Cette décision du Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande de M. A... visant à obtenir un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge des référés constate que le préfet de la Loire-Atlantique a remis le récépissé sollicité le 9 octobre 2025 et a convoqué l'intéressé pour la remise de son titre de séjour. En conséquence, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Le tribunal prononce donc un non-lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 septembre 2025, M. B... C... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre au préfet de la Loire-Atlantique de lui délivrer un récépissé attestant du dépôt de sa demande de titre de séjour.
Par un mémoire en défense enregistré le 10 octobre 2025, le préfet de la Loire-Atlantique conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que M. A... a été muni d’un récépissé de demande de titre de séjour à compter du 9 octobre 2025, et qu’il a été convoqué par courriel du 10 octobre 2025 en vue de lui remettre son titre de séjour le 30 octobre 2025.
Le président du tribunal a désigné M. Dardé, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Vu les pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ». Aux termes de l'article L. 522-1 dudit code : « Le juge des référés statue au terme d'une procédure contradictoire écrite ou orale. / Lorsqu'il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d'y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l'heure de l'audience publique. (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
Lorsque le juge des référés a estimé, au vu de la requête dont il est saisi, qu’il y avait lieu, non de la rejeter en l’état pour l’un des motifs mentionnés à l’article L. 522-3 du code de justice administrative, mais d’engager la procédure prévue à l’article L. 522-1 de ce code, il lui incombe de poursuivre cette procédure et, notamment, de tenir une audience publique. Il en va cependant différemment lorsque, après que cette procédure a été engagée, intervient un désistement ou un évènement rendant sans objet la requête. Dans ce cas, le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte du désistement ou constater un non-lieu sans tenir d’audience.
Postérieurement à l’enregistrement de la requête, le préfet de la Loire-Atlantique a remis à M. A... un récépissé de demande de titre de séjour, le 9 octobre 2025, puis l’a convoqué, par courriel transmis le lendemain, en vue de lui remettre son titre de séjour le 30 octobre suivant. Par suite, les conclusions à fin d’injonction présentées par M. A... sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....
La présente ordonnance sera notifiée à M. B... C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de la Loire-Atlantique.
Fait à Nantes le 30 octobre 2025.
Le juge des référés,
A. DARDÉ
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière
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