Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. Prince A... d’un litige concernant une demande de remboursement d’un trop-perçu de revenu de solidarité active de 114,34 euros émanant de la caisse d’allocations familiales de la Loire-Atlantique. Par une ordonnance du 4 décembre 2025, le tribunal a rejeté la requête comme manifestement irrecevable, en application des articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. La solution retenue est fondée sur l’absence d’exposé de moyens de droit et d’argumentation par le requérant, malgré une demande de régularisation restée sans effet.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 16 juin 2025, M. Prince A... saisit le tribunal d’un litige relatif à une décision du 14 avril 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Loire-Atlantique lui a demandé le remboursement d’un trop perçu de revenu de solidarité active à hauteur de 114,34 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ».
M. A... se borne à saisir le tribunal sans assortir sa requête de l’exposé de moyens de droit et d’une argumentation susceptible d’établir l’illégalité de la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation, dont il a été accusé réception le 26 juin 2025, le requérant, bien qu’ayant retourné le formulaire « contentieux sociaux », n’a pas développé plus de moyen dans ce formulaire. Par suite, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. Prince A....
Fait à Nantes, le 4 décembre 2025.
La présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,