mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-1900588 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | MEINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires enregistrés le 15 février 2019, le 18 février 2019, le 15 juin 2021, le 6 juillet 2021 et le 25 octobre 2021, et des pièces enregistrées le 26 juillet 2021, Mme B C, représentée par Me Auriane Libéros, demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de condamner la commune de Lucé à lui verser en réparation des préjudices subis à raison d'une intoxication au plomb en lien avec le mauvais entretien de la salle de classe de l'école publique Jules Ferry dans laquelle elle a exercé à compter de 2011 les sommes de :
- 9 545,86 euros au titre des dépenses futures ;
- 216 454,49 euros au titre de l'assistance par tierce personne ;
- 30 000 euros au titre de l'incidence professionnelle ;
- 182 614,12 euros au titre des dépenses de santé futures ;
- 30 000 euros au titre des souffrances endurées ;
- 25 000 euros au titre du préjudice d'agrément ;
- 80 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent ;
- 40 000 euros au titre des frais de logement ;
- 50 000 euros au titre du préjudice moral ;
et de réserver la perte de gains professionnels.
2°) de mettre à la charge de la commune de Lucé la somme de 10 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- sa demande est recevable car elle n'est pas tardive et la demande préalable adressée par son conseil lie le contentieux ;
- c'est à tort que la commune soulève l'inopposabilité des rapports d'expertise ;
- la responsabilité de la commune est engagée pour défaut d'entretien de l'école publique Jules Ferry ;
- le lien entre la faute commise par la commune de Lucé et la maladie qu'elle a contractée est direct et certain car son intoxication au plomb est exclusivement due à la présence de ce matériau dans sa salle de classe au sein de l'école de Lucé ;
- elle doit être indemnisée de ses préjudices sachant que son déficit fonctionnel permanent est de 20%.
Par des mémoires en défense, enregistrés le 31 mars 2021, le 8 juillet 2021 et le 6 octobre 2021, la commune de Lucé représentée par Me Juliette Vernerey, conclut au rejet de la requête et demande au tribunal de mettre à la charge de Mme C la somme de 4 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 28 octobre 2021, la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours à laquelle la requête a été communiquée a indiqué que le litige ne relève pas de sa compétence.
La CPAM de Loir et Cher agissant pour le compte de la MGEN d'Eure-et-Loir à laquelle la requête a été communiquée a indiqué par un courrier enregistré le 17 janvier 2022 qu'elle n'entend pas intervenir dans le litige.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme D ;
- les conclusions de Mme Best-de Gand, rapporteure publique ;
- et les observations de Me Vernerey, représentant la commune de Lucé et de Mme A, représentant la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B C, née le 26 octobre 1976, professeur des écoles, a été placée en congé longue maladie à compter du 30 août 2016 au regard du syndrome de Goujerot Sjögren diagnostiqué par le comité médical départemental d'Eure-et-Loir le 23 novembre 2016. Ce congé de longue maladie a été transformé en congé de longue durée le 30 août 2017 pour syndrome dépressif, renouvelé pour 6 mois les 1er mars 2018, 31 août 2018 et 1er mars 2019. Ayant eu connaissance de la présence de plomb dans l'école dans laquelle elle travaillait, elle a saisi le Tribunal administratif d'Orléans le 26 septembre 2016 pour que soit prescrite une expertise visant à déterminer si les symptômes dont elle souffrait pourraient être en lien avec le plomb existant sur son lieu de travail. Par ordonnance du 13 décembre 2016, ont été désignés deux experts. Le médecin expert a remis son rapport le 21 avril 2017 suite à l'expertise réalisée le 25 janvier 2017 et a conclu à une intoxication au plomb au regard de résultats de laboratoire et des symptômes présentés, indiqué qu'il n'y a pas de lien avec toute maladie auto-immune, et fixé la date de consolidation de l'intoxication au plomb au 23 novembre 2015 avec un taux d'IPP de 20%. L'expert en polluants du bâtiment a remis son rapport le 3 mars 2018 aux termes duquel il a conclu à un risque d'exposition au plomb dans la salle de classe provoquée par des peintures sur les fenêtres et les radiateurs sur lesquels la prise d'échantillon de peinture a permis d'identifier un risque avec des mesures plus de dix fois supérieures au seuil défini par la réglementation en vigueur et indiqué qu'étant donné la configuration des locaux, le type de dégradation et l'usage fait des locaux par la requérante, l'ingestion d'écailles est possible. Il a également conclu que s'agissant du domicile de la requérante l'exposition au plomb liée au locaux est très faible. Le 30 octobre 2018 Mme C a formé une demande indemnitaire préalable auprès de la commune de Lucé que celle-ci a rejetée par courrier du 11 décembre 2018 reçu le 17 décembre 2018. Par la présente requête, elle demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures de condamner la commune de Lucé à lui verser en réparation des préjudices subis à raison d'une intoxication au plomb en lien avec le mauvais entretien de la salle de classe de l'école publique Jules Ferry dans laquelle elle a exercé à compter de 2011, les sommes de 9 545,86 euros au titre des dépenses futures, 216 454,49 euros au titre de l'assistance par tierce personne, 30 000 euros au titre de l'incidence professionnelle, 182 614,12 euros au titre des dépenses de santé futures, 30 000 euros au titre des souffrances endurées, 25 000 euros au titre du préjudice d'agrément, 80 000 euros au titre du déficit fonctionnel permanent, 40 000 euros au titre des frais de logement et 50 000 euros au titre du préjudice moral et de réserver la perte de gains professionnels.
