Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... comme manifestement irrecevable. Les requérants contestaient un trop-perçu de revenu de solidarité active, mais n'avaient pas joint la décision attaquée à leur requête, en méconnaissance de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation, le pli recommandé est revenu avec la mention "défaut d'accès ou d'adressage", et les intéressés n'ont pas produit la pièce manquante dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a donc prononcé le rejet pour irrecevabilité manifeste non régularisée.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er septembre 2025, M. C... B... et Mme A... B... saisissent le tribunal d’un litige les opposant à la caisse d’allocations familiales de la Loire-Atlantique relatif à un trop-perçu de revenu de solidarité active.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
Aux termes de l’article R. 412-1 du code de justice administrative : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. (…) ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. (…) ».
La requête déposée par M. et Mme B... le 1er septembre 2025 n’était pas accompagnée de la décision que les intéressés entendaient contester. Il ressort des pièces du dossier que la demande de régularisation, adressée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception, a été retournée au tribunal le 29 septembre 2025 avec la mention « défaut d’accès ou d’adressage ». Les requérants, qui n’ont pas informé le tribunal d’un changement d’adresse, doivent être regardés comme ayant accusé réception de ce courrier au plus tard le 29 septembre 2025. Ainsi, M. et Mme B... n’ont pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui leur était imparti, produit la décision attaquée et n’ont pas justifié de l’impossibilité de la produire. Dès lors, cette requête, qui n’a pas été régularisée, est entachée d’une irrecevabilité manifeste et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. et Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme C... et A... B....
Fait à Nantes, le 22 décembre 2025.
La présidente,
M.-P. ALLIO-ROUSSEAU
La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,