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Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2607417

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2607417
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOBRIOT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 7 avril 2026, Mme F... C... D..., agissant tant en son nom personnel qu’en qualité de représentante légale des enfants mineurs, C... B... A... et E... B... A..., représentée par Me Obriot, au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet née du silence gardé par la commission de recours contre les décisions de refus de visa d'entrée en France sur le recours préalable formé contre les décisions du 18 septembre 2025 de l’autorité consulaire française à Nairobi (Kenya) refusant de délivrer des visas de long séjour aux enfants C... B... A... et E... B... A... au titre de la réunification familiale ;

2°) d’enjoindre à l’administration de délivrer les visas sollicités dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ou, à titre subsidiaire, de réexaminer les demandes dans les mêmes conditions de délai et d’astreinte ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 800 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 sur l’aide juridique.

Par un mémoire, enregistré le 3 juin 2026, Mme C... D... conclut au non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte et déclare maintenir ses conclusions fondées sur les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle fait valoir que les visas sollicités ont été délivrés le 19 mai 2026 par l’autorité consulaire française à Nairobi.

Mme C... D... a été admise à l’aide juridictionnelle totale par une décision du 10 septembre 2026.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…), les premiers vice-présidents des tribunaux (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 3 Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête (…) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l’article L. 761-1 ou la charge des dépens (…) ».

Sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte :

2. Par une décision postérieure à l’introduction de la requête, l’autorité consulaire française à Nairobi a délivré, le 19 mai 2026, les visas sollicités aux enfants C... B... A... et E... B... A.... Ainsi, cette autorité a implicitement mais nécessairement retiré la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte de Mme C... D... sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Sur les frais liés au litige :

3. Mme C... D... a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Ainsi, son avocate peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Obriot, avocate de la requérante renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme C... D... aux fins d’annulation et d’injonction sous astreinte.



Article 2 : L’Etat versera à Me Obriot une somme de 800 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu’elle renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'État.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme F... C... D..., au ministre de l'intérieur et à Me Obriot.


Fait à Nantes, le 01 octobre 2026.
La présidente,





P. Picquet

La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,