de l'immigration et de l'intégration de Casablanca (Maroc) de convoquer MM. Maarouf, Chehim, Kassioui, Khirat, Kassioui, El Omari, Khirat, Ben Yahia et Bouchouikira en vue de les soumettre à la visite médicale préalable au dépôt de leur demande de visa salarié dans le délai de cinq jours à compter de la notification de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l'office la somme de 1 500 euros à verser à l'entreprise individuelle de M. A B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense enregistré le 9 juillet 2025, le directeur général de l'office français de l'immigration et de l'intégration conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mlle Wunderlich, vice-présidente, pour statuer en matière de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ".
2. Aux termes de l'article R. 522-8-1 du même code : " Par dérogation aux dispositions du titre V du livre III du présent code [relatif au règlement des questions de compétence, qui prévoient notamment le renvoi, au sein de l'ordre administratif, à la juridiction compétente], le juge des référés qui entend décliner la compétence de la juridiction rejette les conclusions dont il est saisi par voie d'ordonnance. ".
3. Par ailleurs, aux termes du premier alinéa de l'article R. 312-18 de ce code : " Les litiges relatifs au rejet des demandes de visa d'entrée sur le territoire de la République française relevant des autorités consulaires ressortissent à la compétence du tribunal administratif de Nantes. ". L'article R. 312-19 dispose enfin que : " Les litiges qui ne relèvent de la compétence d'aucun tribunal administratif par application des dispositions des articles R. 312-1 et R. 312-6 à R. 312-18 sont attribués au tribunal administratif de Paris. ".
4. Il ressort des pièces du dossier que M. A B, entrepreneur individuel exploitant à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) un établissement de culture de légumes, melons, racines et tubercules, a obtenu en juin, juillet et août 2024 du ministre de l'intérieur l'autorisation d'employer, en contrat à durée déterminée d'une durée de quatre mois, en qualité d'ouvriers agricoles polyvalents, neuf ressortissants marocains. L'intéressé se plaint de ce qu'en dépit de plusieurs relances auprès de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de Casablanca (Maroc), aucun rendez-vous n'a été proposé à ses futurs salariés pour la visite médicale prévue à l'article L. 121-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, alors que la demande de visa de long séjour en qualité de salarié des intéressés ne pourra être instruite par l'autorité consulaire française qu'après délivrance par l'office d'un certificat médical autorisant leur entrée sur le territoire français.
5. Le litige que soumettent les requérants au juge des référés, saisi sur le fondement de l'article L. 521-3 précité du code de justice administrative à fin qu'il enjoigne au directeur de l'OFII de Casablanca de convoquer MM. Maarouf, Chehim, Kassioui, Khirat, Kassioui, El Omari, Khirat, Ben Yahia et Bouchouikira en vue de les soumettre à cette visite médicale, ne peut être regardé comme relatif au rejet de demandes de visa d'entrée sur le territoire de la République française au sens et pour l'application des dispositions précitées de l'article R. 312-18 du code de justice administrative. La compétence du tribunal administratif de Nantes pour en connaître ne résulte par ailleurs d'aucune des dispositions du chapitre II, relatif à la compétence territoriale des tribunaux administratifs, du titre Ier du livre III de ce code.
6. Par suite, il y a lieu de faire application des dispositions précitées de l'article R. 522-8-1 du code de justice administrative et de rejeter la requête de l'entreprise individuelle de M. A B et autres, en toutes ses conclusions
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l'entreprise individuelle de M. A B et autres est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à l'entreprise individuelle de M. A B, MM. Rachid Maarouf, Ahmed Chehim, Amine Kassioui, Mohammed Khirat, Ahmed Kassioui, Hamza El Omari, Mohcin Khirat, Mohammed Ben Yahia et Mohammed Bouchouikira et au directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration.
Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 15 juillet 2025.
La vice-présidente, juge des référés,
A.-C. WUNDERLICH
La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026