Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. B..., qui contestait l’arrêté du maire d’Angers interdisant l’accès aux piscines municipales à son fils pour six mois. La requête a été jugée manifestement irrecevable sur deux fondements : d’une part, elle ne contenait aucune conclusion ou moyen de droit identifiable, se bornant à des excuses ; d’autre part, elle ne satisfaisait pas aux exigences de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, faute d’exposé de moyens dans le délai de recours. En application de l’article R. 222-1 (4°) du même code, le tribunal a pu rejeter la requête sans inviter le requérant à la régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 août 2025, M. A... B..., agissant en son nom propre et en qualité de représentant légal de son fils mineur C... B..., saisit le tribunal d’un litige relatif à l’arrêté du 11 juillet 2025 par lequel le maire d’Angers a interdit l’accès pour une durée de 6 mois aux piscines municipales de la commune d’Angers à C... B....
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. Lorsque la requête tend au paiement d'une somme d'argent, elle n'est recevable qu'après l'intervention de la décision prise par l'administration sur une demande préalablement formée devant elle. ».
D’une part, par sa requête, M. B... se borne à présenter des excuses pour le comportement de son fils. Sa requête n’est ainsi assortie d’aucune conclusion susceptible d’être examinée au contentieux par le tribunal et ne peut être interprétée comme contestant une décision identifiée ou recherchant la responsabilité d’une personne publique. Dès lors, en application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, elle est entachée d’une irrecevabilité manifeste que le tribunal est en droit de retenir sans avoir au préalable invité son auteur à la régulariser.
D’autre part, M. B... se borne à saisir le tribunal sans assortir sa requête de l’exposé de moyens de droit et d’une argumentation susceptible d’établir l’illégalité de la décision attaquée. A la date d’expiration du délai de recours contentieux, qui avait commencé à courir au plus tard le 4 août 2025, date à laquelle a été enregistrée sa requête, le requérant n’a pas déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. En l’absence de demande d’aide juridictionnelle déposée antérieurement au terme de ce délai susceptible de l’avoir interrompu, sa requête, qui ne satisfait pas aux exigences résultant de l’article R. 411-1 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable. Par suite, elle ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B...
Fait à Nantes, le 27 octobre 2025.
La présidente,
M. D...
La République mande et ordonne au préfet de Maine-et-Loire en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun
contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,