Site expérimental.Les contenus sont rédigés avec l'aide d'une intelligence artificielle, qui peut se tromper. Si vous voyez une information fausse, merci de nous prévenir à contact@meilleuravocats.fr : nous corrigeons rapidement. Notre objectif est d'aider les avocats et les professionnels, jamais de leur nuire.

Tribunal Administratif de Nantes — Décision N° TA44-2620099

jeudi 1 octobre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nantes
SectionTribunal Administratif de Nantes
N° DossierTA44-2620099
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantOUCHIA

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 25 septembre 2026, M. B... A..., représenté par Me Ouchia, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de la décision du 17 juillet 2026 par laquelle la sous directrice des visas a rejeté son recours contre la décision du 17 avril 2026 des autorités consulaires françaises à Casablanca (Maroc) lui refusant la délivrance d’un visa de court séjour, ensemble cette dernière décision ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur à titre principal, de lui délivrer le visa sollicité ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 500 euros sur le fondement des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite compte tenu de ce que la formation à laquelle il est inscrit depuis novembre 2025 à l’École des ponts et chaussées, qui doit s’achever en décembre 2029, comprend des sessions en présentiel nécessitant sa présence ponctuelle pour suivre certains modules et rencontrer les intervenants et les autres participants, qu’il a déjà dû reporter plusieurs modules pendant plusieurs mois dans l’attente de l’obtention de son visa et que la prolongation de son absence compromet désormais la poursuite de sa formation ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :
- la décision attaquée ;
- la requête enregistrée le 24 septembre 2026 sous le numéro 2619916 par laquelle le requérant demande l’annulation de la décision attaquée ;
- les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521‑1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (...) ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans instruction ni audience.

2. L’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi de conclusions tendant à la suspension d’un acte administratif, d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.

3. Pour justifier de l’urgence M. A... soutient que la formation à laquelle il est inscrit depuis novembre 2025 à l’École des ponts et chaussées, qui doit s’achever en décembre 2029, comprend des sessions en présentiel nécessitant sa présence ponctuelle pour suivre certains modules et rencontrer les intervenants et les autres participants, qu’il a déjà dû reporter plusieurs modules pendant plusieurs mois dans l’attente de l’obtention de son visa et que la prolongation de son absence compromet désormais la poursuite de sa formation. Toutefois, alors que l’octroi d’un visa pour études ne constitue pas un droit, en se bornant à produire des documents issus du site internet de la formation en langue étrangère et une attestation d’inscription du 26 juin 2025 mentionnant que les cours en présentiel se sont tenus du 3 au 9 novembre 2025, sans justifier d’un quelconque report de ces enseignements ni préciser les dates des prochaines sessions auxquelles sa présence serait requise, le requérant n’établit pas que la décision contestée préjudicierait de manière suffisamment grave et immédiate à sa situation. Par conséquent, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... en toutes ses conclusions, selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Fait à Nantes, le 1er octobre 2026.

La juge des référés,





I. Zerdoud

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,