Sur la fin de non-recevoir :
2. Ainsi qu'il a été dit au point précédent, la requérante a formé, par l'intermédiaire de son conseil, qui en vertu du principe général de procédure selon lequel un avocat est cru sur sa robe, n'a pas à justifier d'un mandat, une demande indemnitaire préalable le 30 octobre 2018 auprès de la commune de Lucé rejetée par courrier daté du 11 décembre 2018, qui ne mentionnait pas de voies et délais de recours et dont la commune n'établit pas la date d'envoi. Le courrier de rejet produit par la requérante qui soutient l'avoir reçu le 17 décembre 2018, est revêtu d'un tampon portant cette date. Par suite, la requérante qui a eu connaissance aux termes de ses propres écritures de la décision rejetant sa demande préalable le 17 décembre 2019 a présenté sa requête le 15 février 2019 dans le délai de 2 mois. Dès lors, contrairement à ce qu'oppose la commune, ses conclusions indemnitaires ne sont pas tardives.
Sur l'opposabilité des expertises :
3. A supposer que les expertises doivent être regardées comme irrégulières, cette circonstance ne fait pas obstacle à ce que les rapports des experts, qui constituent des pièces du dossier soumises contradictoirement aux parties, soient retenus à titre d'information.
Sur la responsabilité de la commune de Lucé :
4. Aux termes de l'article L. 212-4 du code de l'éducation : " La commune a la charge des écoles publiques. Elle est propriétaire des locaux et en assure la construction, la reconstruction, l'extension, les grosses réparations, l'équipement et le fonctionnement, () " et aux termes de l'article L. 212-5 du même code : " L'établissement des écoles publiques, créées par application de l'article L. 212-1, est une dépense obligatoire pour les communes. / Sont également des dépenses obligatoires, dans toute école régulièrement créée : / 1° Les dépenses résultant de l'article L. 212-4 ; () / 3° L'entretien ou la location des bâtiments et de leurs dépendances ; () "
5. Il résulte de l'instruction, notamment des conclusions de l'expert en bâtiment rappelées au point 1 que du plomb a été retrouvé dans la salle de classe dans laquelle Mme C enseignait, qui comportait des peintures dégradées, à un taux dix à quinze fois supérieur à la norme autorisée. La commune qui se borne à contester ces conclusions en faisant valoir qu'il n'y a pas eu de pré-rapport, que le rapport ne mentionne pas la date de réunion d'expertise, qu'il n'est pas mentionné la communication des pièces remises à l'expert aux parties antérieurement à la réunion, et que l'expert n'a pas soumis aux opérations d'expertise les canalisations d'eau du domicile de la requérante, ne conteste pas la présence de plomb à des taux considérables, et ce alors même que le plomb présente une toxicité sans seuil.
6. Il résulte également de l'instruction, notamment des expertises médicales produites, que Mme C souffre d'une intoxication au plomb aux effets très délétères sur sa santé.
7. Par suite, et alors qu'au surplus le médecin mandaté par l'éducation nationale a reconnu le lien avec le service, la responsabilité de la commune de Lucé, à laquelle en application des dispositions précitées l'entretien des locaux des écoles incombe, est engagée.
