Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2618875
jeudi 1 octobre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nantes |
| Section | Tribunal Administratif de Nantes |
| N° Dossier | TA44-2618875 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | RODRIGUES DEVESAS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 11, 28 et 30 septembre 2026 ainsi que le 1er octobre 2026, Mme C... B..., représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision des autorités françaises annulant son visa de long séjour en qualité de conjointe d’un ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027 ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer sa situation dans un délai de dix jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son profit de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors qu’elle se retrouve placée subitement en situation irrégulière et précaire alors qu’elle a effectué les démarches qui lui incombaient avec diligence et qu’elle est déjà entrée en France au mois d’avril 2026 pour s’installer avec son époux ; elle est privée de nombreux droits sociaux tels que le droit de travailler ainsi que le droit à une couverture sociale, alors qu’elle nécessite un suivi de grossesse ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il n’est pas établi qu’elle ait été signée par une autorité compétente, dès lors qu’elle n’est pas formalisée, ainsi, ni l’identité ni la qualité de l’auteur de la décision ou de la notification ne sont identifiables ;
* elle est entachée d’un défaut de motivation en fait et en droit ;
* elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors qu’elle remplit les conditions de délivrance du visa dont elle était titulaire ; l’intention matrimoniale de son mariage avec M. A... n’a jamais été remise en question par l’administration et aucune procédure d’annulation de mariage n’a été engagée ; l’évènement ayant conduit son époux à contacter les services consulaires pour dénoncer un adultère qu’elle aurait commis et exprimer sa volonté qu’elle ne le rejoigne plus, relève d’un malentendu et d’une simple querelle de couple, non d’une fraude ; elle vit avec son époux de manière continue depuis son entrée sur le territoire en avril 2026, ils mènent une vie conjugale normale et attendent leur premier enfant ;
* elle méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, dès lors qu’il est portée une atteinte grave à sa vie privée et familiale et à celle de son époux ; ils se sont mariés le 22 août 2025, ont maintenus des liens malgré la distance qui les séparait, son époux lui rendait visite au Maroc aussi souvent que possible, ils vivent désormais ensemble depuis le mois d’avril 2026, mènent une vie conjugale normale et ont des projets familiaux ; elle n’a aucune certitude de pouvoir régulariser sa situation si elle repart au Maroc et ne peut sacrifier ainsi sa vie familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie : la charge des frais liés à la grossesse de Mme B... sont insuffisants pour caractériser une quelconque urgence ; aucun élément versé au dossier n’établit un risque pour la santé de l’intéressée ou celle de son enfant à naître ; il n’est pas établi qu’elle ne pourrait être prise en charge au Maroc ;
- aucun des moyens soulevés par Mme B..., n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* la compétence de l’auteur de l’acte est établie ; la décision a été régulièrement notifiée à Mme B... ;
* la décision est motivée en droit et en fait ;
* la décision n’est entachée d’aucune erreur manifeste d'appréciation dès lors que les éléments versés au dossier ne démontrent pas la poursuite d’une relation matrimoniale et du lien affectif avec M. A...;
* les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ne sont pas méconnues.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 11 septembre 2026 sous le numéro 2619313 par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 28 septembre 2026 à 14 heures 30:
- le rapport de M. Marowski, juge des référés,
- les observations de Me Rodrigues Devesas, avocate de Mme B... ;
La clôture de l’instruction a été fixée au 1er octobre 2026 à 12H00.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante marocaine née le 20 avril 2004, a épousé au Maroc le 8 août 2025 M. A..., ressortissant français né le 7 janvier 1988. Elle était titulaire d’un visa de long séjour vie privée et familiale en qualité de conjointe de ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision des autorités françaises annulant son visa de long séjour.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence s’apprécie objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de chaque espèce.
4. La décision du 12 mars 2026 dont Mme B... demande la suspension a pour effet de placer l’intéressée en situation irrégulière en France alors que celle-ci, qui établit être mariée avec M. A... et poursuivre une relation maritale avec ce dernier, est par ailleurs enceinte. Dans les circonstances très particulières de l’espèce, la décision attaquée porte ainsi atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation pour que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative soit regardée comme remplie.
