LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsNos servicesBlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes. C'est gratuit, et vos coordonnées ne sont transmises qu'avec votre accord.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation entre particuliers et avocats. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Nos services
  • Trouver un avocat
  • Calculateurs juridiques
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Nos services
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2515535

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2515535

lundi 22 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2515535
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantLE ROY

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A et Mmes D d'une demande d'injonction visant à contraindre le ministre de l'intérieur à convoquer ces dernières au consulat de France à Téhéran pour le dépôt d'une demande de visa de long séjour. En cours d'instance, le ministre a justifié avoir convoqué les requérantes le 17 septembre 2025, leur permettant de déposer leurs demandes. Le juge a constaté que les conclusions à fin d'injonction étaient ainsi devenues sans objet et a prononcé un non-lieu à statuer, rejetant par ailleurs la demande de frais de justice.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 8 septembre 2025, Mme C A, Mme B D, Mme F D et Mme E D représentées par Me Le Roy, demandent au juge des référés :

1°) d'enjoindre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur de convoquer, dans un délai d'une semaine, Mmes B, F et E D auprès de l'autorité consulaire française à Téhéran (Iran) afin qu'elles se voient délivrer un visa de long séjour ;

2°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elles soutiennent que :

- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que Mmes B, F et E D sont seules en Iran et que leurs visas dans ce pays, où elles se trouvent désormais en situation irrégulière, a expiré le 13 septembre 2025 ; elles sont menacées à tout moment d'une expulsion vers l'Afghanistan ;

- la mesure demandée est utile dès lors que l'inertie de l'administration le prive de ses droits aux prestations sociales et à l'assurance chômage ; malgré ses nombreux courriers électroniques informant les services préfectoraux de l'absence d'avancement de son dossier, aucun moyen de substitution ne lui a été proposé afin qu'il puisse se voir délivrer son titre de séjour ;

-elle ne se heurte à aucune contestation sérieuse et ne fait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur conclut au non-lieu à statuer sur la requête.

Il fait valoir que les requérantes ont été convoquées le 17 septembre 2025 à 9H00 à l'ambassade de France en Iran et qu'elles ont pu déposer leurs demandes de visas.

Vu les pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé, en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu'il y avait lieu, non de la rejeter en l'état pour l'un des motifs mentionnés à l'article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d'engager la procédure prévue à l'article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d'audience.

2. Postérieurement à l'introduction de la requête, le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur fait valoir que les requérantes ont été convoquées le 17 septembre 2025 à 9H00 à l'ambassade de France en Iran et qu'elles ont pu déposer leurs demandes de visas. Il produit à l'appui de cette affirmation un courriel adressé le 9 septembre 2025 au conseil des requérantes. Par suite, les conclusions présentées par Mme A et Mmes D, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, tendant à l'injonction sont devenues sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A et Mmes D présentées au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C A, à Mme B D, à Mme F D, à Mme E D et au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 22 septembre 2025.

Le juge des référés,

Y. MAROWSKI

La République mande et ordonne au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

Décisions similaires

TA78Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2307076

03/08/2026

TA75Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2531339

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509870

03/08/2026

TA59Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509781

03/08/2026

← Retour aux décisions