Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2601461

mercredi 4 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2601461
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantTOUERE ELENGA

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre l'État à délivrer un visa de retour pour un enfant mineur. Le juge constate que le visa a été délivré le jour même du dépôt de la requête, rendant la demande d'injonction sans objet. Il ordonne néanmoins à l'État de verser à la requérante la somme de 550 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour ses frais non compris dans les dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 janvier 2026, Mme B... C..., représentée par Me Touere Elenga, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’enjoindre à l’État, sous astreinte de 100 € par jour de retard, de délivrer un visa de retour à l’enfant mineure D... A..., dans un délai maximal de 48 heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme de 800 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :
la condition d’urgence est remplie ;
la mesure est utile ;
la mesure ne fait obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 février 2026, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’injonction et au rejet du surplus des conclusions de la requête relatives aux frais de l’instance.

Il fait valoir que le visa litigieux a été délivré le 23 janvier 2026.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Marowski pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. ».

. Il résulte de l’instruction que, le 23 janvier 2026, le ministre de l’intérieur a délivré un visa de retour à l’enfant D... A... et produit à l’instance la vignette correspondante. Dans ces conditions, les conclusions aux fins d’injonction présentées par la requérante sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-3 du code de justice administrative sont devenues sans objet. Il n’y a, dès lors, plus lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, une somme de 550 euros (cinq cent cinquante euros) au titre des frais exposés par Mme Mme C... et non compris dans les dépens.


O R D O N N E :



Article 1er :
Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’injonction de la requête.

Article 2 : L’Etat versera à Mme C... la somme de 550 euros (cinq cent cinquante euros) au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... et au ministre de l'intérieur.

Fait à Nantes, le 4 février 2026.

Le juge des référés,
Y. MAROWSKI


La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière