Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... contestant un indu de revenu de solidarité active et de prime d’activité de 617,01 euros notifié par la CAF de la Vendée. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun exposé des faits et moyens, en violation des articles R. 411-1 et R. 772-6 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation adressée via l'application Télérecours Citoyens, la requérante n'a pas fourni de mémoire complémentaire dans le délai imparti. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 4° du même code, a donc rejeté la requête sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 24 et 25 septembre 2025, Mme B... A... saisit le tribunal d’un litige relatif à la décision du 15 janvier 2025 par laquelle la directrice de la caisse d’allocations familiales de la Vendée lui a notifié un indu de revenu de solidarité active et de prime d’activité d’un montant de 617, 01 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». S’agissant des contentieux sociaux, l’article R. 772-6 du code de justice administrative dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) ».
La requête présentée par Mme A... se borne à transmettre au tribunal la décision du 15 janvier 2025, assortie de quelques autres pièces, sans comporter l’exposé de moyens de droit et d’une argumentation susceptible d’établir l’illégalité de la décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation adressée à la requérante par le biais de l’application « Télérecours Citoyens », comprenant le formulaire prévu par les dispositions de l’article R. 772-7 du code de justice administrative, dont il a été accusé réception le 26 septembre 2025, la requérante n’a pas, dans le délai de quinze jours qui lui était imparti, déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, sa requête n’est plus susceptible d’être régularisée et doit être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nantes, le 24 novembre 2025.
Le président,
T. GIRAUD
La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,