Le Tribunal administratif de Nantes était saisi par Mme A... d'une requête en injonction visant à obtenir du préfet de Maine-et-Loire un logement adapté à son handicap, suite à une décision de la commission de médiation. Le préfet a opposé une fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête et a soutenu qu'elle était devenue sans objet. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, Mme A... avait accepté et pris possession d'un logement T3 adapté, proposé le 22 mai 2025. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, la requête étant devenue sans objet.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 9 juillet 2025, Mme B... A... demande au tribunal d’enjoindre au préfet de Maine-et-Loire d’assurer son accueil dans un logement correspondant à ses besoins et capacités.
Elle soutient qu’aucune offre d’hébergement ne lui a été faite, malgré la décision du 14 octobre 2024 par laquelle la commission de médiation de Maine-et-Loire a reconnu la nécessité de l’accueillir dans un logement de type T3 adapté à son handicap.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 octobre 2025, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la requête de Mme A... est tardive et donc irrecevable ;
- en tout état de cause, les conclusions de Mme A... sont devenues sans objet dès lors qu’un logement de type T3 adapté à son handicap lui a été proposé le 22 mai 2025, qu’elle l’a accepté et est entrée dans les lieux le 8 août 2025.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Gibson-Théry, première conseillère, en application de l’article R. 778-3 du code de justice administrative pour statuer sur les litiges visés à l’article R. 778-1 du même code.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Gibson-Théry a été entendu au cours de l’audience publique.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Considérant ce qui suit :
Il résulte de l’instruction, et n’est pas contesté par Mme A..., que, postérieurement à l’introduction de sa requête, elle a accepté l’attribution d’un logement T3 à Angers que lui avait proposé l’organisme Angers Loire Habitat le 22 mai 2025 dans le cadre de la procédure de relogement engagée, et en a pris possession le 8 août 2025. Dès lors, la requête de Mme A... est devenue sans objet et il n’y a plus lieu d’y statuer.
D E C I D E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme A....
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A... et au ministre de la ville et du logement.
Copie en sera adressée au préfet du Maine-et-Loire.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 novembre 2025.
La magistrate désignée,
S. GIBSON-THÉRYLe greffier,
P. VOSSELER
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,