Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2618854
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2618854 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PLATEAUX |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2026, M. B... A..., demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 10 juillet 2026 par laquelle le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Nantes-Pays de la Loire a refusé sa demande tendant à ce que lui soit attribué un logement « T1 » dans la résidence Alice Milliat située à Nantes ;
2°) d’enjoindre au CROUS de Nantes-Pays de la Loire, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de réexaminer sa demande en tenant compte de son handicap, de la reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé, de ses besoins médicaux et d’adaptation du logement, de sa qualité de boursier, de sa situation financière et sociale, de la nécessité pour lui de reprendre ses études et de disposer d’un logement suffisamment proche de son lieu d’études, ainsi que des circonstances particulières entourant la dette antérieure qui lui est opposée ;
3°) de mettre à la charge du CROUS de Nantes-Pays de la Loire les frais exposés et non compris dans les dépens en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite compte tenu de ce que la rentrée universitaire est déjà intervenue et qu’il ne dispose toujours d’aucune solution de logement adaptée, alors que son handicap nécessite des conditions particulières de logement et de déplacement et qu’il se trouve, en outre, dans une situation de grande précarité financière ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
° elle est insuffisamment motivée,
° elle est entachée d’un défaut d’examen particulier de sa situation,
° elle méconnait et, est entachée d’une inexacte application des dispositions de l’article R. 822-31 du code de l’éducation,
° elle est entachée d’une erreur d’appréciation et d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de sa situation particulière et des motifs opposés au rejet de sa demande.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2026, le CROUS de Nantes-Pays de la Loire, représenté par Me Plateaux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A... la somme de 750 euros sur le fondement de l’article l. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés par le requérant n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- la décision attaquée ;
- la requête n° 2618921 enregistrée le 11 septembre 2026 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mme Zerdoud, pour statuer en matière de référés.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 30 septembre 2026 à 9h30, à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées :
- le rapport de Mme Zerdoud, juge des référés,
- et les observations de Me Jamot, substituant Me Plateaux, représentant le CROUS de Nantes-Pays de la Loire qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Une note en délibéré présentée par M. A... a été enregistrée le 30 septembre 2026 à 9h54 et n’a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. Aucun des moyens invoqués par M. A... à l’appui de sa demande de suspension ne paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
4. Compte tenu de la situation économique de la partie perdante, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions du CROUS de Nantes-Pays de la Loire présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du CROUS de Nantes-Pays de la Loire présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Nantes - Pays de la Loire.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026
La juge des référés,
I. Zerdoud
La greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 11 septembre 2026, M. B... A..., demande au juge des référés :
1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 10 juillet 2026 par laquelle le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Nantes-Pays de la Loire a refusé sa demande tendant à ce que lui soit attribué un logement « T1 » dans la résidence Alice Milliat située à Nantes ;
2°) d’enjoindre au CROUS de Nantes-Pays de la Loire, dans un délai de quarante-huit heures à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, de réexaminer sa demande en tenant compte de son handicap, de la reconnaissance de sa qualité de travailleur handicapé, de ses besoins médicaux et d’adaptation du logement, de sa qualité de boursier, de sa situation financière et sociale, de la nécessité pour lui de reprendre ses études et de disposer d’un logement suffisamment proche de son lieu d’études, ainsi que des circonstances particulières entourant la dette antérieure qui lui est opposée ;
3°) de mettre à la charge du CROUS de Nantes-Pays de la Loire les frais exposés et non compris dans les dépens en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite compte tenu de ce que la rentrée universitaire est déjà intervenue et qu’il ne dispose toujours d’aucune solution de logement adaptée, alors que son handicap nécessite des conditions particulières de logement et de déplacement et qu’il se trouve, en outre, dans une situation de grande précarité financière ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
° elle est insuffisamment motivée,
° elle est entachée d’un défaut d’examen particulier de sa situation,
° elle méconnait et, est entachée d’une inexacte application des dispositions de l’article R. 822-31 du code de l’éducation,
° elle est entachée d’une erreur d’appréciation et d’une erreur manifeste d’appréciation au regard de sa situation particulière et des motifs opposés au rejet de sa demande.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 septembre 2026, le CROUS de Nantes-Pays de la Loire, représenté par Me Plateaux, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de M. A... la somme de 750 euros sur le fondement de l’article l. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- aucun des moyens soulevés par le requérant n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.
Vu :
- la décision attaquée ;
- la requête n° 2618921 enregistrée le 11 septembre 2026 par laquelle M. A... demande l’annulation de la décision susvisée ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal, en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative, a désigné Mme Zerdoud, pour statuer en matière de référés.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 30 septembre 2026 à 9h30, à laquelle les parties ont été régulièrement convoquées :
- le rapport de Mme Zerdoud, juge des référés,
- et les observations de Me Jamot, substituant Me Plateaux, représentant le CROUS de Nantes-Pays de la Loire qui conclut aux mêmes fins et par les mêmes moyens.
La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.
Une note en délibéré présentée par M. A... a été enregistrée le 30 septembre 2026 à 9h54 et n’a pas été communiquée.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ».
2. Aucun des moyens invoqués par M. A... à l’appui de sa demande de suspension ne paraît, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, que la requête doit être rejetée en toutes ses conclusions.
4. Compte tenu de la situation économique de la partie perdante, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions du CROUS de Nantes-Pays de la Loire présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Les conclusions du CROUS de Nantes-Pays de la Loire présentées sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) de Nantes - Pays de la Loire.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026
La juge des référés,
I. Zerdoud
La greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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