jeudi 11 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2510217 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SCP SAIDJI & MOREAU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 juin 2025, Mme A B, représentée par Me Conte, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative :
1°) de prescrire une expertise judiciaire en vue d'évaluer ses préjudices à la suite de sa prise en charge médicale en 2024 au Centre de Cancérologie de la Sarthe ;
2°) de condamner le Centre de Cancérologie de la Sarthe à supporter l'intégralité des frais d'expertise ;
3°) de mettre à la charge du Centre de Cancérologie et de la Sarthe la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
-le 1er juillet 2024, elle a subi une mastectomie totale du sein gauche et il a été décidé ensuite de procéder à un cycle de chimiothérapie ;
-elle a reçu, le 23 août 2024, sa première injection d'épirubicine cyclophosphamide ;
-elle a reçu, le 6 septembre 2024, sa seconde injection qui lui a provoqué une brûlure et trois jours plus tard, elle a ressenti une forte douleur au niveau du thorax et du sein droit ;
-elle a été hospitalisée, le 14 septembre 2024, et a subi une extravasation de la totalité du produit au niveau du sein droit ;
-le produit de chimiothérapie lui a provoqué une fibrose douloureuse au niveau de sa poitrine ;
-elle a repris la chimiothérapie, le 27 septembre 2024, avec un autre produit et via un cathéter dans le bras côté sein gauche.
Par un mémoire, enregistré le 20 juin 2025, l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales (ONIAM), représenté par Me Saidji, demande au juge des référés:
1°) de prendre acte de ce qu'il ne s'oppose pas à l'expertise sous les protestations et réserves d'usage quant au bien-fondé de sa mise en cause ;
2°) de compléter la mission d'expertise selon ses écritures.
Par un mémoire, enregistré le 26 juin 2025, la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique, agissant au nom et pour le compte de la caisse primaire d'assurance maladie de la Sarthe, ne s'oppose pas à la demande d'expertise.
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2025, le groupement d'intérêt économique Vega (Centre Jean Bernard), représenté par Me Meunier, demande au juge des référés de rejeter la requête comme étant irrecevable.
Il soutient que :
- Mme B a été prise en charge par la clinique médicale Victor Hugo et non par le centre Jean Bernard ;
- le tribunal administratif n'est pas compétent dès lors que la clinique Victor Hugo et le centre Jean Bernard sont des établissements privés.
Par un mémoire, enregistré le 1er août 2025, Mme B, représentée par Me Conte, demande au juge des référés de bien vouloir acter de son désistement d'instance et d'action.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Béria-Guillumie, vice-présidente du tribunal administratif de Nantes, pour statuer sur les demandes de référés.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / 1' Donner acte des désistements () ".
2. Par un mémoire enregistré le 31 juillet 2025, Mme B a déclaré se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B, à l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales, au groupement d'intérêt économique Vega (centre Jean Bernard), à la caisse primaire d'assurance maladie de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes, le 11 septembre 2025.
La juge des référés,
M. Béria-Guillaumie
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
N°2510217
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026