Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2604614
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2604614 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | OLOUMI HMAD |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Della Monaca, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur son recours formé contre la décision du 21 octobre 2025 par laquelle l’autorité consulaire française à Kinshasa (République Démocratique du Congo) a refusé de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de membre de famille d’un étranger qui a obtenu le statut de réfugié ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de délivrer le visa de long séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2026, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que les autorités consulaires françaises à Kinshasa ont délivré, le 22 juillet 2026, à M. B... le visa sollicité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
• le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
• le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Kinshasa (République Démocratique du Congo) a délivré, le 22 juillet 2026, le visa sollicité à M. A... B.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. La délivrance du visa de long séjour est devenue définitive. Dans ces conditions, les conclusions de M. B... aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B... aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 500 euros (cinq cents euros) en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Par une requête, enregistrée le 5 mars 2026, M. A... B..., représenté par Me Della Monaca, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé la Commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur son recours formé contre la décision du 21 octobre 2025 par laquelle l’autorité consulaire française à Kinshasa (République Démocratique du Congo) a refusé de lui délivrer un visa de long séjour en qualité de membre de famille d’un étranger qui a obtenu le statut de réfugié ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de délivrer le visa de long séjour ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 septembre 2026, le ministre de l’intérieur conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction et s’en remet à la sagesse du tribunal concernant le surplus des conclusions de la requête.
Il soutient que les autorités consulaires françaises à Kinshasa ont délivré, le 22 juillet 2026, à M. B... le visa sollicité.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
• le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
• le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) / 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».
2. Il ressort des pièces du dossier que postérieurement à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Kinshasa (République Démocratique du Congo) a délivré, le 22 juillet 2026, le visa sollicité à M. A... B.... Ainsi, la décision attaquée a implicitement mais nécessairement été retirée. La délivrance du visa de long séjour est devenue définitive. Dans ces conditions, les conclusions de M. B... aux fins d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 500 euros au titre des frais exposés par M. B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. B... aux fins d’annulation et d’injonction.
Article 2 : L’Etat versera à M. B... la somme de 500 euros (cinq cents euros) en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au ministre de l'intérieur.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
La présidente,
M. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Décisions similaires
TA95Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600300
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2612179
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2604311
01/10/2026
TA78Excès de pouvoir
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2603832
01/10/2026