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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2514958

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2514958

mercredi 11 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2514958
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme B... D... contestant le refus de visa pour ses proches, pour irrecevabilité manifeste. La juridiction estime que la requérante, en sa simple qualité de sœur et tante, ne justifie pas d'un intérêt à agir contre ces décisions individuelles de refus de visa. Elle relève également que Mme D..., qui n'est pas avocate, ne peut valablement représenter les demandeurs de visa devant le tribunal, conformément aux articles R. 431-2 et suivants du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires enregistrés les 29 août, 3 septembre et 16 septembre 2025, Mme A... F... B... D... conteste devant le tribunal les décisions du 2 avril 2025 par lesquelles l’autorité consulaire française à Hanoï (Vietnam) a refusé de délivrer des visas de court séjour à M. C... B... et à Mme E... B....


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».

Aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d’irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat. (…) ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur (…) ». Enfin, selon l’article R. 431-5 de ce code : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l'un des mandataires mentionnés à l'article R. 431-2 ; (…) ».

La présente requête, introduite par Mme B... D..., a pour objet la contestation du refus de visa de court séjour opposé à M. C... B... et à Mme E... B..., son frère et sa nièce. Toutefois, Mme B... D... ne justifie pas, en sa seule qualité de sœur et de tante des intéressés, d’un intérêt lui permettant de contester, devant le juge administratif, la légalité d’un tel refus de visa. Par ailleurs, les dispositions de l’article R. 431-5 du code de justice administrative ne permettent pas à une partie de se faire représenter par un mandataire autre que l’un de ceux mentionnés à l’article R. 431-2 du même code. Mme D..., qui ne fait pas partie des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 du code de justice administrative, ne peut donc valablement agir au nom de M. C... B... et Mme E... B.... Ainsi, cette requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et ne peut qu’être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... D... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... F... B... D....


Fait à Nantes, le 11 mars 2026.

Le président,





A. PENHOAT

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,



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