Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... contestant l'abrogation de son visa par l'autorité consulaire française à Londres. Le tribunal constate que la requête, introduite en anglais, est manifestement irrecevable car elle n'a pas été régularisée par une traduction en français dans le délai imparti, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. En conséquence, le recours est rejeté sans examen au fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 16 octobre et 13 novembre 2025, Mme A... B..., représentée par Me Montazeri, conteste devant le tribunal la décision par laquelle l’autorité consulaire française à Londres (Royaume-Uni) a abrogé son visa d’entrée en France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
La présente requête a été introduite en anglais par Mme B.... En dépit de la demande adressée par le tribunal le 21 octobre 2025 par lettre recommandée et dont il a accusé réception au plus tard le 1er novembre 2025, Mme B... n’a pas, à l’expiration du délai de quinze jours qui lui était imparti, régularisé son recours en produisant une copie en langue française de sa requête. Par suite, celle-ci est entachée d’une irrecevabilité manifeste qui n’est plus susceptible de régularisation et ne peut qu’être rejetée.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Nantes, le 19 mars 2026.
Le président,
E. Berthon
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,