Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... et Mme E... contestant une contrainte de 1 245 euros émise par la CAF de Maine-et-Loire pour le recouvrement d’indus d’aides au logement. Les requérants invoquaient uniquement leur précarité financière pour demander l’annulation de la contrainte. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car il ne remet pas en cause le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. La décision a été prise sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 octobre 2025, M. D... A... et Mme C... E... demandent l’annulation de la contrainte émise à leur encontre le 29 septembre 2025 par la caisse d’allocations familiales de Maine-et-Loire pour le recouvrement d’indus d’aides personnelles au logement d’un montant de 1 245 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de la construction et de l'habitation ;
le code de la sécurité sociale ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
A l’appui de leur opposition à la contrainte en litige, M. A... et Mme E... se bornent à faire valoir la précarité de leur situation qui ne leur permettrait pas de rembourser la somme réclamée en une seule fois. Ce moyen est toutefois inopérant dès lors qu’il est sans incidence sur le principe, la quotité ou l’exigibilité de la créance. Dans ces conditions, la requête doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... et Mme E... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... et à Mme B... E...
Fait à Nantes, le 23 janvier 2026.
La présidente,
M. F...
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,