Sur la prescription quadriennale :
8. Aux termes de l'article 1er de la loi susvisée du 31 décembre 1968 : " Sont prescrites, au profit de l'Etat des départements et des communes, sans préjudice des déchéances particulières édictées par la loi, et sous réserve des dispositions de la présente loi, toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis. () ". Aux termes de l'article 3 de la même loi : " La prescription est interrompue par :/ Toute demande de paiement ou toute réclamation écrite adressée par un créancier à l'autorité administrative, dès lors que la demande ou la réclamation a trait au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, alors même que l'administration saisie n'est pas celle qui aura finalement la charge du règlement. / Tout recours formé devant une juridiction, relatif au fait générateur, à l'existence, au montant ou au paiement de la créance, quel que soit l'auteur du recours et même si la juridiction saisie est incompétente pour en connaître, et si l'administration qui aura finalement la charge du règlement n'est pas partie à l'instance ; () ".
9. Si la commune de Lucé oppose la prescription quadriennale elle se borne à faire valoir que la date de consolidation de l'intoxication au plomb fixée par l'expert désigné par le tribunal au 23 novembre 2015, n'est pas certaine. Dès lors, et alors au surplus qu'il est constant que Mme C, qui enseignait au sein de la salle de classe incriminée depuis 2011, a été placée en congé longue maladie à compter du 30 août 2016 et a saisi le Tribunal administratif d'Orléans le 26 septembre 2016 pour que soit prescrite une expertise visant à déterminer si les symptômes dont elle souffrait pourraient être en lien avec le plomb existant sur son lieu de travail, puis a formé suite au dépôt des deux rapports d'expertise remis par les experts désignés par ordonnance du 13 décembre 2016 respectivement le 21 avril 2017 et le 3 mars 2018 une demande indemnitaire préalable le 30 octobre 2018 auprès de la commune de Lucé rejetée par courrier reçu le 17 décembre 2018, sa créance n'était pas, à la date d'enregistrement de sa requête, le 15 février 2019, prescrite.
Sur les préjudices :
10. S'il résulte de l'instruction qu'ainsi qu'il a été dit au point 5 que Mme C qui enseignait dans une salle contaminée au plomb souffre d'une intoxication au plomb, il résulte également de l'instruction, qu'elle souffre d'autres syndromes. Ainsi qu'il a déjà été dit, Mme C a subi une première expertise médicale ayant conclu que son état au regard de l'intoxication au plomb était consolidé depuis 2015, que son IPP est de 20 % en lien avec le plomb et qu'elle a droit à indemnisation de préjudices en lien avec l'intoxication dont une assistance tierce personne d'une heure par jour à vie. Cependant, cette expertise précisait également que nombre de symptômes dont elle souffre sont désormais liés au syndrome de Goujerot Sjogren et non plus à l'intoxication au plomb. Toutefois, Mme C soutient et produit des certificats et documents médicaux, notamment une expertise réalisée le 12 décembre 2019 à la demande de l'académie d'Orléans-Tours concluant que son état de santé " une intoxication chronique au plomb () en lien avec l'état de sa salle de classe où elle a exercé pendant 5 ans, justifie la reconnaissance de maladie professionnelle ", selon lesquels son état de santé ne peut être regardé comme ayant été consolidé en 2015 puisqu'il s'est beaucoup dégradé, et de nature à remettre éventuellement en cause le diagnostic du syndrome de Goujerot Sjogren porté avant la connaissance de son intoxication au plomb.
11. Par suite, et avant de statuer sur les préjudices dont la réparation incombe à la commune de Lucé, il y a lieu de désigner un expert aux fins de déterminer quelle part de son état de santé est imputable à l'intoxication au plomb, ainsi que la part de préjudices dont la réparation incombe à la commune au regard des différentes prestations dont elle bénéficie par ailleurs en qualité d'enseignante victime d'une maladie professionnelle.
