LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA44-2601446

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2601446

mercredi 11 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2601446
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
Avocat requérantGIBOIRE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande de provision formulée par la société MRA Groupe (Ecair) au nom de M. A... L'instance a jugé que la société requérante, n'étant pas représentée par un avocat, n'avait pas la capacité d'agir en justice pour obtenir le paiement d'une somme d'argent, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-5 du code de justice administrative. Par conséquent, la demande fondée sur l'article R. 541-1 du même code a été déclarée irrecevable.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 24 janvier 2026, la société par actions simplifiées MRA Groupe (Ecair), agissant en son nom propre et en vertu d’un mandat de représentation en justice au nom et pour le compte de M. B... A..., représentée par Me Giboire :

1°) de condamner solidairement l’Agence nationale de l'habitat et le département de la Mayenne à verser une provision d’un montant de 45 464 euros sur le fondement des dispositions de l’article R. 541-1 du code de justice administrative à titre principal à la société Sanso Longchamp Asset Management et à titre subsidiaire à M. A... ;

2°) de mettre à la charge de l’Agence nationale de l'habitat et du département de la Mayenne une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :
- sa requête est recevable puisque :
* elle a qualité pour agir au nom de M. A... en vertu d’un mandat de représentation en justice dès lors qu’elle est, elle-même, représentée par un avocat ;

* le recours administratif préalable obligatoire a été valablement introduit ;
- la créance présente un caractère non sérieusement contestable en application de l’article R. 541-1 du code de justice administrative ; le département de la Mayenne, agissant pour le compte de l’Agence nationale de l'habitat, a accordé à M. A... une aide d’un montant de 45 464 euros ; les travaux ont été réalisés conformément au dossier de demande d’aide et les pièces justificatives ont été produites ; il a été expliqué au département de la Mayenne l’émission d’un relevé d’identité bancaire d’une néo-banque ainsi que le rôle de la fiducie de la société Ecair dans le projet ; la preuve exigée par le département du versement du reste à charge par le particulier à l’entreprise ayant réalisé les travaux n’a pas de fondement juridique et relève d’un rapport de droit privé entre l’entreprise ayant réalisé les travaux et le bénéficiaire de l’aide, relation étrangère à l’Agence nationale de l'habitat ;
- l’Agence nationale de l'habitat, autorité en charge des aides relatives à la prime de transition énergétique en application du code de la construction et de l'habitation et du décret du 14 janvier 2020 doit être condamnée solidairement avec le département de la Mayenne ;
- la condamnation doit intervenir au profit de la société Sanso Longchamp Management à laquelle M. A... a confié un mandat financier conformément à l’article 5 de l’arrêté du 14 janvier 2020 ; à titre subsidiaire, la condamnation doit intervenir au profit de M. A....



Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code civil ;
- le code de la construction et de l'habitation ;
- le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 ;
- le code de justice administrative.


Le président du tribunal a désigné Mme Béria-Guillaumie pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Par une décision du 26 mai 2025, l’Agence nationale de l'habitat et le département de la Mayenne ont indiqué à M. B... A... une aide d’un montant de 45 464 euros, au titre d’aides pour les travaux et au titre de la prestation d’assistance à maîtrise d’ouvrage pour son domicile situé à Ambrières-les-Vallées (Mayenne). Le 6 août 2025, M. A... a déposé auprès de l’Agence nationale de l’habitat une demande de versement du solde de l’aide à un tiers avec procuration. Par un courrier du 10 octobre 2025, la société par actions simplifiées (SAS) MRA Groupe (Ecair) a exercé, auprès de l’Agence nationale de l'habitat, un recours préalable pour relancer la demande de paiement du solde de la prime accordée à M. A.... Par sa requête, la SAS MRA Groupe (Ecair), indiquant agir en son nom propre et au nom de M. A..., demande au juge des référés, sur le fondement de l’article R. 541-1, la condamnation solidaire du département de la Mayenne et de l’Agence nationale de l'habitat à verser une provision de 45 464 euros à titre principal à la société Sanso Longchamp Asset Management, mandataire financier de M. A..., et à titre subsidiaire à M. A....

2. Aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat (…) ». Et aux termes de l’article R. 431-5 du même code : « Les parties peuvent également se faire représenter : / 1° Par l’un des mandataires mentionnés à l’article R. 431-2 ; / 2° Par une association agréée au titre des articles L. 141-1, L. 611-1, L. 621-1 ou L. 631-1 du code de l’environnement (…) ».


3. Aux termes de l’article 1984 du code civil : « Le mandat ou procuration est un acte par lequel une personne donne à une autre le pouvoir de faire quelque chose pour le mandant et en son nom (…) ».

4. La société MRA Groupe (Ecair) demande au juge des référés de condamner solidairement le département de la Mayenne et l’Agence nationale de l’habitat à verser à la société Sanso, mandataire financier de M. B... A..., ou subsidiairement à verser à ce dernier une provision de 45 464 euros, correspondant au montant de l’aide à l’amélioration du logement que cette agence et ce département ont accordée à M. A.... Pour justifier de sa qualité pour agir, la société requérante soutient qu’elle est titulaire d’un mandat de représentation en justice donné par le bénéficiaire de cette subvention. Toutefois, en application des dispositions citées au point 2, auxquelles ne dérogent ni les dispositions des articles 1984 et suivants du code civil ni en tout état de cause celles régissant la prime de transition énergétique « MaPrimeRénov’ », le mandat dont se prévaut la société MRA Groupe (Ecair) n’est pas nature à lui donner qualité pour agir devant le juge des référés du tribunal administratif au nom de M. A... ou au nom du mandataire financier de ce dernier, quand bien même la présente requête est présentée par un avocat au nom de la société MRA Groupe (Ecair).

5. Par suite, la requête de la société MRA Groupe (Ecair) est entachée d’une irrecevabilité qu’aucune mesure n’est susceptible de régulariser. Elle doit, pour ce motif, être rejetée en toutes ses conclusions.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de la SAS MRA Groupe (Ecair) est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société par actions simplifiées MRA Groupe (Ecair).


Fait à Nantes le 11 février 2026.


La juge des référés,




M. Béria-Guillaumie


La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
Le greffier,



Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions