LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2600339

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2600339

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2600339
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantMRV SOCIETE D'AVOCATS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un local du domaine public géré par Nantes Métropole Aménagement. Le juge a retenu l'urgence et l'absence de contestation sérieuse, la convention d'occupation ayant été résiliée de plein droit pour défaut de paiement des loyers. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 2122-7 du code général de la propriété des personnes publiques.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 janvier 2026, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement, représentée par Me Auriau, demande au juge des référés :

1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, l’expulsion de M. A... B... et de tous occupants de son chef, des lieux qu’il occupe sans droit ni titre dans le lot n° 1110 au premier étage de l’immeuble Mallève 2 bâtiment B situé 1 boulevard Jean Moulin à Nantes (44100) et la libération des lieux de tout matériel, meubles, encombrants de toute nature, dans le mois de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, et au besoin avec l’assistance d’un serrurier et de la force publique ;

2°) de mettre à la charge de M. A... B... la somme de 2 000 euros à verser à la société publique locale Nantes Métropole Aménagement en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- la mesure demandée ne fait l’objet d’aucune contestation sérieuse, dès lors que la convention d’autorisation d’occupation du domaine public a été résiliée de plein droit en application de la clause résolutoire prévue en son article 17 et des dispositions de l’article R. 2122-7 du code général de la propriété des personnes publiques, M. B... n’ayant pas procédé à la régularisation de sa situation dans le délai d’un mois suivant le commandement de payer qui lui a été délivré le 24 septembre 2025 ;
- les conditions d’urgence et d’utilité sont satisfaites, dès lors que l’occupation des lieux entrave le fonctionnement régulier du service public et la continuité de celui-ci, en faisant obstacle à la location des locaux dans des conditions régulières par d’autres entrepreneurs ; M. B... a cessé de payer les loyers et est injoignable malgré les passages des commissaires de justice dans les lieux ; la société publique locale subit une perte financière consécutive à l’occupation sans droit ni titre des lieux, en ce qu’elle ne perçoit plus de loyer et doit continuer de payer les charges communes, les sommes dues s’élèvent pour l’heure à 5303,19 euros et la seule solution est la libération des lieux pour pouvoir louer les locaux à un entrepreneur en activité.
La requête a été communiquée à M. A... B... qui n’a pas produit de mémoire en défense.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Rosier, premier/ère conseiller/ère, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique du 2 février 2026 à 9h30 :
- le rapport de M. Rosier, juge des référés ;
- et les observations de Me Auriau, représentant Nantes Métropole Aménagement.

M. A... B... n’était ni présent ni représenté à l’audience.

La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.

Considérant ce qui suit :

Aux termes, de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Le juge des référés tient de ces dispositions le pouvoir, en cas d’urgence et d’utilité, d’ordonner l’expulsion des occupants sans titre du domaine public. Saisi de conclusions en ce sens, il y fait droit dès lors, d’une part, que la demande présentée ne se heurte à aucune contestation sérieuse compte tenu de la nature et du bien-fondé des moyens soulevés à son encontre, d’autre part, que la libération des lieux occupés présente un caractère d’urgence.

Il résulte de l’instruction que la société publique locale Nantes Métropole Aménagement s’est vu confier par Nantes Métropole, suivant le contrat d’affermage, la gestion du service public du patrimoine immobilier économique métropolitain comprenant l’Hôtel d’entreprises, Mallève 2, bâtiment B situé 1 boulevard Jean Moulin à Nantes, appartenant au domaine public. Au sein de cet ensemble immobilier, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement a conclu, le 4 juillet 2024, une convention avec M. A... B..., entrepreneur individuel, pour l’occupation du lot n°1110, situé au premier étage, d’une surface d’environ 32,85 m² pour exercer exclusivement une activité de « Poseur de carrelage faïence, carreleur ». La mise à disposition du local a été consentie, dans le cadre d’une convention d’occupation précaire du domaine public, ne conférant aucun droit au maintien dans les lieux et n’accordant au titulaire aucun droit réel ou patrimonial, suivant acte sous seing privé, pour une durée de 72 mois courant du 5 juillet 2024 au 4 juillet 2030 moyennant un loyer mensuel de 266,91 euros hors taxes et hors charges la première année et de 268,28 euros hors taxes et hors charges la seconde année, évoluant chaque année jusqu’à un loyer de 273,75 euros hors taxes pour la dernière année. Confrontée à des difficultés de recouvrement des loyers dus, les prélèvements étant systématiquement rejetés, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement a plusieurs fois relancé l’occupant et adressé un courrier recommandé le 26 mars 2025 le mettant en demeure de régulariser sa situation sous un mois à peine de mettre en œuvre la clause résolutoire. La mise en demeure étant restée sans effet, et les impayés continuant à se cumuler, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement a fait délivrer, par exploit de commissaire de justice, un commandement de payer le 30 juillet 2025, visant la clause résolutoire prévue à l'article 17 du bail, qui portait sur une somme en principal de 3079,30 euros représentant les loyers et charges impayés arrêtés au 30 juin 2025. Un nouveau commandement de payer a été délivré le 24 septembre 2025. Ces commandements n'ont été suivis d'aucun paiement, ce qui n’est pas contesté par M. B... en l’absence de production d’un mémoire en défense Par suite, dès lors que M. B... a cessé de verser ses redevances d’occupation du domaine public, l’urgence et l’utilité de la mesure demandée sont caractérisées par la nécessité de récupérer le lot n° 1110 au premier étage de l’immeuble Mallève 2 qui ne peut plus, dans les conditions rappelées ci-dessus, être exploité par la société publique locale Nantes Métropole Aménagement. Dans ces conditions, la demande de la société publique locale Nantes Métropole Aménagement, qui, sans faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, ne se heurte à aucune contestation sérieuse, faute notamment pour M. B... d’avoir contesté la décision portant résiliation de la convention d’occupation du domaine public du 30 juillet 2025, présente un caractère d'utilité et d'urgence au sens des dispositions précitées de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu d’enjoindre à M. A... B... et à tous occupants de son chef, occupant sans droit ni titre, à la date de la présente ordonnance, le lot n°1110 au premier étage de l’immeuble Mallève 2 situé 1 boulevard Jean Moulin à Nantes (44100), d’évacuer sans délai les lieux, dès notification de la présente ordonnance, avec leurs biens meubles et encombrants de toute nature, à défaut pour les intéressés de déférer cette injonction dans un délai d’un mois, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement pourra y procéder d’office, au besoin avec le concours de la force publique. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances particulières de l’espèce, d’assortir cette injonction d’une astreinte.

Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la société publique locale Nantes Métropole Aménagement présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il est enjoint à M. A... B... et à tous occupants de son chef, occupant sans droit ni titre, à la date de la présente ordonnance, le lot n° 1110 au premier étage de l’immeuble Mallève 2 situé 1 boulevard Jean Moulin à Nantes (44100), d’évacuer sans délai les lieux, dès notification de la présente ordonnance, avec leurs biens meubles et encombrants de toute nature, à défaut pour les intéressés de déférer cette injonction dans un délai d’un mois, la société publique locale Nantes Métropole Aménagement pourra y procéder d’office, au besoin avec le concours de la force publique.

Article 2 : Les conclusions de la Nantes Métropole Aménagement présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société publique locale Nantes Métropole Aménagement et à M. A... B... ainsi qu’à tous les occupants sans droit ni titre.

Fait à Nantes, le 6 février 2026.

Le juge des référés,




P. ROSIER
La greffière,




G. PEIGNÉ


La République mande et ordonne au préfet de la Loire-Atlantique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions