vendredi 6 janvier 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2000294 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CALENGE GUETTARD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2020, la société Chris'Epil, représentée par Me Micou, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) de condamner la commune de Blois à lui verser la somme de 15 000 euros au titre du préjudice qu'elle a subi du fait de la réalisation de travaux à proximité de son établissement ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Blois la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la somme qui lui était proposée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'elle est inférieure aux préjudices réellement subis du fait de la réalisation des travaux devant son établissement ;
- elle est fondée à obtenir la somme de 15 000 euros au titre des préjudices subis.
Par un mémoire en défense, enregistré le 6 juillet 2020, la commune de Blois, représentée par Me Phelip, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mis à la charge de la société Chris'Epil le versement de la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle ne contient l'exposé d'aucun moyen ;
- la société requérante ne justifie pas de sujétions anormales et spéciales ;
- elle n'établit pas l'existence d'un lien de causalité entre le préjudice allégué et les travaux réalisés par la commune de Blois ;
- la somme réclamée de 15 000 euros présente un caractère injustifié et excessif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A ;
- et les conclusions de Mme Dumand, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Par une délibération du 6 mai 2019, le conseil municipal de la commune de Blois a autorisé le maire à signer un protocole transactionnel avec la société requérante, Chris'Epil, d'un montant de 5 292 euros en réparation des préjudices économiques qu'elle aurait subis en raison de travaux d'aménagement effectués sur l'avenue Wilson. Par un courrier du 30 août 2019, la société requérante a formé un recours gracieux à l'encontre de ce protocole et a sollicité une indemnisation d'un montant de 15 000 euros. Cette demande a été rejetée par la commune de Blois. Par la présente requête, la société requérante demande au Tribunal la condamnation de la commune de Blois à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation des préjudices qu'elle estime avoir subis du fait de la réalisation de ses travaux d'aménagement.
Sur les conclusions à fin d'indemnisation :
2. Si la société requérante soutient que l'offre proposée dans le protocole transactionnel par la commune de Blois ne prend pas en compte le réel impact qu'a eu la réalisation des travaux d'aménagement sur son chiffre d'affaires, elle ne produit aucun élément qui justifierait de la réalité de la baisse de son chiffre d'affaires. La commune de Blois fait valoir, sans être contredite, que le chiffre d'affaires de la société est en baisse constante depuis 2015 avec un taux de diminution plus important les années qui ont précédé la réalisation des travaux. Eu égard à ces éléments et alors que la requérante se borne à solliciter la condamnation de la commune de Blois au versement de la somme de 15 000 euros au titre de dommages et intérêts sans apporter le moindre élément au soutien de ses dires, elle ne peut être regardée comme justifiant de l'existence d'un préjudice anormal et spécial.
3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'indemnisation présentées par la société Chris'Epil doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
4. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Blois, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par la société Chris'Epil au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de la commune de Blois présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de la société Chris'Epil est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Blois présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la société Chris'Epil et à la commune de Blois.
Délibéré après l'audience du 8 décembre 2022, à laquelle siégeaient :
Mme Delamarre, présidente,
Mme Bailleul, conseillère,
Mme Pajot, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 janvier 2023.
La rapporteure,
Clotilde A
La présidente,
Anne-Laure DELAMARRELa greffière,
Aurore MARTIN
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026