LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2515119

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2515119

mardi 16 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2515119
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantSELARL PUBLI-JURIS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Grand-lieu Communauté d’une demande d’expulsion sans délai d’occupants sans titre du domaine public, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, en raison de risques pour l’ordre public et la sécurité. Après le dépôt de la requête, la collectivité a informé le tribunal du départ volontaire des occupants et a conclu au non-lieu à statuer. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et en a donné acte par une ordonnance du 16 septembre 2025, mettant ainsi fin à l’instance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 1er septembre 2025, Grand-lieu Communauté, représentée par Me Plateaux, demande au juge des référés d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'expulsion sans délai des occupants sans droit ni titre des parcelles cadastrées section BS, n°135, 176, 177, 178 et 179 situées au sein du parc d'activités de Tournebride, situé rue Clément Ader à La Chevrolière (44118), au besoin avec le concours de la force publique, sous astreinte de 150 euros par jour de retard et par personne concernée.

Elle soutient que :

- le juge administratif est compétent pour connaître du litige ;

- les conditions d'urgence et d'utilité sont satisfaites :

* il ressort du constat d'huissier du 28 août 2025 que l'installation comporte des risques d'atteinte à l'ordre public, plusieurs véhicules sont stationnés dans une portion du parc qui n'est pas susceptible de garantir l'accueil du public en tant qu'elle ne comporte pas d'éléments propres à assurer l'hygiène élémentaire, par ailleurs des branchements sauvages en eau et en électricité ont été constatés ; l'occupation des lieux comporte également des risques pour les usagers en raison d'un important trafic de poids lourds et véhicules professionnels ; le stationnement des occupants compromet la circulation des véhicules sur la rue et met en danger les usagers des parcelles voisines ;

* une aire d'accueil dédiée est disponible sur le territoire de la commune voisine à moins de cinq kilomètres de distance ;

- elle ne se heurte à l'exécution d'aucune décision administrative :

- elle ne fait l'objet d'aucune contestation sérieuse dès lors que les occupants ne disposent d'aucun titre leur donnant l'autorisation d'occuper le domaine public.

Par une lettre, enregistrée le 4 septembre 2025, Grand-lieu Communauté a informé le greffe du tribunal administratif du départ des occupants sans droit ni titre du parc d'activité et conclut au non-lieu à statuer sur sa requête.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Echasserieau, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-3 du code de justice administrative : " En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ". Aux termes de l'article L. 522-1 du même code : " Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale () ". Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d'urgence et d'utilité, d'ordonner l'expulsion des occupants sans titre du domaine public. Saisi de conclusions en ce sens, il y fait droit dès lors, d'une part, que la demande présentée ne se heurte à aucune contestation sérieuse compte tenu de la nature et du bien-fondé des moyens soulevés à son encontre, d'autre part, que la libération des lieux occupés présente un caractère d'urgence.

2. Il résulte de l'instruction, en particulier du procès-verbal de constat d'huissier dressé le 28 août 2025, que plusieurs individus, qui appartiennent à la communauté des gens du voyage, ont installé leurs véhicules et leurs caravanes sur les parcelles cadastrées section BS, n°135, 176, 177, 178 et 179 et sur les voies d'accès à ces parcelles, situées au sein du parc d'activité de Tournebride, rue Clément Ader à La Chevrolière (44118). Il est constant que les intéressés, qui se sont installés sur cette dépendance du domaine public communal, sans autorisation, sont de fait des occupants sans droit ni titre de l'emplacement sur lequel ils se sont installés.

3. Toutefois, par une lettre enregistrée le 4 septembre 2025, Grand-lieu Communauté a fait savoir au tribunal que l'ensemble des occupants sans droit ni titre a finalement quitté les lieux postérieurement au dépôt de la requête, et conclut au non-lieu à statuer sur sa requête. La collectivité territoriale doit ainsi être regardée comme se désistant des conclusions de sa requête tendant à ordonner l'expulsion immédiate sous astreinte des occupants sans droit ni titre sur les parcelles cadastrées section BS, n°135, 176, 177, 178 et 179 et leurs voies d'accès, situées au sein du parc d'activité de Tournebride, rue Clément Ader à La Chevrolière (44118). Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de Grand-lieu Communauté.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Grand-lieu Communauté.

Fait à Nantes, le 16 septembre 2025.

Le juge des référés,

B. ECHASSERIEAU

La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14
← Retour aux décisions
Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026