D E C I D E :
Article 1er : Il sera, avant de statuer sur les conclusions de la requête de Mme C tendant à l'indemnisation de ses préjudices subis à raison de son intoxication au plomb en lien avec le mauvais entretien de la salle de classe de l'école publique Jules Ferry imputable à la commune de Lucé, procédé à une expertise médicale. L'expert aura pour mission de :
1°) se faire communiquer toutes les pièces utiles à l'exécution de sa mission ;
2°) examiner Mme C et prendre connaissance de son entier dossier médical ;
3°) préciser les pathologies de Mme C et dire dans quelle mesure l'état de santé actuel, somatique et psychique, de Mme C est en lien direct et certain avec son intoxication au plomb et distinguer le cas échéant pour chaque affection la part imputable à cette intoxication ;
4°) fixer une date de consolidation quant à ses pathologies ;
5°) donner son avis, au vu des dernières constatations, sur les préjudices invoqués par Mme C, notamment les déficits fonctionnels temporaire et permanent, l'assistance par tierce personne, les dépenses de santé futures, les souffrances endurées, les préjudices de carrière, les préjudices esthétiques temporaire et permanent, le préjudice sexuel, le préjudice d'agrément et les préjudices permanents exceptionnels, en distinguant, pour chaque préjudice, la part imputable à l'intoxication au plomb de celle pouvant avoir pour origine toute autre cause ou pathologie et en donnant tous éléments permettant d'apprécier l'ampleur de chacun de ces préjudices, et se prononcer, le cas échéant, sur tout autre préjudice invoqué et notamment la perte de chance de développer ces pathologies ;
6°) d'apporter au tribunal tous éléments utiles à la solution du litige, notamment en faisant produire tous documents relatifs aux différentes prestations dont Mme C bénéficie par ailleurs en qualité d'enseignante victime d'une maladie professionnelle.
Article 2 : L'expert accomplira sa mission dans les conditions prévues par les articles R. 621-2 à R. 621-14 du code de justice administrative. Il ne pourra recourir à un sapiteur sans l'autorisation préalable du président du tribunal administratif.
Article 3 : Préalablement à toute opération, l'expert prêtera serment dans les formes prévues à l'article R. 621-3 du code de justice administrative.
Article 4 : Les opérations d'expertise auront lieu contradictoirement entre Mme C, la commune de Lucé et le rectorat de l'académie d'Orléans-Tours.
Article 5 : L'expert avertira les parties conformément aux dispositions de l'article R. 621-7 du code de justice administrative.
Article 6 : L'expert déposera son rapport au greffe en deux exemplaires dans un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement. Des copies seront notifiées par l'expert aux parties intéressées. Avec leur accord, cette notification peut s'opérer sous forme électronique. L'expert justifiera auprès du tribunal de la date de réception de son rapport par les parties.
Article 7 : Les frais et honoraires d'expertise sont réservés pour y être statué en fin d'instance.
Article 8 : Tous droits et moyens des parties, sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement, sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 9 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à la commune de Lucé et à la rectrice de l'académie d'Orléans-Tours.
Copie en sera transmise à la caisse primaire d'assurance maladie de Loir-et-Cher et à la mutuelle générale de l'éducation nationale.
Délibéré après l'audience du 5 avril 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Lefebvre-Soppelsa, présidente,
Mme Vincent, première conseillère,
M. Joos, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
La présidente-rapporteure,
Anne D
L'assesseure la plus ancienne,
Laurence VINCENT
La greffière,
Nadine PENNETIER-MOINET
La République mande et ordonne à la préfète d'Eure-et-Loir en ce qui la concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606980
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante camerounaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Norvège, responsable de sa demande d'asile en vertu du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, le préfet ayant visé le règlement et indiqué que Mme B... détenait un visa norvégien périmé depuis moins de six mois. Il a également estimé que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation, incluant sa vulnérabilité, et que les moyens tirés de la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ainsi que de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606981
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant libyen, qui contestait le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour demandeur d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également estimé que l'OFII n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant l'accueil au seul motif que M. C... avait présenté une demande de réexamen, et que le requérant n'avait pas démontré que sa vulnérabilité ou la dignité humaine avaient été méconnues. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 551-15, et la directive 2013/33/UE.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2606983
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante burkinabée, qui contestait l'arrêté du préfet de Maine-et-Loire ordonnant son transfert vers la Belgique pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée, en application de l'article L. 572-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance des articles 4, 5, 21 et 3 du règlement (UE) n°604/2013. La solution retenue confirme la légalité de la procédure de détermination de l'État responsable, fondée sur le visa délivré par les autorités belges.
01/06/2026