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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2510804

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2510804

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2510804
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., agissant pour l'association Carrefour des Civilisations Contemporaines, qui contestait un avis de saisie administrative à tiers détenteur pour des prélèvements sociaux de 2020. La requête a été jugée manifestement irrecevable car Mme A., bien qu'invitée à régulariser sa demande en produisant les statuts de l'association et une autorisation d'ester en justice, n'a pas fourni ces documents dans le délai imparti. La décision se fonde sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, qui permet de rejeter les requêtes non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 juin 2025, Mme B... A... demande au tribunal, au nom de l’association Carrefour des Civilisations Contemporaines, de prononcer la décharge de l’obligation de payer procédant de l’avis de saisie administrative à tiers détenteur émis le 22 janvier 2025 à hauteur d’un montant de 628 euros correspondant à des cotisations de prélèvements sociaux auxquelles elle a été assujettie au titre de l’année 2020.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

D’une part, aux termes de l’article R. 611-8-3 du code de justice administrative : « I. - La juridiction peut proposer aux personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que les organismes de droit privé chargés de la gestion permanente d'un service public, d'utiliser le téléservice mentionné à l'article R. 414-2. (…) La juridiction peut leur adresser par cette application et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

Une association est régulièrement engagée par l’organe tenant de ses statuts le pouvoir de la représenter en justice, sauf stipulation de ces statuts réservant expressément à un autre organe la capacité de décider de former une action devant le juge administratif. Il appartient à la juridiction administrative saisie, qui en a toujours la faculté, de s’assurer que le représentant d’une personne morale justifie de sa qualité pour agir au nom de cette partie lorsque cette qualité est contestée sérieusement par l’autre partie ou qu’au premier examen, l’absence de qualité du représentant de la personne morale semble ressortir des pièces du dossier.

Par une lettre du greffe, mise à disposition de l’intéressée dans l’application Télérecours citoyens le 26 juin 2025, et dont elle est réputée avoir reçu régulièrement notification à l’issue du délai de deux jours mentionné à l’article R. 611-8-6 du code de justice administrative, Mme A... a été invitée par le tribunal à régulariser sa requête dans un délai de quinze jours en produisant la copie des statuts de l’association Carrefour des Civilisations Contemporaines et, le cas échéant, la délibération l’autorisant à ester en justice au nom de cette association. Mme A... n’a cependant pas déféré à ces demandes. Par suite, la requête, qui n’a pas été régularisée, est manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Nantes, le 16 janvier 2026.
La présidente,





M.-P. ALLIO-ROUSSEAU

La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,






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