En ce qui concerne la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
5. Les moyens invoqués par Mme B... à l’appui de sa demande de suspension et tirés de l’incompétence de l’auteur de la décision attaquée et de l’insuffisance de motivation sont, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
6. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision du 12 mars 2026 par laquelle les autorités françaises ont annulé le visa de long séjour délivré à Mme B... en qualité de conjointe d’un ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
7. L’exécution de la présente ordonnance implique nécessairement, dans les circonstances de l’espèce, d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer la situation de Mme B..., dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sans qu’il soit besoin d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les frais liés à l’instance :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, une somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des frais exposés par Mme B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision par laquelle les autorités françaises ont annulé le visa de long séjour délivré à Mme B... en qualité de conjointe d’un ressortissant français est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la situation de Mme B..., dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Y. Marowski
La greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête et des pièces complémentaires enregistrées le 11, 28 et 30 septembre 2026 ainsi que le 1er octobre 2026, Mme C... B..., représentée par Me Rodrigues Devesas, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution de la décision des autorités françaises annulant son visa de long séjour en qualité de conjointe d’un ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027 ;
2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer sa situation dans un délai de dix jours à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son profit de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors qu’elle se retrouve placée subitement en situation irrégulière et précaire alors qu’elle a effectué les démarches qui lui incombaient avec diligence et qu’elle est déjà entrée en France au mois d’avril 2026 pour s’installer avec son époux ; elle est privée de nombreux droits sociaux tels que le droit de travailler ainsi que le droit à une couverture sociale, alors qu’elle nécessite un suivi de grossesse ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* il n’est pas établi qu’elle ait été signée par une autorité compétente, dès lors qu’elle n’est pas formalisée, ainsi, ni l’identité ni la qualité de l’auteur de la décision ou de la notification ne sont identifiables ;
* elle est entachée d’un défaut de motivation en fait et en droit ;
* elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors qu’elle remplit les conditions de délivrance du visa dont elle était titulaire ; l’intention matrimoniale de son mariage avec M. A... n’a jamais été remise en question par l’administration et aucune procédure d’annulation de mariage n’a été engagée ; l’évènement ayant conduit son époux à contacter les services consulaires pour dénoncer un adultère qu’elle aurait commis et exprimer sa volonté qu’elle ne le rejoigne plus, relève d’un malentendu et d’une simple querelle de couple, non d’une fraude ; elle vit avec son époux de manière continue depuis son entrée sur le territoire en avril 2026, ils mènent une vie conjugale normale et attendent leur premier enfant ;
* elle méconnait les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, dès lors qu’il est portée une atteinte grave à sa vie privée et familiale et à celle de son époux ; ils se sont mariés le 22 août 2025, ont maintenus des liens malgré la distance qui les séparait, son époux lui rendait visite au Maroc aussi souvent que possible, ils vivent désormais ensemble depuis le mois d’avril 2026, mènent une vie conjugale normale et ont des projets familiaux ; elle n’a aucune certitude de pouvoir régulariser sa situation si elle repart au Maroc et ne peut sacrifier ainsi sa vie familiale.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 septembre 2026, le ministre de l’intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie : la charge des frais liés à la grossesse de Mme B... sont insuffisants pour caractériser une quelconque urgence ; aucun élément versé au dossier n’établit un risque pour la santé de l’intéressée ou celle de son enfant à naître ; il n’est pas établi qu’elle ne pourrait être prise en charge au Maroc ;
- aucun des moyens soulevés par Mme B..., n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée :
* la compétence de l’auteur de l’acte est établie ; la décision a été régulièrement notifiée à Mme B... ;
* la décision est motivée en droit et en fait ;
* la décision n’est entachée d’aucune erreur manifeste d'appréciation dès lors que les éléments versés au dossier ne démontrent pas la poursuite d’une relation matrimoniale et du lien affectif avec M. A...;
* les stipulations de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ne sont pas méconnues.
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 11 septembre 2026 sous le numéro 2619313 par laquelle Mme B... demande l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’Homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Marowski, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique du 28 septembre 2026 à 14 heures 30:
- le rapport de M. Marowski, juge des référés,
- les observations de Me Rodrigues Devesas, avocate de Mme B... ;
La clôture de l’instruction a été fixée au 1er octobre 2026 à 12H00.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B..., ressortissante marocaine née le 20 avril 2004, a épousé au Maroc le 8 août 2025 M. A..., ressortissant français né le 7 janvier 1988. Elle était titulaire d’un visa de long séjour vie privée et familiale en qualité de conjointe de ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027. Par la présente requête, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision des autorités françaises annulant son visa de long séjour.
Sur les conclusions présentées au titre de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».
3. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence s’apprécie objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de chaque espèce.
4. La décision du 12 mars 2026 dont Mme B... demande la suspension a pour effet de placer l’intéressée en situation irrégulière en France alors que celle-ci, qui établit être mariée avec M. A... et poursuivre une relation maritale avec ce dernier, est par ailleurs enceinte. Dans les circonstances très particulières de l’espèce, la décision attaquée porte ainsi atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation pour que la condition d’urgence prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative soit regardée comme remplie.
En ce qui concerne la condition tenant à l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée :
5. Les moyens invoqués par Mme B... à l’appui de sa demande de suspension et tirés de l’incompétence de l’auteur de la décision attaquée et de l’insuffisance de motivation sont, en l’état de l’instruction, de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée.
6. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de suspendre l’exécution de la décision du 12 mars 2026 par laquelle les autorités françaises ont annulé le visa de long séjour délivré à Mme B... en qualité de conjointe d’un ressortissant français, valable du 9 mars 2026 au 8 mars 2027.
Sur les conclusions à fin d’injonction :
7. L’exécution de la présente ordonnance implique nécessairement, dans les circonstances de l’espèce, d’enjoindre au ministre de l’intérieur de réexaminer la situation de Mme B..., dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance, sans qu’il soit besoin d’assortir cette injonction d’une astreinte.
Sur les frais liés à l’instance :
8. Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat, une somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des frais exposés par Mme B... et non compris dans les dépens.
O R D O N N E :
Article 1er : L’exécution de la décision par laquelle les autorités françaises ont annulé le visa de long séjour délivré à Mme B... en qualité de conjointe d’un ressortissant français est suspendue.
Article 2 : Il est enjoint au ministre de l’intérieur de réexaminer la situation de Mme B..., dans un délai d’un mois à compter de la notification de la présente ordonnance.
Article 3 : L’Etat versera à Mme B... la somme de 800 euros (huit cents euros) au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... et au ministre de l’intérieur.
Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.
Le juge des référés,
Y. Marowski
La greffière,
J. Dionis
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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