Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. B... d’une demande visant à obtenir le remboursement de frais engagés suite à la défaillance d’un véhicule loué auprès d’une société privée. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative. Le juge a estimé que le litige, opposant deux personnes privées et relevant du droit privé, ressortait de la compétence du juge judiciaire.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2025, M. A... B... demande au tribunal d’enjoindre à la société de location de véhicule Loc Eco de rembourser les frais qu’il a engagés du fait de la défaillance d’un véhicule loué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : 2° Rejeter les requêtes ne relevant manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative (...) ».
Le présent litige, qui met en cause l’application de règles de droit privé entre personnes privées, relève de la compétence du juge judiciaire. Par suite, la requête de M. B... ne relève manifestement pas de la compétence de la juridiction administrative et doit, dès lors, être rejetée comme portée devant un ordre de juridiction manifestement incompétent pour en connaître.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 20 novembre 2025.
La présidente,
Signé
H. DOUET
La République mande et ordonne au Garde des Sceaux, ministre de la justice en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,