Le Tribunal administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. A..., qui contestait une remise partielle d'un trop-perçu d'aide personnalisée au logement. Cette solution est retenue car la Caisse d'allocations familiales de la Vendée a, après l'introduction du recours, annulé l'indu, rendant la demande sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 octobre 2025, M. B... A..., demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 1er octobre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Vendée ne lui a accordé qu’une remise partielle de 227,50 euros sur un indu d’aide personnelle au logement, d’un montant initial de 910 euros ;
2°) d’enjoindre à la caisse d’allocations familiales de la Vendée, à titre principal, de lui accorder une remise totale de cette dette et à titre subsidiaire de réexaminer sa situation dans un délai de deux mois.
Par un mémoire en défense, enregistré le 9 décembre 2025, la caisse d'allocations familiales de la Vendée conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions de la requête.
Elle soutient qu’un nouvel examen du dossier de M. A... a été effectué et le trop-perçu a été annulé le 20 novembre 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de la construction et de l'habitation ;
le code de la sécurité sociale ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
La caisse d'allocations familiales de la Vendée a, le 20 novembre 2025, postérieurement à l’introduction de la requête, reconnu le caractère injustifié de l’indu du trop-perçu d’aide personnalisée au logement qui avait été mis à la charge de M. A.... L’annulation de ce trop-perçu entraine implicitement mais nécessairement l’annulation de la décision du 1er octobre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales n’avait accordé à M. A... qu’une remise partielle de l’indu mis à sa charge. Cette décision est devenue définitive. Dès lors, les conclusions de la requête sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la caisse d'allocations familiales de la Vendée.
Fait à Nantes, le 11 mars 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,