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AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2521333

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2521333

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2521333
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Indu de prestations sociales (681,56 euros) notifié par la CAF de la Vendée. Le Tribunal administratif de Nantes rejette la requête de M. D... et Mme A... comme manifestement irrecevable. La requête initiale ne contenait aucun moyen de droit, et les requérants n'ont pas régularisé leur demande malgré une invitation en ce sens. La décision est fondée sur les articles R. 222-1, R. 411-1, R. 772-6 et R. 611-8-6 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 et 15 décembre 2025, M. B... D... et Mme C... A... saisissent le tribunal d’un litige relatif à une décision du 3 novembre 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales de la Vendée leur a notifié un indu de 681,56 euros.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (...) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».

Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». S’agissant des contentieux sociaux, l’article R. 772-6 du code de justice administrative dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l’article R. 222-1, qu’après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. / S’il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l’expiration du délai de recours. Il est informé qu’à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours (…) ».

Aux termes de l’article R. 611-8-3 du code de justice administrative : « I. - La juridiction peut proposer aux personnes physiques et morales de droit privé non représentées par un avocat, autres que les organismes de droit privé chargés de la gestion permanente d'un service public, d'utiliser le téléservice mentionné à l'article R. 414-2. (…) La juridiction peut leur adresser par cette application et pour cette instance, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

La requête présentée par M. D... et Mme A... se borne à saisir le tribunal sans comporter l’exposé de moyens de droit et d’une argumentation susceptible d’établir l’illégalité d’une décision attaquée. En dépit de la demande de régularisation adressée aux requérants par le biais de l’application « Télérecours Citoyens », comprenant le formulaire prévu par les dispositions de l’article R. 772-7 du code de justice administrative, et réputée avoir été notifiée deux jours ouvrés plus tard en application de l’article R. 611-8-6 du code précité, les requérants n’ont pas, dans le délai de quinze jours qui leur était imparti, déposé de mémoire complémentaire assorti de moyens. Par suite, leur requête n’est plus susceptible d’être régularisée et doit être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. D... et Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... et à Mme C... A....


Fait à Nantes, le 16 janvier 2026.
Le président,





T. GIRAUD

La République mande et ordonne au préfet de la Vendée en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,




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