Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2600964
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2600964 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née du silence gardé par le ministre de l’intérieur sur son recours dirigé contre la décision du 16 juin 2025 par laquelle le préfet de police de Paris a ajourné sa demande de naturalisation à deux ans ;
2°) d’enjoindre à l’administration de réexaminer sa demande de naturalisation dans un délai raisonnable.
Il soutient que la décision est entachée d’erreur manifeste d'appréciation et est fondée sur une appréciation très restrictive de la condition de ressources sans prise en compte de sa situation globale et notamment de son enracinement en France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
• le code civil ;
• le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
• le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de police de Paris a rejeté la demande de M. B... tendant à sa naturalisation en faisant valoir que ce dernier n’était pas encore entré dans la vie professionnelle et ne disposait pas de ressources suffisantes et stables. Le ministre de l’intérieur, qui a rejeté le recours préalable obligatoire de M. B... de manière implicite, doit être regardé comme ayant adopté le même motif. Pour contester la décision attaquée, M. B... se borne à soutenir que le préfet de police fait une appréciation excessive et disproportionnée de la condition de ressource, sans prise en compte globale de sa situation. Toutefois, en se bornant à faire état de son insertion en France et en produisant des pièces justifiant sa scolarité et ses études dans ce pays, il ne conteste pas utilement le motif opposé par l’administration, notamment l’absence d’insertion professionnelle ou l’absence de ressources. En l’absence de tout autre moyen invoqué avant l’expiration du délai de recours contentieux, la requête peut être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Par une requête, enregistrée le 18 janvier 2026, M. A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née du silence gardé par le ministre de l’intérieur sur son recours dirigé contre la décision du 16 juin 2025 par laquelle le préfet de police de Paris a ajourné sa demande de naturalisation à deux ans ;
2°) d’enjoindre à l’administration de réexaminer sa demande de naturalisation dans un délai raisonnable.
Il soutient que la décision est entachée d’erreur manifeste d'appréciation et est fondée sur une appréciation très restrictive de la condition de ressources sans prise en compte de sa situation globale et notamment de son enracinement en France.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
• le code civil ;
• le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
• le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 7º Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de police de Paris a rejeté la demande de M. B... tendant à sa naturalisation en faisant valoir que ce dernier n’était pas encore entré dans la vie professionnelle et ne disposait pas de ressources suffisantes et stables. Le ministre de l’intérieur, qui a rejeté le recours préalable obligatoire de M. B... de manière implicite, doit être regardé comme ayant adopté le même motif. Pour contester la décision attaquée, M. B... se borne à soutenir que le préfet de police fait une appréciation excessive et disproportionnée de la condition de ressource, sans prise en compte globale de sa situation. Toutefois, en se bornant à faire état de son insertion en France et en produisant des pièces justifiant sa scolarité et ses études dans ce pays, il ne conteste pas utilement le motif opposé par l’administration, notamment l’absence d’insertion professionnelle ou l’absence de ressources. En l’absence de tout autre moyen invoqué avant l’expiration du délai de recours contentieux, la requête peut être rejetée par application des dispositions précitées du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
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